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LAMI, Michel : CANTATES ET PETITS MOTETS À L'USAGE DES ÉGLISES CATHÉDRALES

LAMI, Michel : CANTATES ET PETITS MOTETS À L'USAGE DES ÉGLISES CATHÉDRALES

Titre uniforme :
CANTATES ET PETITS MOTETS À L'USAGE DES ÉGLISES CATHÉDRALES
Autorité(s) principale(s) :
Source(s) du recueil :
Source musicale A

CANTATES,/ PETITS MOTETS/ á une, deux & trois Voix,/ ET UN CANTIQUE NOUVEAU/ á deux Choeurs & Simphonie ajoûtée,/ propre particulierement pour la Fête de Pâques/ A l'usage des Eglises Cathedrales -/ Dediées/ A MONSEIGNEUR L'ABBÉ BIGNON,-/ Conseiller d'Etat Bibliothequaire du Roy./ Se vendent,/
A PARIS, Chez P. VVITTE Libraire, ruë S. Jacques, à l'Ange Gardien.
A ROUEN, Chez PH. P. CABUT, ruë du Bec, proche La Messagerie de Paris./ M. DCC. XX./ Avec Privilege du Roy/ Le prix est de [blanc] livres.
partition, [II]-10-42 p.
F-Pn/ Vm1 1146

Note(s) sur la source musicale A

RISM A.I/ L 397

La page de titre mêle gravure et édition typographique à caractères mobiles : le titre, la date, la mention du privilège et du prix sont gravés tandis que l'adresse des éditeurs (« Se vendent,/... Messagerie de Paris. ») est réalisée en édition typographique. La page de titre a donc probablement été imprimée sur une feuille préimprimée au nom des diffuseurs.
L'épître dédicatoire et la musique sont gravées, tandis que l'avertissement, les poèmes, les traductions et le privilège sont réalisés en édition typographique à caractères mobiles.
p. 10, à la fin du privilège : « A ROUEN, De l'Imprimerie de Ph. P. Cabut, ruë du Bec, proche La Messagerie de Paris. »
La mention du prix a été complétée à la main : « cinq livres ».

Contient :
- p. [I] [page de titre]
- p. [II] [blanc]
- p. [1] [épître dédicatoire]
- p. [2] [blanc]
- p. 3 « AVERTISSEMENT. »
- p. 4-9 [textes latins et traductions françaises]
- p. 8 « APPROBATION DES PAROLES. »
- p. 9 « TABLE. »
- p. 10 « PRIVILEGE DU ROY. »
- p. 1-4 Sero te cognovi veritas antiqua
- p. 4-6 O Domine diligam te
- p. 7-8 In conspectu angelorum psallam tibi
- p. 8-14 Pastores erant circa Bethleem
- p. 15-21 Tu es Domine Deus meus
- p. 21-22 Regnum mundi et omnem ornatum
- p. 23-26 Quam bonus es Domine
- p. 26-29 Alma redemptoris mater
- p. 29-32 Domine sancte pater omnipotens
- p. 33-42 Ecce terrae motus factus est magnus

« A Monseigneur l'Abbé Bignon
Conseiller d'Estat, Bibliotequaire du Roy,
chef des Academies des Sciences, des Medailles,
Des Inscriptions, Abbé de S.t Quentin et Doyen
de l'Eglise Royale et Collegiale de Saint
Germain l'Auxerrois.

Monseigneur
Le Public me trouveroit trop temeraire de placer vostre illustre nom à la teste d'un si petit Ouvrage, si je ne prenois soin de lui apprendre que vous m'avés permis cette liberté, apres avoir entendu la meilleure partie de ces Motets. Si vous avés paru les approuver, je ne suis pas assés vain pour croire que vous l'ayés fait par un pur motif d'équité. Vous avés voulu m'animer a continüer un dessin, qui est loüable de lui mesme. Puis que j'ai plustost en veüe d'édifier les fidelles dans nos Eglises, que de plaire aux auditeurs. Quoy qu'il en soit Monseigneur, je rends hommage a cette connoissance parfaite que vous avés de toutes les Sciences et de tous les beaux Arts, qui sont honorés de vostre puissante protection, et c'est pour moy une occasion favorable de témoigner a toute la France, que je suis Monseigneur, avec un tres profons respect et une parfaite reconnoissance.
Monseigneur
Vostre tres humble tres obeissant et tres
obligé serviteur L'Ami P. et M.tre de la musique
de la Cath. de Roüen. »

« AVERTISSEMENT.
La musique ayant été introduite dans l'Eglise pour animer les Fidéles à loüer Dieu avec plus de zele, & les habiles Maîtres de France ayant porté cet Art au plus haut degré de perfection, il ne reste plus qu'à sçavoir quel caractere y est le plus convenable, vû qu'il se trouve aujourd'hui des Personnes de Lettres & même de Pieté qui sont de different sentiment à ce sujet.
Les premiers, qui sont en plus grand nombre, s'imaginent que plus elle est gaye & brillante, plus elle porte à Dieu, s'appuyant sur ces Passages de l'Ecriture sainte : Cantate in voce exultationis, in cymbalis jubilationis. David saltabat totus viribus, percutiens Cytharam.
Les seconds au contraire se persuadent, qu'à l'exception de celle que nous appellons vulgairement Faux Bourdon, qui est très grave & très simple, toute autre dissipe plûtôt les Fidéles qu'elle ne les édifie, disant que les Chrétiens n'ont pas besoin de ces secours étrangers, comme les Juifs, ausquels la Musique n'avoit été accordée (ainsi que les Sacrifices des Animaux & les Ceremonies legales) que pour les occuper & les éloigner de l'Idolatrie.
Les troisiémes avec plus de raison, soûtiennent qu'on peut se servir de la plus belle Musique avec toutes sortes d'Instruments, pour élever les Fideles à Dieu ; puisque celle que Saint Jean nous décrit dans son Apocalypse, est pareillement composée de Voix & d'Instrumens : Vox quam audivi quasi Cytharaedorum, &c/ Et cantabant Canticum novum, &c. Pourvû cependant que la nôtre soit composée avec un juste temperamment de joye & de crainte : Psallite Domino, psallite sapienter, & exultare ei cum tremore.
Or c'étoit pour appuyer ce dernier sentiment, que j'avois pris la resolution de donner au Public un traité de Musique d'Eglise, pour prouver que la Françoise est ordinairement de ce caractere, & par consequent plus convenable dans nos Temples, que l'Italienne.
Mais après y avoir bien pensé, j'ay crû mieux faire de donner auparavant un Essay de Motets, suivant les regles que je me suis prescrit dans ce Traité, afin que sur le jugement que le Public en portera, je sois en état de corriger les défauts dans lesquels je serois tombé moy même, avant que d'entreprendre d'enseigner aux jeunes Compositeurs à les éviter. Et pour mieux réüssir dans mon dessein, je me suis choisi des paroles de l'Ecriture sainte les plus affectives & les plus propres à recevoir de belle Musique & bien diversifiée.
J'ay évité avec soin tous les agrémens qui ne m'ont point paru nécessaires, préferant l'avantage de toucher le coeur (s'il se peut) à celui de plaire uniquement aux oreilles des Auditeurs.
J'ay rendu ces Motets faciles à executer, évitant les transpositions outrées sur lesquelles nos Instrumens fixes sont extremement discors, évitant aussi les Roulades à perte d'haleine, & ne donnant à chaque partie qu'une étenduë commune.
Je me suis borné & restraint dans les Fugues, de peur de causer de l'ennui par les chants & les paroles trop repetées.
Ces Motets sont assez courts, ou du moins on les peut couper aisément pour les chanter à l'Office, selon le temps qu'on y veut employer.
Si cet Essay est bien reçû du Public, je donnerai incessamment mon Traité de Musique d'Eglise, & un grand nombre de Piéces à l'usage des Cathedrales. »

p. 9, à la fin de la table :
« Je l'appelle [le cantique Ecce terrae motus] Cantique nouveau suivant l'explication que le Cardinal Bellarmin nous donne sur les Pseaumes XXXII. & XCV.
Cantate Domino Canticum novum in vociferatione, id est, laudate & gratias agite cum latitia & Instrumentus Musicis.
Cantate Canticum pulchrum sapienter dispositum pro novo beneficio, non ritu usitato & veteri, sed recens composito accomodate ad rem prasentem.
J'ose ajoûter ipsis verbis Scriptura sacra.
En effet, tous les Cantiques que nous lisons dans l'Ecriture sainte sont composez de plusieurs passages des Livres précedens.
J'ay encore pour garant le Dictionnaire de l'Academie Françoise, qui pour exprimer en Latin un Motet, se sert de Breve Canticum, par consequent un grand Motet peut s'appeller Canticum, & même Magnum canticum, & principalement quand il est dans le sacré ce qu'un opera est dans le profane. »

Autres exemplaires :
F-Pc/ H 751
Page de titre du 2e livre des cantates de Clérambault : « L'abbé aurillon » et paraphe en bas de la page.
Page 1 du même livre : « L'abbé aurillon ».
La mention du prix a été complétée à la main : « cinq livres ».
Relié avec :
- Clérambault, Cantates françoises... livre 2
Paris, l'auteur, Foucault, 1713
F-Pc/ H 748
- cantates manuscrites (F-Pc/ H 749)
« Quel spectacle pompeux
Sapho « Près des rivages de l'Épire »
« Du destin irrité qui sur ces bords me guide »

F-Pa/ M 241
La mention du prix a été complétée à la main : « cinq livres ».

Dépouillement (sigle RISM/ cote)

F-Pc/ H 751
F-Pn/ Vm1 1146
F-Pa/ M 241

Commentaire(s) contemporain(s)

M, juin-juillet I 1721, p. 96-97
« Cantates, petits Motets à une, deux & trois voix, & un Cantique nouveau à deux choeurs & simphonie ajoûtée, propre particulierement pour la Fête de Pâques, à l'usage des Eglises Cathedrales, &c. A Paris chez Pierre Witte ruë S. Jacques, à l'Ange Gardien, & à Rouen chez Ph. G. Cabut, ruë du Bec 1721, 52 pages in folio, par M. l'Amy, Maitre de la Musique de la Cathedrale de Rouen.
On trouve dans cet Ouvrage une grande varieté de sujets à plusieurs morceaux, dont le plus considerable est le Cantique pour le jour de Pâques. On y introduit les Anges, les Fideles, Jesus-Christ même ressuscité ; & selon la remarque de l'Auteur, ce Cantique est dans le sacré, ce qu'un Opera est dans le profane. »

Attribution(s)

La dédicace est signée « L'Ami », tandis que le privilège est accordé au « Sieur Lamy Prêtre, Maître de la Musique de la Cathedrale de Roüen ».
L'attribution à Michel Lami est due à François Lesure (Catalogue de la musique imprimée avant 1800 conservée dans les bibliothèques publiques de Paris, Paris, Bibliothèque nationale, 1981, p. 365).

Voir aussi

Voir aussi PM.423-431

Lieu(x)

ROUEN, Cathédrale Notre-Dame
PARIS

Date(s)

1720

Note(s) date(s)

1720 : édition. Le Mercure indique à tort la date de 1721.

Nom(s) cité(s)

AURILLON, abbé

Dédicataire(s)

BIGNON, Jean-Paul [1662-1743]

Éditeur(s) / Graveur(s) / Libraire(s)

WITTE, P.
CABUT, Ph.-P.

Référence(s) bibliographique(s) :
Cote CMBV

CMBV/ ARC LAMI 01 [F-Pn/ Vm1 1146]
CMBV/ MFV LAMI 01 [F-Pn/ Vm1 1146]

Informations sur la notice :

Notice créée par Nathalie Berton (décembre 2005).

Date de référence :

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