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Pour citer Muséfrem
BARBIER, Jean-Pierre (1776-1860)
Autre(s) forme(s) du nom : BARBIER J-Bte
Date(s) : 1776-2-19 / 1860-2-15
En 1790, depuis plusieurs années, Jean-Pierre BARBIER est enfant de chœur à la cathédrale Saint-Apollinaire de Valence. Il reçoit en 1793 une gratification à sa sortie de la maîtrise. Parmi les Jean-Pierre nés 6 à 15 ans avant 1790 et indiqués par les généalogistes, il en est un dont les dates correspondraient. Rien n'atteste qu'il s'agit bien de l'enfant de chœur de Saint-Apollinaire, mais c'est à ce jour une hypothèse plausible. En ce cas, il poursuit sa vie hors de l'Église, il se rend à Mâcon [Saône-et-Loire] où il est serrurier, se marie et finalement décède en 1860.
• 19 février 1776, Valence : En la paroisse Saint-Jean de Valence, Jean-Pierre BARBIER est né et baptisé ce jour. Il est fils de Antoine Barbier, maître maçon, et de Catherine Tardy. Le parrain est Jean Pierre Miribel et la marraine Marianne Toliat femme de François Tardy. Les parents sont illettrés.
• 1790, Valence : Le registre des Comptes du chapitre de la cathédrale mentionne le nom des six enfants de chœur : BELLON, BOSSIER, BARBIER, DEBEAUX, GALLAND et GUILLEMINET. La même source précise ailleurs les distributions qu'ils perçoivent, pour partie en setiers de seigle : la liste est identique, sauf qu'on y lit BORNES au lieu de BOSSIER.
• 1790, Valence : En 1789 et 1790, le dispositif cantoral est connu. ils sont deux maîtres des enfants de chœur : CLUZE et FERRAND. Le chapitre désigne aussi deux choristes ou chantres pour ''entonner'', pour diriger le chant du bas-chœur, lequel est constitué des huit enfants de chœur, des épiphards (dont TESTON) et des "six habitués inamovibles", dont Joseph CLUZE, Jean-Baptiste FERRAND, Louis RASPAIL et Antoine SOULLIER. L'un des ces enfants de chœur est Jean-Pierre BARBIER.
• 17 mars 1791, Valence : "Le directoire estime qu’il est indispensable pour l’intérêt ou service de l’eglise comme pour la majesté du culte de conserver les six enfans de chœur sous la retribution annuelle de quatre vingt six livres au chacun formant pour les six … 516 ₶", soit 86 livres par enfant.
• 26 février 1792, Valence : Une délibération de la fabrique de la cathédrale décide de réduire l'effectif des enfants de chœur, passant de six à quatre, et de maintenir les quatre plus anciens : "J-Bte BARBIER, J-Bte DEBEAUX, GALAND et CABANE", et la fabrique "réserve les deux premières places à vacquer aux deux enfants de chœur supprimés". Même si les cas de fratries sont fréquents chez les enfants de chœur, nulle autre source (à ce jour) n'indiquant l'existence d'un Jean-Baptiste BARBIER, il faut supposer l'erreur d'un scribe pour le prénom et qu'il s'agit ici de Jean-Pierre.
• 26 janvier 1793, Valence : Jean-Pierre BARBIER, sorti de la maîtrise de la cathédrale Saint-Apollinaire, réclamait 100 livres pour ses services, mais par décision du District, il reçoit 50 livres "à titre de gratification et secours".
• [avant 1806], Mâcon [Saône-et-Loire] : Établi en cette ville, Jean-Pierre BARBIER est devenu serrurier.
• 2 juillet 1806, Mâcon : Jean-Pierre BARBIER, "fils majeur de défunt Antoine Barbier profession de maçon, de son vivant demeurant à Valence", serrurier, âgé de 30 ans, épouse Marie Tarlet (1781-1827). Les 4 témoins sont : propriétaire, serrurier, tailleur, coutelier. Les époux et témoins ont signé l'acte.
• 15 février 1860, Mâcon : À l'hospice de la Providence, celui qui aura été un temps enfant de chœur à Valence, décède à l'âge de 83 ans.
Mise à jour : 22 août 2025

