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« Collection de partitions tome I », Manuscrit Brossard 719
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 Responsable : Nathalie Berton (décembre 2005)

Introduction au recueil « Collection de partitions tome I »,
Manuscrit Brossard 719
Nathalie Berton, avec la collaboration de Catherine Cessac


Le recueil conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Vm1 1175 bis provient de la collection que Sébastien de Brossard céda à la Bibliothèque royale en 1725. Dans le catalogue qu’il rédigea en vue de cette cession, le chanoine de Meaux le désigne en tant que Collection de partitions tome I, titre que nous avons choisi de conserver, et lui donne le numéro 719.

Réalisé avant 1696 par cinq copistes différents – dont Brossard – ayant selon toute vraisemblance travaillé conjointement, ce volume illustre bien l’esprit curieux et éclectique de Brossard. Parmi les soixante-et-une pièces de dix neuf compositeurs dont un anonyme qu’il renferme, seules six furent publiées en France après la rédaction du manuscrit qui nous en transmet des versions incontestablement antérieures (n° 1, 3, 53-55, 58). Huit sont l’œuvre de compositeurs italiens.

Parmi les motets dont il ne subsiste que des versions manuscrites, vingt-neuf, soit près de la moitié du recueil, ne nous sont connus que par cette source : ce sont des pièces de petits maîtres tels Lochon (n° 2, 4-5), Le Roux (n° 44-46) ou Liverloz (n° 61) mais également de grands compositeurs du temps, tels Bernier (n° 59), Charpentier (n° 26-37), Clérambault (n° 48-52), Danielis (n° 18) ou Robert (n° 39). On remarque même deux motets de Montéclair (n° 7-8), les seules œuvres religieuses qui soient conservées de ce compositeur, âgé de moins de trente ans lors de la réalisation du manuscrit. On notera également que le motet Cognoscam te Deus apparaît à deux reprises, attribué la première fois de manière douteuse à Lochon et la seconde fois à Danielis.

Les normes de présentation sont les mêmes que celles que nous avons adoptées pour le petit motet imprimé ; nous renvoyons donc pour cet aspect à l’introduction de ce catalogue, de même que pour les problèmes de définition et de présentation du genre.

Le cas des compositions de Daniel Danielis tout comme celui des œuvres de Marc-Antoine Charpentier donnent lieu à une présentation particulière. Catherine Cessac vient de faire paraître le catalogue thématique de l’œuvre de Danielis1 : les données en sont protégées et ne pourront figurer sur Internet qu’à partir de la fin de l’année 2006. On ne trouvera donc dans la base de données que des notices où seuls les champs inverses (directement interrogeables) seront renseignés, ainsi que le facsimilé de l’incipit de chaque pièce. L’internaute est invité à se reporter à l’ouvrage de C. Cessac qui présente, hiérarchise et compare l’ensemble des sources connues pour chaque œuvre. Jean Duron et Catherine Cessac préparent actuellement sur PHILIDOR une mise à jour du catalogue de l’œuvre de Marc-Antoine Charpentier, réalisé par Wiley H. Hitchcock2. Tant que leur travail ne sera pas diffusé, les notices relatives à ce compositeur figureront sous la même forme que celles relatives à Danielis. Pour plus d’informations, on se reportera au catalogue raisonné déjà publié.

Notes :

  1. L’œuvre de Daniel Danielis (1635-1696) : catalogue thématique, Paris, CNRS Éditions, 2003, 239 p.
  2. Les œuvres de Marc-Antoine Charpentier : catalogue raisonné, Paris, Picard, 1982, 419 p.
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