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BARTHÉLEMY, Jean André (1734-1802 ap.)
Date(s) : 1734-7-24 / 1802 ap.
Le clerc Jean André BARTHÉLEMY, est "chorier", "choriste", à la collégiale Sainte-Croix de Montélimar [Drôme], avant 1781 et jusqu'en 1790.
• 24 juillet 1734, Montélimar [Drôme] : L'acte du registre paroissial de Montélimar indique la naissance du 24 et date son baptême du 25 juillet, précisant que "Jean André Barthelemy [est] fils naturel et legitime de Sr Jospeh Barthelemy marchand, et de Dlle Catherine Borel, mariés de cette ville". Son parrain Jean Bouvier est "bourgeois" et sa marraine Dlle Jeannne Therese Candy est la femme de Sr Jean Pierre Estran. Il y a deux témoins, dont Louis Bonniert "marchand".
• avant 1781, [lieu ?] : Toute la jeunesse et le début de sa carrière ecclésiastique sont à ce jour restées dans l'ombre. On a trouvé des informations sur Jean André BARTHÉLEMY que lorsqu'il a atteint 47 ans.
• 10 février 1781, Montélimar [Drôme] : Les comptes du chapitre de la collégiale Sainte-Croix indiquent une "Quittance de quarante huit livres pour honoraires du maître des enfants de chœur de M Barthelemy". Sans doute déjà chorier, BARTHÉLEMY assure la fonction de "maître des enfants de chœur" et en est rémunéré. Hélas ! ce texte capitulaire ne précise pas sa mission : former les enfants au latin, ou au chant ? La nécessaire formation cantorale des enfants est-elle assurée en cette collégiale par l'organiste, ou par ce prêtre aussi chantre ? À ce jour, pour savoir qui forme les enfants au chant, le seul indice est cette rémunération de 48 livres : elle pourrait indiquer que le maître de chant est BARTHÉLEMY.
• 1790, Montélimar : Les choristes du chapitre sont connus grâce aux décisions prises par les autorités du département en 1791 fixant le traitement du clergé. Les "choriers" ou "bénéficiers" de la collégiale Sainte-Croix de Montélimar se nomment HURIE, BARTHÉLEMY, RIBATON, LAURENT, SERRET, ANDRAU. Le traitement de chacun est fixé à 442 livres. L'Almanach de Dauphiné, décrivant le bas-chœur, confirme leur fonction cantorale en les qualifiant de "choristes". Le "maître des enfants" n'est pas nommé pour 1790. Jean André BARTHÉLEMY a maintenant 56 ans.
• 23 décembre 1791, Montélimar : Un nouvel arrêté est pris à Valence. Le doyen du chapitre étant mort, comme il a été convenu par l'arrêté du 28 mai dernier, le plus ancien des choriers doit toucher son traitement, et il s'avère que c'est André BARTHÉLEMY qui de ce fait voit son revenu passer à 734 livres 13 sols 4 deniers.
• 13 février 1796, Montélimar : Un état du 24 pluviôse an 4 [13 février 1796] du district de Montélimar indique que trois des anciens choriers de Montélimar sont maintenant dits chanoines et bénéficient d'une pension de 742 livres : " Thomas RIBATON, né le 21 déc 1731, André BARTHELEMY, né le 24 septembre 1734 et Jean Jacques SERRET, né le 2 juin 1758". Dates de naissance qui ne sont pas toutes exactes.
• 1802, Montélimar [?] : L'ancien chanoine André BARTHÉLEMY est-il revenu à la vie civile ? Dans son essai "Les prêtres de la Drôme devant la Révolution" (1975), Adrien Loche note : "En 1794 il abandonne. – L 593 : janvier 94 ex-chanoine non marié 60 ans. Pension 1000£ – L.583 – Homme tranquille, lit son bréviaire. CAC 14-10-1802". [CAC : certificat d'adhésion au concordat napoléonien]
Mise à jour : 9 octobre 2025

