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BONNOTTE, Jean Joseph (ca 1747-1793)
Autre(s) forme(s) du nom : BONOTTE
BONNOTE
BONNOT
Date(s) : 1747 ca / 1793-4-18
Si les origines de Jean Joseph BONNOTTE, sa formation et les débuts de sa carrière restent encore mystérieux, on peut le suivre dans un certain nombre d'établissements parisiens où il s'illustre comme chantre de 1765 à 1791. En 1790, il exerce à la fois les fonctions de maître des enfants de chœur et de chantre de la collégiale Saint-Benoît à Paris. Devenu instituteur après la cessation du culte, il meurt en 1793.
• [vers 1747] : Jean Joseph BONNOTTE vient au monde. Il est le fils d'Edme et de Antoinette Jubbé [orthographe incertaine].
• 24 mars 1765, Paris : Il ne reste plus que trois chantres au service de la paroisse Saint-Séverin "par la retraite de M. Bonnotte". Le nommé Pierre MARCHAND, laïc, se présente pour remplir la place de quatrième chantre : il est reçu, aux honoraires ordinaires.
• 4 mai 1766, Paris : En place depuis mars 1766, un sieur BONNOTTE est nommé officiellement deuxième chantre de l'église Saint-Josse, à 150 livres par an à partir du premier avril précédent. Il quitte probablement ce poste assez rapidement, puisque le 5 novembre 1770, c'est Jean François SCELLIER qui obtient la place de premier chantre en remplacement d'Antoine-François OUAQUÉ, premier chantre devenu trop âgé. Se pose la question de l'identité exacte de ce BONNOTTE. Est-ce Jean Joseph ou bien un certain Edme/Edmond Bernard BONNOTTE, repéré comme clerc de matines à Notre-Dame entre 1760 et 1765 ? Du point de vue des dates, il pourrait également s'être présenté à Saint-Josse au printemps 1766.
• 2 octobre 1767, Paris : Jean Joseph BONNOTTE et Jean Charles PROVENCE "ont été choisis au concour pour être aides de chœur" de l'église paroissiale Saint-Germain-le-Vieux ; ils toucheront leurs gages à partir du premier octobre présent mois.
• 5 février 1768, Paris : Le sieur BONNOTTE, aide de chœur, "sorti de la paroisse", est remplacé par Pierre Charles LEMAIRE.
• 22 novembre 1768, Paris : Jean Joseph BONNOTTE épouse Jeanne Geneviève Liébert en l'église paroissiale Sainte-Marguerite.
• 9 septembre 1779, Paris : Jean Joseph BONNOTTE devient chantre à la collégiale Saint-Louis-du-Louvre. Il remplace Jean BARON. On précise qu'il est âgé de 32 ans.
• 1er février 1781, Paris : Le chapitre lui octroie 36 livres ; il "demandoit quelque soulagement dans la conjoncture ou [il se] trouve".
• 30 mars 1782, Paris : Edme Joseph BONNOTTE, âgé de 9 ans, est reçu comme enfant de chœur à Saint-Louis-du-Louvre. Il est probablement le fils de Jean Joseph.
• 16 août 1782, Paris : On verse à Jean Joseph BONNOTTE 60 livres afin de soigner deux enfants de chœur malades.
• 5 novembre 1783, Paris : Les chanoines de Saint-Louis lui accordent un délai de paiement et même une réduction du prix de son loyer.
• 17 mai 1784, Paris : La compagnie lui avance 150 livres, mais on lui retiendra 24 livres chaque mois sur son salaire.
• 2 avril 1785, Paris : BONNOTTE est renvoyé par le chapitre de Saint-Louis-du-Louvre. Ordre lui est intimé de quitter son logement avant le premier juillet.
• [Avant le 21 mai] 1785, Paris : Jean Joseph BONNOTTE, bien que laïc, est reçu chantre et maître des enfants de chœur à la collégiale Saint-Benoît. Il remplace Jean François PENNET. Le départ de ce dernier, en mars 1785, semble avoir été suivi de quelque hésitation quant au choix du successeur dans l'emploi de maître des enfants. Devant la difficulté à recruter un ecclésiastique capable de tenir les fonctions de sacristain et de responsable des enfants, les chanoines acceptent de nommer un laïc, d'ailleurs doté de bonnes références quant au service qu'il vient de quitter à Saint-Louis du Louvre. Le logement réservé habituellement au sacristain du chapitre de Saint-Benoît lui est désormais affecté.
• 21 mai 1785, Paris : "D'après les attestations et les témoignages avantageux que le chapitre a reçu du sieur Jean Joseph BONNOTTE agé de 34 ans du chapitre de Saint-Louis du Louvre, et du Sr Antoine GALY agé de 21 ans de M. le curé de St Séverin, il s'est déterminé à les recevoir pour choristes. Le chapitre s'est déterminé de plus après en avoir delibéré très murement a oter la conduite des enfants de chœur au sacristain et de les confier au Sr BONNOTTE premier chantre et lui accorder en consequence le logement qu'occupoit le sacristain à cause de la charge des enfans et les appointements attachés à la dite place de maître des enfans de chœur", lit-on dans le registre capitulaire du chapitre de la collégiale Saint-Benoît.
• 28 mars 1786, Paris : Qualifié de premier chantre et maître des enfants de chœur de la collégiale Saint-Benoît, BONNOTTE obtient 40 livres de gratification annuelle à condition qu'il loge et instruise, chez lui, les enfants de chœur depuis matines jusqu'à midi, et de vêpres jusqu'à 5 heures du soir.
• 20 juin 1786, Paris : "Mr Brunet [chanoine] a été prié de remontrer au maître des enfants de chœur qu'il n'est point en droit de renvoyer aucun enfant, même pour quelques jours, sans en parler au chapitre et de lui recommander de donner ses soins egalement aux quatre enfans sans aucune prevention ni prédilection [...]".
• 9 juillet 1786, Paris : Il obtient une quinzaine de jours de congé "eu egard aux enfants, afin de se reposer des fêtes passées".
• 26 janvier 1787, Paris : BONNOTTE, qui occupe la place de premier chapier de la collégiale de Saint-Benoît, n'est plus en état de remplir sa fonction en cet établissement depuis trois mois. Cependant ses honoraires lui sont payés, tandis que les chanoines et chapelains font appel à un chantre extérieur afin d'assurer le service. Le 9 décembre suivant, le chapitre paie 9 livres à son remplaçant pendant le cours de sa maladie.
• 22 avril 1788 : « Le chapitre a décidé de donner aux deux chantres la somme de cent livres au lieu de quatre vingt seize, qu’il leur donnoit par forme de gratification, et qui fera pour chacun deux cent cinquante livres par année, qui leur seront payées à partir du premier janvier dernier ».
• 15 novembre 1788, Paris : "vu les représentations des deux premiers chappiers sur la cherté des vivres, l'augmentation du pain, et la modicité de leurs gages, Messieurs d'une voix unanime ont autorisé M. le Procureur a leur payer à commencer du premier janvier prochain la somme de trente huit livres à chacun, laquelle jointe a celle de cinquante livres, accordée par conclusion du mois d'avril dernier, forme celle de quatre vingt huit livres ce qui leur fait a chacun avec les deux cent livres de gages la somme de vingt quatre livres par mois [...]".
• 1790, Paris : Jean Joseph BONNOTTE est toujours chantre et maître des enfants de chœur de la collégiale Saint-Benoît.
• 29 juillet 1791, Paris : Le directoire du Département ayant fixé le 8 du même mois le traitement annuel des employés des nouvelles paroisses à 500 livres pour chaque chantre, Jean Joseph BONNOTTE, qui figure parmi les six chantres de la paroisse Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, perçoit son quartier d'avril à juillet, soit 125 livres.
• 16 avril 1793, Paris : Jean Joseph BONNOTTE, instituteur à Passy, 43 ans, veuf de Jeanne Geneviève Liébert, de Paris, paroisse Saint-Gervais, entre à l'Hôtel-Dieu où il s'éteint le 18 avril suivant. L'âge mentionné dans l'acte est erroné.
Mise à jour : 20 avril 2025

