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MOULINIÉ, Étienne : MÉLANGES DE SUJETS CHRÉTIENS

MOULINIÉ, Étienne : MÉLANGES DE SUJETS CHRÉTIENS

Titre uniforme :
MÉLANGES DE SUJETS CHRÉTIENS
Autorité(s) principale(s) :
Source(s) du recueil :
Source musicale A

INCOMPLET
MESLANGES/ DE SUIETS CHRESTIENS/ CANTIQUES, LITANIES,/ ET MOTETS./ Mis en Musique, à 2, 3, 4, & 5 Parties, avec une Basse-Continuë./ Dediez à MADAME LA DUCHESSE/ D'ORLEANS./ Par ESTIENNE MOULINIE' de Languedoc, Chef ordinaire de la Musique/ de Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Orleans.
A Paris, Chez Iacques de Senlecque, Graveur Fondeur de Caracteres & Planches d'Imprimerie, Imprimeur, &c. à l'Hostel de Baviere proche la Porte de Saint Marcel Et se vendent Chez Claude Thiboust Libraire Iuré & Ordinaire de l'Vniversité, en la Place de Cambray, proche de Saint Jean de Latran. M.DC.LVIII.
5 parties séparées
F-Psg/ Rés Vm 114

Note(s) sur la source musicale A

RISM A.I/ M 3941

La partie de basse-taille manque.
Sur la page de titre : « 33. Ex libris Stae Genovefae parisiensis. 1753. » (Haute-contre, Taille-Haute) ; « 33./ 40. Ex libris... » (Basse) ; « 33/ 40. [rayé] Ex libris... » (D) ; « 40. Ex libris... » (BC)

DESSUS
[IV]-37+1 f.
- f. [I] [page de titre]
- f. [II] [blanc]
- f. [III]-[IV] [épître dédicatoire]
- f. [IVv]-[V] « AVERTISSEMENT. »
- f. [Vv] « L'IMPRIMEUR AU LECTEUR. »
- f. 1 « EXTRAIT DU PRIVILEDE DU ROY. »
- f. 1v-37 [musique]
- f. 37v-[38] « TABLE/ DES MESLANGES/ DE MOULINIE'. »

« HAUTE-CONTRE »
[IV]-34 f.
f. 27 porte par erreur le n° « 26 »
Même f. liminaires que le Dessus.
- f. 1v-34 [musique]
- f. 34v « TABLE/ DES MESLANGES DE MOULINIE'. »

« TAILLE-HAUTE. »
[IV]-37+1 f.
f. 18 porte par erreur le n° « 21 ».
f. 20 porte par erreur le n° « 24 »
Mêmes f. liminaires que le Dessus.
- f. 1v-37v [musique]
- f. [38]-[38v] « TABLE/ DES MESLANGES/ DE MOULINIE'. »

« BASSE. »
[IV]-37+1 f.
Erreur de numérotation : le f. 18 ne figure pas dans le volume (f. 1-17, 19-37), mais aucune page ne manque, comme le confirment la musique et les signatures de cahiers.
Mêmes f. liminaires que le Dessus.
- f. 1v-37 [musique]
- f. 37v-[38] « TABLE/ DES MESLANGES/ DE MOULINIE'. »

« BASSE-CONTINUE. »
[IV]-40 f.
Mêmes f. liminaires que le Dessus.
- f. 1v-40 [musique]
- f. 40v « TABLE/ DES MESLANGES DE MOULINIE'. »

Contient :
- LITANIES DE MADAME
1. Litanies de la Vierge mises en Musique
à cinq parties pour Madame
2. [sans titre] Domine salvum fac Regem
- CANTIQUE DE MOYSE
3. Cantique de Moyse. A cinq.
Il est temps que l'ennuy
- MOTETS A CINQ PARTIES
4. Motet de la Vierge. A cinq.
Veni sponsa mea
5. Motet du S. Sacrement. A cinq.
Caro mea vere est cibus
6. Motet. A cinq.
Exurgat Deus
7. Motet du Nom de Jésus. A cinq.
O dulce nomen Jesu
8. Motet du Nom de Jésus. A cinq.
O bone Jesu
9. Motet du S. Sacrement. A cinq.
Lauda Sion salvatorem
10. Motet de la Vierge. A cinq.
Fulcite me floribus
11. Motet. A cinq. sans Dessus.
Cantemus Domino gloriose
12. Autre Motet. A cinq. sans Dessus.
Cantate Domino... laus ejus in ecclesia
13. Motet de la Resurrection. A cinq.
Victimæ Paschali laudes
14. Motet du S. Sacrement. A cinq.
Sacris solemniis
15. Motet à S. Etienne. A cinq.
Ecce video cælos apertos
- QUATRE ANTIENNES DE LA VIERGE. A CINQ. TON DE LA CHAPELLE
16. [sans titre]
Dum esset Rex
17. [sans titre]
Nigra sum sed formosa
18. [sans titre]
Speciosa facta es
19. [sans titre]
Beata Dei genitrix
20. Motet de la Vierge. A cinq.
Ego flos campi
21. Motet pour le jour des Roys. A cinq.
Magi videntes stellam
22. [sans titre]
Domine salvum fac Regem
23. Motet pour un Confesseur. A cinq.
Justum deduxit Dominus
24. Autre Motet. A cinq.
Amavit eum Dominus
25. [sans titre]
Domine salvum fac Regem
26. Motet de la Paix. A cinq.
Da pacem Domine
27. Motet du S. Sacrement. A cinq.
Verbum caro panem verum
28. Motet de la Vierge. A cinq.
Congratulamini mihi omnes
29. Motet de la Pénitence. A cinq.
Ne reminiscaris Domine
30. Motet. A cinq.
Cantate Domino... quia mirabilia
31. Cantique de Zacharie. A cinq.
Benedictus Dominus Deus
32. Cantique de Siméon. A cinq.
Nunc dimittis servuum tuum
33. Motet du S. Sacrement. A cinq.
O salutaris hostia spes unica
34. Motet de S.te Marguerite. A cinq.
Pour la Feste de Madame.
Simile est regnum cælorum
35. Cantique. A 3. voix. Et une Basse-Continuë.
Espoir de tout'am'affligée
36. Dialogue. A 3. voix. Et une Basse-Continuë.
Consolamini popule Dei

« A SON ALTESSE ROYALE,/ MADAME,/ DUCHESSE D'ORLEANS.
MADAME, Les bontez que Vostre ALTESSE ROYALE m'a tousjours tesmoignées, & les graces dont je luy suis redevable m'ont obligé de luy consacrer cet Ouvrage que je luy presente aujourd'huy. Quoy qu'il n'ayt point du tout de proportion avecque la grandeur & l'esclat dont Elle est environnée, j'espere pourtant qu'Elle ne laissera pas de l'avoir agreable, pourveu que sans s'arrester à la valeur du present qui est fort peu de chose, Elle prenne la peine de considerer seulement le Zele de celuy qui le fait ; & à dire le vray c'est en quoy consiste principalement le prix de toutes les choses que les petits peuvent presenter aux Grands. En effet si Dieu dont les grandes Ames comme la vostre sont les plus parfaites Images, ne recevoit jamais des hommes que ce qui merite de luy estre offert, les pauvres & les personnes mediocres ne mettroient jamais des presens sur les Autels ; Il se contente neantmoins de nostre devotion & ne desire de nous que des Hymnes & des loüanges. O que je souhaiterois volontiers, de sçavoir l'Art de bien dire & d'expliquer les choses avec ornement ! que ne dirois-je point, MADAME, de l'Illustre Maison d'où vous estes sortie, des merveilleux avantages que vous avez receus de la Nature, de vostre Vertu qui est encore plus grande que vostre naissance & qui a merité les affections legitimes d'un des plus grands Princes de la Terre ; mais sur tout que ne dirois-je point de l'Egalité d'une si belle Vie que celle de Vostre ALTESSE ROYALE dans l'inegalité des saisons, & de la grandeur de son courage dans la mauvaise Fortune, aussi bien que de la moderation de son esprit dans la bonne ? Un des plus excellens hommes de la Grece disoit autrefois, Que de toutes les Musiques il n'en trouvoit point de plus douce que celle qui chantoit dignement ses loüanges ; toutesfois dans cette sorte de Musique comme dans les autres il y a de faux Tons, & parmy les loüanges veritables il s'en mesle bien de fausses ; c'est une espece de Monnoye qu'on falsifie de mesme que l'autre qui porte l'Image du Prince & qu'on debite neantmoins hardiment : Il arrive mesme assez souvent, qu'on loüe en la personne des Grands les vertus qu'ils doivent avoir & qu'ils ne possedent pas ; cependant les flatteurs qui leur donnent des loüanges, ne croyans pas eux mesmes ce qu'ils disent peuvent encore moins le faire croire aux autres. Mais tout au contraire, MADAME, ceux qui sont capables d'une si haute entreprise que celle-cy de loüer les belles qualitez de vostre Ame, que je n'ay touchées qu'en passant, n'auront aucune peine à persuader des veritez dont tout le monde demeure d'accord : Ils n'y rencontreront pas de resistance que dans vostre Esprit mesme, qui est plus ennemy des loüanges legitimes que les autres ne sont amoureux de la flatterie ; ou si d'ailleurs ils y trouvent quelque difficulté, ce ne sera qu'à donner une belle forme à une si riche matiere, dont en effet ils ne pourront jamais esgaler la grandeur par celle de leurs paroles. Pour moy qui puis encore moins satisfaire à la dignité d'un sujet si vaste, j'auray bien meilleure grace de finir icy que de m'engager plus avant, & me diray seulement avecque toute sorte de respect & de veneration, MADAME,
DE VOSTRE ALTESSE ROYALE, Tres-humble, tres-obeïssant & tres-obligé serviteur MOULINIE'. »

« AVERTISSEMENT.
Comme l'excellence des Arts doit estre considerée, ou par l'utilité que nous en recevons, ou par la reputation & l'industrie des ouvriers qui en font profession, ou par la richesse de la matiere sur laquelle ils travaillent, ou par la dignité de la fin qu'ils se proposent : Aussi dans la pensée qui m'est venuë de donner au public quelques pieces de Musique de ma façon, j'ay creu sans doute qu'il estoit bien juste qu'outre le travail de l'ouvrier dont je laisse le jugement libre à tout le monde elles fussent accompagnées des autres choses qui peuvent rendre considerables des ouvrages de cette nature. Pour cela au lieu de matieres profanes j'en ay choisi de Saintes : & de fait peut on s'imaginer une plus grande utilité, que celle qui contribuë à nostre salut, une chose plus riche que les matieres sacrées, une fin plus noble que la gloire de Dieu ? Joint qu'ayant resolu de dedier mes ouvrages à une grande Princesse qui de la Pieté a fait le thresor de son coeur ; certes je ne pouvois pas choisir des sujets plus propres & plus convenables au dessein que j'avois formé dans mon esprit & que j'ay depuis executé.
Cét Illustre Evesque, plus illustre par sa Vertu, par sa Doctrine & par son eloquence que par sa dignité, duquel j'ay fait entrer dans mes compositions, une partie des Oeuvres Poëtiques toutes Chrestiennes qu'il a faites, j'ustifiant dans la merveilleuse Preface de son Livre cette sorte d'ouvrages, a justifié en mesme temps ce que je fais aujourd'huy : Et comme il a rendu à la Poësie sa premiere pureté, en la renfermant dans les reigles de la pudeur ; pour d'une prostituée qu'elle estoit en faire une Vestale & une Religieuse ; pleust à Dieu qu'à l'imitation d'un si grand exemple je pusse demesme purifier la Musique & la rendre toute chaste. Ces deux Arts sont aussi anciens l'un que l'autre & comme alliez : les premiers Poëtes ont esté en mesme temps les premiers Musiciens ; ils sont appelez d'un mesme nom dans la langue sainte, & avant mesme qu'ils fussent esclairez des Lumieres de la Foy, ils n'ont point chanté d'autres choses au commencement, que les loüanges des Dieux ou des hommes qui s'estoyent acquis par leurs belles actions l'immortalité. La Republique de Sparte suivant les Loix de son premier Legislateur, ne permettoit point de Musique à ses Citoyens que celle qui leur inspiroit du Courage dans les combats, pour la défense & pour la gloire de la Patrie ; & en un mot elle défendoit toutes les autres jugeant fort-bien que la corruption pouvoit entrer dans les esprits aussi facilement par les oreilles que par les yeux.
Au reste je suis obligé de remarquer icy touchant ma façon particuliere de composer, Qu'en quelques endroits j'ay affecté certains traits, & toutesfois en petit nombre, qui sont assez hardis, & qui passeront peut-estre pour des licences dans l'opinion de ceux, qui preferent l'austerité de l'ancienne maniere aux agrêmens de la nouvelle. Mais outre qu'il faut faire difference entre la hardiesse bien ménagée qui a des bornes & l'audace ou la temerité aveugle qui n'en a point, & qu'on ne doit pas confondre la licence qui se permet toutes choses avecque la liberté qui s'asujettit aux reigles, sans toutesfois en faire des chaisnes ou des loix dont mesmes elle ne puisse jamais se dispenser avec connoissance de cause ; je supplie tous les esprits équitables de considerer, Que s'il n'est pas juste de condamner sans ouïr en quelque matiere que ce soit, cela seroit encore plus injuste en celle-cy où principalement l'oreille doit juger des choses. Ainsi qu'ils me fassent la grace de suspendre un peu leur jugement, jusques à ce qu'ils ayent entendu quel est l'effet de la liberté que j'ay prise, & je m'asseure qu'elle contentera les plus difficiles : comme de Verité moy-mesme je n'ay point usé de cette liberté, qu'apres avoir long-temps consulté l'oreille, qui m'a fait comprendre que l'usage en estoit absolument necessaire, pour une plus grande perfection & pour la beauté de mon ouvrage. S'il se trouve que j'aye heureusement rencontré, cét heureux succés me donnera le courage de continuër, pour tascher à satisfaire le Public, par l'Impression de mes autres pieces.
On vous advertit, qu'ils y a quelques Motets où la Basse Continuë est notée un Ton plus haut que les autres Parties, qui doivent neantmoins estre chantées au mesme ton que cette Basse-Continuë. Et que toutes les Tierces Majeures sont marquées en cette Partie par un 3, & les Mineures par un b. »

Autres exemplaires :

BASSE
F-Pn/ Rés Vm1 228
Sur la page de titre, une collette masque le nom et l'adresse de Claude Triboust : « Chez ROBERT DE NINVILLE, ruë de la Bouclerie à l'Escu de France/ & de Navarre. »

F-Pn/ Rés Vm1 228 bis
Manquent les 4 folios liminaires.
le f. 9 ne porte pas de numéro. Le reste du volume est identique.

Commentaire(s) contemporain(s)

Jacques de Gouy, Airs à quatre parties sur la paraphrase des Pseaumes de Messire Antoine Godeau, Paris, chez Robert Ballard, 1650 (Préface) :
-- « Pour mettre la derniere main à cét Ouvrage, j'ay souhaitté d'avoir [... une] approbation de Monsieur Moulinier Maistre de la Musique de son Altesse Royale, dont le nom s'est rendu recommandable à ceux de la profession, comme à tous ceux qui ont quelque inclination pour une si belle science ; Il est merveilleux non seulement dans l'Art de bien chanter, mais encore en la composition des Airs & des Motets, & si la Musique avec tous ses agréemens estoit anéantie, il seroit capable de la restablir, & de luy donner de nouvelles graces, la preuve de cette verité est trop manifeste, elle se verra encore plus esclatante par ses glorieux meslanges qui sont prests de voir le jour. »

Pierre-Simon Fournier, Traité historique et critique sur l'origine et les progrès des caractères de fonte pour l'impression de la musique, Berne-Paris, Barbou, 1765, p. 15 :
(Fournier propose la date du 3 septembre 1655 pour la signature du contrat qu'il cite)
-- « Le sieur Moulinié, Musicien ordinaire de son Altesse Royale, d'une part, & Jacques de Sanlecque de l'autre, firent un traité, dont j'ai l'original sous les yeux, par lequel de Sanlecque s'oblige d'imprimer les oeuvres du sieur Moulinié, sur sa moyenne Musique, au nombre de mille Exemplaires, moyennant la somme de seize livres tournois la feuille ; & Moulinié, après avoir approuvé le Caractère, s'oblige de fournir le papier & de payer seize livres par feuille, comme aussi de payer la somme à quoi pourra se monter l'impression, savoir, un tiers en commençant l'ouvrage, un tiers au milieu, & le reste à la fin. »

id.
(Fournier cite aussi un contrat de « conformité »)
-- « Je reconnois que M. de Sanlecque m'a mis entre les mains toutes les feuilles de mon impression cy-dessus mentionnée, dont je me tiens content, même la feuille & demie des quartons, dont je le quitte. Fait ce 16 de Décembre 1657. Signé MOULINIE. »

Voir aussi

Voir aussi PM.563

Lieu(x)

PARIS, Abbaye Sainte-Geneviève
PARIS

Note(s) lieu(x)

PARIS : ville d'édition de la source musicale A

Date(s)

1650
1651.02.21
1655.09.03
1657.12.07
1657.12.16
1658
1753

Note(s) date(s)

1650 : annonce par Jacques de Gouy de la publication imminente des Meslanges.
21 février 1651 : registration au Parlement du privilège d'édition concédé à Moulinié (accordé le 3 févier de la même année).
3 septembre 1655 : contrat entre Sanlecque et Moulinié pour l'impression des Meslanges.
7 décembre 1657 : achevé d'imprimer (publié à la fin de l'Avertissement).
16 décembre 1657 : achevé d'imprimer (contrat manuscrit cité par Fournier).
1658 : édition de Sanlecque.
1753 : ex-libris de l'exemplaire de la bibliothèque Sainte Geneviève [F-Psg/ Rés Vm 114].

Nom(s) cité(s)

GOUY, Jacques de
FOURNIER, Pierre-Simon
SANLECQUE, Jacques de [1612-1659]

Dédicataire(s)

ORLÉANS, Marguerite de Lorraine [1615-1672], duchesse d'

Éditeur(s) / Graveur(s) / Libraire(s)

THIBOUST, Claude
SANLECQUE, Jacques de [1612-1659]

Informations sur la notice :

Notice créée par Nathalie Berton (décembre 2005).

Date de référence :

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