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GOULET, Antoine (1714-1782)
État civil
NOM : GOULET     Prénom(s) : Antoine     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : GOULLET
GOULÉ
Date(s) : 1714-8-5   / 1782-3-24 
Notes biographiques

Parisien d'origine, Antoine Goulet entame à la fin des années 1730 une carrière de maître de musique au service des cathédrales de Verdun puis de Chartres. C'est dans la capitale qu'il veut revenir, acceptant provisoirement la maîtrise de Saint-Germain-l'Auxerrois, dans l'attente que se libère le poste tant convoité de Notre-Dame, église dans laquelle il a été formé. C'est chose faite en 1748. Il conserve ses fonctions jusqu'en 1761, date à laquelle il cède sa place, se contentant de jouir de son bénéfice ecclésiastique de Saint-Denis-du-Pas et de sa réputation de bon compositeur, qu'il continue d'entretenir au Concert spirituel.

• 5 août 1714, Paris : Antoine GOULET naît sur la paroisse Saint-Merry.

• 10 septembre 1723, Paris : Antoine GOULET est reçu enfant de chœur de la cathédrale Notre-Dame. Il est formé successivement par LALOUETTE, François PÉTOUILLE et Jean-Baptiste DULUC.

• 22 août 1735, Paris : Spé des enfants de chœur, le chapitre décide qu'il sera retenu une année encore à la maîtrise.

• 8 février 1736, Paris : Il obtient le droit de laisser repousser ses cheveux dans la perspective de sa sortie prochaine de la maîtrise.

• 27 avril 1736, Paris : Il sollicite sa sortie de la maîtrise, sa gratification de 300 livres et un certificat de bonne vie et mœurs car il est dans l'intention d'aller prendre un poste de maître de musique à la cathédrale de Verdun. Il est évoqué une bourse au collège de Fortet qui semble lui avoir été attribuée le 2 décembre précédent mais dont il ne bénéficiera pas puisqu'il a choisi de quitter la capitale.
• 4 mai 1736, Paris : Antoine GOULET serait devenu clerc tonsuré (aucune mention dans le registre capitulaire de Notre-Dame). 

• Après le 27 avril 1736 - avant le 18 mars 1738 : GOULET est maître de musique de la cathédrale de Verdun [Meuse].

• 18 mars 1738, Chartres : Antoine GOULET est reçu maître de musique de la cathédrale, en remplacement de Jean-Baptiste DULUC, démissionnaire. Il prend sa suite comme chanoine de Saint-Piat. Très vite, ses relations avec le chapitre se dégradent.

• 1739 : Alors en poste à Chartres, Antoine GOULET obtient un mois de congé et un certificat de bonne vie et mœurs pour aller recevoir le diaconat à Paris.

• 7 octobre 1739, Paris : Le chapitre de la cathédrale Notre-Dame donne l'autorisation à cet ancien enfant de chœur de faire chanter un motet de sa composition à la chapelle de la Vierge le prochain samedi.

• 3 mai 1741, Chartres : Il est congédié, car la discipline des enfants de chœur laisse trop à désirer. Il cherche alors une nouvelle place.
• Janvier 1741, Meaux : Il est pressenti pour la place de maître de musique de la cathédrale, mais renonce à la place. Quelque temps plus tard, il est approché pour celle de Rouen (appuyé par Louis HOMET et Henry MADIN, maître de musique à la Chapelle Royale de Versailles), sans que le projet aboutisse.

• 12 octobre 1746, Noyon [Oise] : Antoine GOULET, prêtre, chapelain de la cathédrale (dont il est probablement le maître de musique), est le parrain d'André Charles Antoine MOËT, fils né de Jacques Philippe MOËT, marchand linger et plus tard organiste de la paroisse Saint-Martin. L'enfant sera également organiste à la suite de son père.

• Date inconnue, Paris : Antoine GOULET devient maître de musique et des enfants de chœur à Saint-Germain-l'Auxerrois.

• 8 mai 1748, Paris : GOULET, prêtre du diocèse de Paris, toujours en poste à Saint-Germain-l'Auxerrois, succède à Louis HOMET comme maître de musique de la cathédrale Notre-Dame. Le 17, il est installé au chœur par le chantre dans les stalles inférieures du côté gauche.
• 31 mai 1748, Paris : Le chapitre l'autorise à faire chanter en musique aux vêpres de la Pentecôte le psaume "in Exitu" de la composition de l'ancien maître LALOUETTE

• 9 septembre 1748, Paris : Il devient chanoine-sous-diacre de Saint-Denis-du-Pas.

• 28 août 1750, Paris : Le chapitre lui verse 36 livres pour le paiement des musiciens externes venus chanter un Te Deum pour l'heureux accouchement de la Dauphine.

• 5 mai 1752, Paris : Le chapitre lui permet de faire chanter en musique le quatrième psaume au lieu du cinquième lors des vêpres de la fête de l'Ascension.

• 6 septembre 1752, Paris : Antoine GOULET succède à DESHARBES comme chanoine-diacre de Saint-Jean-le-Rond. Son bénéfice passe à DUCLOS.

• 8 décembre 1754, Paris : Le petit motet Diligam te, de l'abbé Antoine GOULET, est exécuté au Concert spirituel. À 13 reprises on y entendra ses motets, essentiellement entre 1763 et 1766.

• 20 novembre 1758, Paris : Antoine GOULET, maître de musique, succède encore à DESHARBES comme vicaire de Saint-Aignan.

• 13 avril 1761, Paris : Denis DEMONGEOT le remplace au poste de maître de musique de la cathédrale Notre-Dame.

• 16 novembre 1761, Paris : Il obtient le canonicat sacerdotal de Saint-Denis du-Pas détenu auparavant par d'ENGUILLAUCOURT.

• 22 mai 1763, Paris : Le jour de la Pentecôte, le Concert spirituel s'achève par "Judica Domine, motet nouveau à grand chœur de M. l'abbé GOULET, ancien maître de musique de Paris".

• 29 mars 1765, Paris : "Ce concert finit par Confitimini, motet à grand chœur de M. GOULET, ancien maître de musique de l'Eglise de Paris. On remarquera beaucoup de beautés & de connoissances de l'harmonie dans cet ouvrage" peut-on lire dans le Mercure de France à propos d'une des représentations données au Concert spirituel.
• 26 juin 1765, Paris : Le Concert Spirituel du jour de la fête-Dieu "finira par Diligam, Domine, &. Motet à grand chœur de M. L'Abbé Goulet, ci-devant Me de musique de l'église de Paris".
• 8 septembre 1765, Paris : Au Concert spirituel du jour de la Nativité de la Vierge, "M. L'ARSONNIER chanta un nouveau Motet à voix feule de M. l'Abbé Goulet, ci devant Maître de Musique de l'Eglise de Paris. Nous avons eu souvent occasion de parler avec éloges de ce Compositeur". 

• 1er avril 1766, Paris : Au Concert spirituel, "M. l'Abbé L'ARSONNIER chante un Motet de haute-contre de M. l'Abbé Goulet...".

• 24 février 1776, Paris : Son petit-neveu, Mathieu Alexandre HARVANT est reçu parmi les enfants de chœur de la cathédrale Notre-Dame.

• 11 septembre 1778, Paris : Antoine GOULET, chanoine-prêtre de Saint-Denis-du-Pas, reçoit la permission de se retirer à la campagne avec maintien de ses gains au chœur jusqu'à la fête de Saint-Denis.

• 10 septembre 1779, Paris : Il obtient trois semaines de congé pour rétablir sa santé à la campagne.

• 14 février 1781, Paris : "Sur l'exposé fait par par Messieurs les intendans de la Maîtrise, Messieurs après en avoir deliberé, et en consideration des longs services du sr Goulet, chanoine prêtre de st Denis du Pas, ancien maître de musique et oncle du nommé HARVANT sorti de la maîtrise des enfans de chœur le 12 de ce mois, ont accordé à titre de secours charitable la somme de trois cent livres qui sera payée par le sr Marin receveur du chapitre sur la caisse des aumônes et remise ès mains dudit sr Goulet pour etre employée selon sa prudence à l'education dudit enfant".

• 29 novembre 1781, Paris : Il reçoit 300 livres par grâce spéciale en raison de son état de santé.

• 24 mars 1782, Paris : Antoine GOULET décède dans sa maison du cloître Notre-Dame.
• 25 mars 1782, Paris : Le chapitre annonce son trépas. Son canonicat presbytéral de Saint-Denis-du-Pas passe à Denis DEMONGEOT. À sept heures du soir, son corps a été "transporté processionnellement dans la nef de la ditte Eglise, d’où après le verset Proposuit & chanté par les Enfants de Chœur, il a été transporté dans l’Eglise de St Denis du Pas et St Jean Baptiste, et après les Vespres des Morts chantées, il a été inhumé dans la cave de laditte Eglise" en présence de ses confrères de Saint-Denis-du-Pas et de ses trois héritiers mâles. C'est l'abbé Guillot de Monjoye qui a fait la levée du corps.
• 5 avril 1782, Paris : Un acte de notoriété passé devant maître Saint-Paul, notaire parisien, permet de connaître ses héritiers : Nicolas Mathieu Goulet, avocat en parlement, Nicolas Goulet, maître maçon et entrepreneur des bâtiments à Paris, Séraphin Goulet, graveur en taille douce et Louise Marguerite Goulet, "épouse séparée quant aux biens" de Jean Joseph Harvant, marchand plumassier à Paris, tous les quatre neveux et nièce du défunt. On apprend qu'il n'y a pas eu d'inventaire après décès. 

Mise à jour : 2 août 2018

Sources
Almanach musical de 1775 ; Almanach musical de 1779 ; Almanach musical, 1776 ; An/ LL 232/33/1  ; An/ LL 232/33/3 ; An/ LL 232/34/1 ; An/ LL 232/34/2 ; An/ LL 232/36  ; Annonces, affiches et avis divers [de Paris] ; Constant Pierre, Histoire du Concert spirituel ; F-Ad28/ G 552 ; F-Ad55/ BMS Verdun ; F-Ad60/ 5MI1821 ; F-Ad76/ G 4463 ; F-An/ ; F-An/ ET/ XIX/ 853  ; F-An/ F19/1388/2 ; F-An/ H5/3674/2 ; F-An/ LL 232/ 11/ 2  ; F-An/ LL 232/ 23/ 1 ; F-An/ LL 232/ 24/ 1  ; F-An/ LL 232/ 26/ 1 ; F-An/ LL 232/ 27/ 1 ; F-An/ LL 232/ 27/ 2 ; F-An/ LL 232/ 28/ 1 ; F-An/ LL 232/ 28/ 2 ; F-An/ LL 232/ 29 [2] ; F-An/ LL 232/ 30/ 1 ; F-An/ LL 232/30/3 ; F-An/ LL 232/31/1 ; F-An/ LL 232/31/2 ; F-An/ LL 232/31/3 ; F-An/ LL 232/32/1  ; F-An/ LL 232/32/2  ; F-An/ LL 232/32/3  ; F-An/ LL 232/33/2 ; F-An/ LL 232/35/1 ; F-An/ LL 232/35/2 ; F-An/ LL 232/36/1 ; F-An/ LL 445 ; F-An/ LL 446 ; F-An/ LL/ 232/ 17 ; F-An/ LL232/37/2 ; F-An/ LL232/38/1 ; F-An/ ll/ 232/ 19 ; F-An/LL/ 232/ 17 ; J. Eby, « À la recherche de la symphonie…", 2007 ; J.-A. Clerval, L'ancienne Maîtrise de ND de Chartres..., 1899 ; L'Avant-Coureur n° 22, 1763  ; Mercure de France, avril 1766 ; Mercure de France, mars 1765  ; Mercure de France, octobre 1765 ; Porcher, Une fête musicale à l'église cathédrale de Meaux..., 1869

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