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COLLECTIF : CANTIQUES DES FAMILLES CHRÉTIENNES

COLLECTIF : CANTIQUES DES FAMILLES CHRÉTIENNES

Titre uniforme :
CANTIQUES DES FAMILLES CHRÉTIENNES
Source(s) du recueil :

Source A :

CANTIQUES/ DES/ FAMILLES CHRETIENNES/ MIS EN MUSIQUE.
[i-x]-40-[6] p.
À la suite de :
[Étienne Bernou]
CANTIQUES/ DES/ FAMILLES/ CHRETIENNES,/ SUR LES PRINCIPAUX/ Mysteres de nôtre Religion, &/ sur plusieurs autres sujets de/ pieté. Par un Pere de la Compagnie de IESVS./ SECONDE EDITION/ Revuë & augmentée de plusieurs Chansons spirituelles.
Lyon, Jacques Guerrier, 1704.
In-12°, [10]-167-[5]-[23 p. paginées 169-191] -1 p. bl.
F-Am/ 8° 9305

Le cahier des Cantiques des familles chrétiennes mis en musique est imprimé à la suite du recueil d'Étienne Bernou et fait office de supplément. Pour chaque cantique de son recueil, Bernou propose un timbre connu et un des airs compris dans ce supplément. Chacun des différents airs correspond donc à un cantique du recueil mais peut également être adapté sur d'autres textes. La table située à la fin du volume permet de déterminer les cantiques qui sont adaptables sur chaque air.

Description du supplément "CANTIQUES/ DES/ FAMILLES CHRETIENNES/ MIS EN MUSIQUE."

-[p. ii] : blanche
-[p. iii] : "AVERTISSEMENT/ Sur les airs imprimés."
"Quelque soin que l'on ait pris, de travailler ces Cantiques des Familles Chrêtiennes, on n'a garde de se flatter de les avoir porté au point de perfection, que demandent ces sortes de Poësies. Mais l'on espere que la beauté des airs suppléera à la foiblesse des paroles, ayant tous été composés par d'excellents Maîtres, dont les noms pourroient seuls immortaliser un ouvrage. Leur but principal a été de donner au Public des airs nobles, vifs, naturels, aisés à retenir, des airs qui pussent plaire aux gens de bon goût, & agréer par leur simplicité à toutes sortes de personnes. Il est difficile de mieux remplir leur dessein qu'ils l'on faits ; les connoisseurs avoüeront sans doute, qu'en ce genre de Musique, nous n'avons peut-être rien vû depuis long tems de plus accompli en France & l'on n'aura pas la peine à se le persuader, si l'on fait reflection que les Auteurs de ces chants sacrés n'ont rien oublié de tout ce qui pouvoit servir à leur perfection. Car avant que d'en imprimer aucun, on les a mis en quelque maniere à l'épreuve en les faisant chanter plusieurs fois à voix seule, & en choeur : on les a examiné scrupuleusement, l'on a rejeté ceux qui paroissoient moins beaux, & les Auteurs ont eu eux-mêmes la complaisance de changer, de reformer, de retoucher ce qui pouvoit paroitre de defectueux dans les autres : jusques-là même, que quelques-uns de ces Musiciens ont voulu mettre en musique dix ou douze couplets d'un même Cantique, pour trouver enfin un air qui eût plus de raport à chaque stance en particulier. Aussi peut-on dire qu'ils ont fait de ces petits chants, comme autant de Protées à qui l'on peut donner toutes les formes que l'on souhaite ; & par cette merveilleuse industrie, le même air, sans presque rien perdre de sa beauté peut servir à chanter plusieurs chansons spirituelles d'égale mesure, composées sur des sujets tres-differens ; pourveu qu'on sache à propos changer les mouvements de l'air, selon que le demandent les sentiments que l'on prétend exprimer.
Le premier qui travailla à mettre en Musique ces Cantiques fut Mr. Richaud ancien Maître de la Musique de Saint-Victor, & Beneficier de la Majour Cathedrale de Marseille, où il soutient encore aujourd'hui avec éclat la reputation qu'il s'est acquise depuis plus de quarante ans : le tour aisé, tendre & touchant que cet habile Musicien a donné à cette composition, charma les Maîtres de l'art & ils conviennent tous que rien n'est plus propre pour être chanté dans des assemblées de pieté, que ces chants remplis de douceur & d'onction.
Le R.P. Gouffet de l'Ordre des Religieux de l'Observance de S. François, si connu dans plusieurs villes du Royaume par ses excellentes compositions, & par son habileté à chanter ; voulut aussi travailler sur ces sujets pieux : il le fit d'abord avec un succez auquel il ne s'étoit pas attendu ; car il sçavoit qu'il n'est pas moins difficile de reüssir dans ces petits airs que de faire une bonne epigramme, & que comme l'on se soutient assez aisement dans une grande piece par la varieté des sentimens, par la noblesse, par la grandeux du sujet, l'on échoüe aussi presque toûjours quand l'esprit est borné à mettre en oeuvre des sujets qui ne demandent que douze ou quinze mesures. Ce succés le porta à travailler encore à quelques autres airs qui ne cederent point en beauté aux premiers & l'Auteur eut le plaisir d'apprendre que bien des gens dans l'impatience de les voir imprimés les faisoit copier avec beaucoup d'empressement.
M. Girard Organiste & Maitre de musique de la chapelle des Penitens du Confalon & de la Congregation des Messieurs, erigée dans le grand College de Lyon fut ensuite engagé à nous donner quelques pieces de sa façon, comme, l'elevation & la Noblesse sont son caractere particulier : ont crû que les Cantiques de la Mort, du Jugement & d'autres semblables lui conviendroient. L'on ne se trompa pas, & ceux qui virent les airs qu'il composa sur ces paroles, ont avoüé qu'il étoit difficile de rien faire de plus fin sur cette matiere.
Enfin pour rendre cet ouvrage complet, on souhaita que Mr. Valette y mît la main, pour juger de la beauté des airs qu'il fit sur les sujets qu'on lui avoit proposé, l'on n'a qu'à se souvenir que c'est ce même Auteur qui a donné au Public depuis peu plusieurs Motets d'un goût tout nouveau ; & qui s'est fait admirer par son habileté non seulement en France, mais encor dans plusieurs cours étrangeres, & surtout en Angleterre par le fameux tombeau du Duc de Glocestre qu'il composa & qu'il fit executer en musique à Londres, lorsque ce jeune Prince y mourut l'an 1700. C'est à lui que les savans sont redevables de la belle édition que l'on fit à Amsterdam il y a cinq ou six ans du Theatre Italien, dans lequel cet excellent Maître a fait plusieurs changements considerables, qui ont donné beaucoup de relief à ce chef d'oeuvre de Guerardy."

-[p. vi] "AVIS DE Mr. VALETTE AU/ Lecteur/ Sur les Airs Imprimés."

Pour juger équitablement des airs de ces Cantiques, il faut faire attention à plusieurs choses, dont il est à propos d'avertir le Lecteur.
1°. Ces airs sont pour la plupart d'un goust tres different, n'ayant pas été tous composés par un même auteur. Mais on a cru que cette diversité de chant agréeroit au public.
2°. Plusieurs de ceux qui ont mis ces Cantiques en musique, ayant eu en veuë de faire plaisir aux Missionnaires, à Messieurs les Curez, aux Catechistes & aux RR. Peres des Congregations, lesquels font chanter dans leurs assemblées ces chansons pieuses, ils se sont appliqué à donner à ces airs plus de vivacité que de delicatesse, pour les rendre par là plus aisés à être chantés par la multitude. Ainsi l'on doit être persuadés que les airs qui n'ont rien de frapant étant chantez à voix seule produiront un très bel effet, lorsqu'on les chantera en choeur, tels sont ceux de Fuyez, Naissez, Après mille travaux &c.
3°. Puisque dans nos plus beaux Opera mêmes, lorsqu'on met deux couplets d'égale mesure sur un même chant, il est très rare que l'air convienne également bien à l'un & à l'autre, on ne sera surpris sans doute si de quarante ou cinquante couplets de ces Cantiques composez sur le même air, il s'en trouve quelques-uns, où le chant perde un peu de son agrément ; mais il est aisé en coulant, ou en alongeant, quelques notes, de supléer à cet inconvénient.
4°. Les airs à plusieurs parties qu'on donne ici sont composez de telle sorte, qu'ils sont toûjours également beaux, soit qu'on les chante à voix seule, à deux ou à troix voix, avec l'accompagnement ou sans accompagnement. L'on a eu soin de chiffrer les basses, afin qu'une même partie pût servir de basse chantante & de continuë, & qu'on pût accompagner la voix du clavecin & d'autres semblables instruments de Musique.
5°. On a été obligé pour plusieurs raisons de changer la plûpart des paroles sur lesquelles ces airs avoient d'abord été composé, mais l'Auteur ayant eu soin de garder exactement la même mesure, ces changements n'auront rien ôté aux airs de leur première beauté.
6°. Plusieurs de ces Cantiques étant composés sur le même chant, l'on a crû que pour trouver plus aisément les Airs qui conviennent à chaque Cantique, on devoit les imprimer tous ensemble à la fin du livre : outre que reunissant ainsi la musique dans deux feuilles, elle peut facilement être détachée du corps du livre, & servir ainsi aux personnes, qui ont les premieres éditions des Cantiques des Familles Chrêtiennes qu'on a déjà imprimés sans notes [ajout Source musicale B : « & qu'on imprimera dans la suite sans notes ».]

-[p. vii-viii] "TABLE DES AIRS/ Avec les noms de leurs Auteurs."
-[p. viii-ix] [table des] "AIRS ANCIENS QU'ON N'A POINT/ notez."
-[p. ix-x] [table des] "AUTRES AIRS CONNUS, OU TIREZ/ des Opera sur lesquels on peut chanter quelques cantiques contenus en ce livre." [cette table cite principalement des extraits d'opéras de Lully et des psaumes de Godeau]

-p. 1-40 : "CANTIQUES/ DES FAMILLES/ CHRÉTIÉNES./ Mis en Musique."

-p. 1-3 : Richaud, PREMIER AIR : Amis de Dieu, saints immortels
-p. 3 : Gouffet, 2e AIR : Du plus profond de ces lieux tenebreux
-p. 4 : Richaud, 3e AIR : Mortelz écoutez vos frères
-p. 5-6 : Richaud, 4e AIR : Beautez qu'icy bas l'on voit naître
-p. 6-8 : Richaud, 5e AIR : Soupirs, sanglots, fendez mon coeur
-p. 9 : R. P. V. J., 6e AIR : Fuyez, Fuyez loin de ces lieux
-p. 10 : Mr. P.***, 7e AIR : O ! Ciel, quoy de plus merveilleux !
-p. 11 : Gouffet, 8e AIR : Que vois-je ? Un Dieu souffrant
-p. 11-12 : Valette de Montigny, 9e AIR : O douce separation !
-p. 12 : Girard, 10e AIR : A mourir tu dois te resoudre
-p. 13-14 : Girard, 11e AIR : Vierge dont la beauté ne fut jamais ternie
-p. 14-15 : Girard, 12e AIR : Seigneur conservez nôtre Roy
-p. 15 : Gouffet, 13e AIR : Doux Jesus aimable maître !
-p. 16 : Gouffet, 14e AIR : Vivans portraits d'un Dieu
-p. 17 : Girard, 15e AIR : Il me semble de voir
-p. 18 : Richaud, 16e AIR : Contemplons ce sauveur reduit à l'agonie
-p. 18-19 : Richaud, 17e AIR : Mere de Dieu, du monde souveraine
-p. 19-20 : Gouffet, 18e AIR : Après mille travaux soufferts
-p. 20-22 : Gouffet, 19e AIR : Naissez, naissez bell'aurore
-p. 22-23 : Valette de Montigny, 20e AIR : Par vos trompeurs attraits
-p. 23-24 : Valette de Montigny, 21e AIR : Rapellons en tremblant la funeste mémoire
-p. 24-25 : Gouffet, 22e AIR : Venez, ô ! le Dieu de mon ame
-p. 25 : Richaud, 23e AIR : Je vivois dans les delices
-p. 26 : Gouffet, 24e AIR : Pourquoy tant de sang, tant de larmes ?
-p. 27-28 : Richaud, 25e AIR : Un Dieu fait chair, le fils de l'Eternel
-p. 28-29 : Girard, 26e AIR : Sur la terre il n'est rien de stable
-p. 29 : Gouffet, 27e AIR : Venez Esprit saint, pur Amour
-p. 20-31 : Richaud, 28e AIR : Funeste exil, trop dure et longue vie
-p. 31 : Richaud, 29e AIR : C'est à ce jour, divin & chaste amant !
-p. 32-33 : Gouffet, 30e AIR : Etre éternel, Beauté toujours nouvelle
-p. 34 : Gouffet, 31e AIR : Des enfers tristes victimes
-p. 35 : Gouffet, 32e AIR : Le Dieu dont la terre et les mers
-p. 36-37 : Valette de Montigny, 33e AIR : Vous n'avez me disoit Tircis
-p. 38-39 : Gouffet, 34e AIR : Cessez mortels de soûpirer
-p. 39-40 : Gouffet, 35e AIR : Heureux celuy que rien sur Terre n'étonne

-[p. 41-46] : "TABLE DES CANTIQUES/ Composez sur les Airs/ precedents."

L'exemplaire F-Am/ 8° 9305 est relié avec : "CANTIQUES/ SPIRITUELS/ DE L'ASSOCIATION/ ETABLIE/ PARMI MESSIEURS/ les Gens de Guerre./ NOUVELLE EDITION/ Revue et corrigée." [s.l.], [s.n.], [s.d.], [2]-40-[2] p.

Source B :

CANTIQUES/ des/ FAMILLES CHRETIENNES/ mis en Musique,/ par le R. P. Gouffet, de l'ordre/ des Religieux de l'Observance/ de Saint François./ ET/ par Messieurs RICHAUD, GIRARD, &/ VALETTE, anciens Maîtres de Musique.
In-12°, [12]-40-[6] p.
À la suite de :
[R.P. Étienne Bernou]
CANTIQUES/ DES/ FAMILLES CHRÉTIENNES,/ COMPOSEZ SUR DES AIRS ANCIENS/ ET NOUVEAUX,/ A LYON,/ Chez ANTOINE MOLIN,/ Vis-à-vis le grand College./ M. DCCX./ AVEC APPROBATIONS ET PRIVILEGE.
In-12°, [12]-[12]-171-[21] p.
F-LYm/ B 512134

Autres Exemplaires :

F-Pa/ 8° BL 10588
F-Pa/ M 873
F-Pn/ Weck G 45
F-Pn/ Weck G 46 (incomplet)
US-Wc/ PQ1716 B16C3 (non consulté)

Comparaison des sources :

Hormis quelques légères différences dans la page de titre et dans les avis préliminaires, le supplément de l'édition de 1710 du recueil de Bernou est identique à celui de 1704. En revanche la table en fin de volume de l'édition de 1710 (identique à celle de l'édition de 1704) ne prend pas en compte les modifications qui ont été apportées dans l'ordre des cantiques et le remplacement de certains d'entre eux par d'autres textes. Plusieurs cantiques signalés dans cette table n'existent donc plus. En revanche, une table, située à la fin de la première partie, renvoie aux nouveaux textes inclus dans l'édition de 1710.

Commentaire contemporain :

Mémoires de Trévoux]
Mémoires pour l'Histoire des Sciences et des beaux Arts. Recueïllis par l'Ordre de son Altesse Serenissime Monseigneur Prince Souverain de Dombes. Trévoux, Étienne Ganeau, janvier 1711, p. 550-553 :

"Le P. Bernou, Jesuite connu par plusieurs ouvrages de devotion, vient d'en faire imprimer trois chez Antoine Molin tous d'un grand usage.
Des Cantiques pour les Familles Chrétiennes.
Le Manuël de l'Ecolier Chrétien.
Un abregé de la vie de JESUS-CHRIST, avec les Paraboles de l'Evangile mises en vers.
Ces deux derniers ont pour objet la sanctification de la Jeunesse. [...]
Les Cantiques sont un ouvrage plus considerable, & dont l'utilité s'étendra plus loin.
[...]
[Le P. Bernou] n'a pû voir tant de beaux esprits consacrer leurs talens à Bacchus & à Cupidon, tant de volumes remplis de Poësies galantes & Bacchiques. Parlons le langage de la Foi, il n'a pû voir tant de poisons offerts à la Jeunesse facile à s'enflammer, sans être fortement porté à lui préparer des remedes. Nous avions déjà les traductions des Pseaumes par Messieurs Godeau & Racan mises en Musique, les Stances Chrétiennes de Mr. l'Abbé Testu dont Mr. Oudot a fait les airs, les airs d'Esther & d'Athalie & deux Cantiques de Mr Racine, les Cantiques de Mr. Pellegrin, les Cantates tirées de l'Ecriture Sainte par Mr. de la Mothe, quelques recueïls d'airs spirituels. Ballard vient d'en imprimer un assez ample & bien choisi sous le titre d'Opera spirituel. Nous avons parlé il y a peu de mois des Cantiques du Pere Spiridion penitent. Cependant le recueïl que nous donne le Pere Bernou n'est point de trop ; aucun de ceux dont nous venons de parler ne renferme comme celui-ci tous les Mysteres & les principales veritez du Christianisme, & celui-ci n'est inferieur à aucun des autres, ni par la versification, ni par les airs. Messieurs Valette, Richaud, Girard, & le Pere Gouffet de l'Ordre de Saint François, ont composé trente-quatre airs nouveaux, & le P. Bernou a pris plusieurs airs generalement estimez de feu Mr. de Lully, & des meilleurs Maîtres, sur lesquels il a composé des paroles. La doctrine des Cantiques est exacte, la Morale pure, le tour ordinairement ingénieux, & l'on trouve dans la plûpart beaucoup de sentimens & d'onction.
Le Libraire devroit augmenter ce recueïl de peu de pièces excellentes qu'on tireroit des autres recueïls faits à l'usage des Missionnaires : il en court même de manuscrites qui meriteroient place dans ce recueïl."

Dates :

1704 : 2e édition du recueil chez Jacques Guerrier (1re éd. inconnue) à Lyon
1710 : réédition chez Antoine Molin à Lyon

Informations sur la notice :

Auteur de la notice : Benoît Michel 
Première diffusion : novembre 2009


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