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CHARRIÈRE, Antoine François (1724-1796)
Date(s) : 1724-4-2 / 1796-10-24
Les débuts d'Antoine François CHARRIÈRE (1724-1796), originaire d'Avignon [Vaucluse], sont encore obscurs. Au milieu du dix-huitième siècle, il est maître de musique et des enfants de chœur de la paroisse Saint-Eustache, à Paris. Auréolé d'une belle réputation, il entre en 1761 au service du chapitre de Saint-Honoré, quoique marié. Parallèlement à ses activités de maître des enfants de chœur et de serpent, il enseigne la flûte. En 1780, il prend sa retraite en raison de la "faiblesse de son tempérament" et obtient une pension viagère de 300 livres. Cela ne l'empêche pas de se remarier en 1784 avec la fille d'un organiste de Saint-Germain-en-Laye [Yvelines], ville où il s'est installé.
• 2 avril 1724, Avignon [Vaucluse] : Antoine François CHARRIÈRE, fils de Jean-Baptiste Charrière et de Marguerite Granpierre sa femme, naît et se fait baptiser. Il a pour parrain noble maître Antoine François Nalis, directeur général de la monnaie de la cité d'Avignon et du comtat Venaissin.
• 5 novembre 1748, Paris : Antoine François CHARRIÈRE épouse en la paroisse des Saints-Innocents Claude Anne Mavré, fille de Louis René Mavré et de Marie Anne Janvier.
• 24 septembre 1757, Pantin [Seine-Saint-Denis] : A été inhumé au cimetière paroissial le corps de François Rodolphe Charrière, décédé la veille chez la veuve Jean Robin où il était en pension, âgé de 17 mois, fils d'Antoine François CHARRIÈRE, bourgeois de Paris, y demeurant paroisse Saint-Eustache, et de Claudine Anne Mavré.
• 9 février 1761, Paris : Frédéric Hubert PAULIN, maître de musique et des enfants de chœur de la collégiale Saint-Honoré, étant décédé le 25 janvier, le chapitre a nommé pour le remplacer Antoine François CHARRIÈRE, maître de musique et des enfants de chœur de la paroisse Saint-Eustache. Le choix s'est porté sur lui sur les témoignages avantageux qui ont été rendus de sa capacité, de sa conduite, de son caractère et de son expérience. En attendant que le chapitre soit en état d'établir une maîtrise en règle, il a été arrêté qu'à commencer du 15 du présent mois, il lui sera payé et à ceux qui lui succéderont dans la fonction de maître des enfants de chœur la somme de 1 510 livres par an "pour le logement, la nourriture, le chauffage, la lumière et l'instruction des six enfants de chœur, au moyen de cette somme qui sera payable de quartier en quartier, il ne sera plus question doresnavant dans les feuilles ou tables, d'aucun des articles particuliers qui y ont été employés jusqu'à présent, comme bois, chandelle, fête des bourliers, processions, pastes". L'arrangement est fait sans préjudice de la distribution de la Cène du Jeudi Saint, des étrennes et des petites gratifications des fêtes de Messieurs les chanoines que les enfants continueront de recevoir, et de remettre aussitôt à leur maître.
• 25 mai 1761, Paris : M. CHARRIÈRE, maître de musique et des enfants de chœur, demande et obtient un congé de huit jours à prendre en deux fois pour aller à la campagne rétablir sa santé.
• 14 juillet 1763, Paris : Le sieur CHARRIÈRE, maître des enfants de chœur, demande et obtient un congé de quatre jours pour aller à la campagne.
• 14 septembre 1767, Paris : M. Mettra, surintendant de la maîtrise des enfants de chœur, a rendu au chapitre les représentations et observations de M. CHARRIÈRE, maître des enfants de chœur, sur la cherté des denrées, ce qui le force à demander une augmentation par forme de gratification pour pouvoir subvenir à la nourriture des enfants de chœur. Le chapitre a nommé des commissaires pour l'examen des représentations et demandes du maître : MM. Portelance, Le Chevalier et Mettra.
• 5 octobre 1767, Paris : En conséquence de la délibération du 14 septembre par laquelle MM. Portelance, Le Chevalier et Mettra, chanoines, ont été nommés commissaires pour discuter et examiner la demande de M. CHARRIÈRE, maître des enfants de chœur, d'une gratification pour pourvoir à la subsistance des enfants de chœur au vu de la cherté des denrées, les commissaires ont examiné les motifs avancés par le sieur CHARRIÈRE. Ils ont jugé, après examen d'un état de la recette et dépense pour les enfants de chœur, qu'il était convenable de venir au secours du sieur CHARRIÈRE et de lui accorder une gratification pour l'indemniser de la cherté actuelle du pain et des autres denrées. Il a été conclu qu'il serait accordé au sieur CHARRIÈRE une gratification de 150 livres qui lui sera payée par le receveur par quartier, à commencer du premier juillet dernier jusqu'au premier juillet prochain, ce qui fera 37 livres 10 sols par quartier.
• 5 juillet 1768, Paris : M. CHARRIÈRE, maître des enfants de chœur, demande et obtient la permission de s'absenter pendant huit jours.
• 29 mai 1769, Paris : Le sieur CHARRIÈRE, maître des enfants de chœur et premier serpent, s'est présenté et a demandé la permission de s'absenter du dimanche 4 juin au samedi suivant inclusivement ; ce qui a été accordé.
• 3 septembre 1771, Paris : Le chapitre accorde une autorisation d'absence de 10 jours à M. CHARRIÈRE, maître des enfants de chœur.
• 1775, Paris : L'Almanach musical pour 1776 mentionne parmi les maîtres de musique enseignant la flûte un "Charrière, cl. S. Honoré".
• 18 mars 1777, Saint-Germain-en-Laye [Yvelines] : Antoine François CHARRIÈRE, maître de musique du chapitre Saint-Honoré à Paris, parraine Antoine Jean, fils de Jean Germain CORÉ, choriste de la paroisse Saint-Germain de Paris, et d'Élisabeth Guernier, son épouse.
• 29 mars 1779, Paris : Les gages de CHARRIÈRE, serpent et maître des enfants de chœur, sont revus à la hausse ; il touchera dorénavant 3 000 livres, vu la cherté actuelle des denrées. Il est encouragé à veiller attentivement à l'éducation et bonne santé des enfants de chœur.
• 21 février 1780, Paris : Antoine François CHARRIÈRE demande sa retraite et sollicite une pension, la faiblesse de son tempérament ne lui permettant plus d'accomplir ses fonctions. Une pension viagère de 300 livres lui est accordée.
• 13 mars 1780, Paris : Pierre Antoine BARDIN est nommé serpent et maître des enfants de chœur à la place du sieur CHARRIÈRE, qui part en retraite le premier avril prochain. Il aura la même somme que son prédécesseur, soit 3 000 livres par an suivant l'arrangement du 29 mars 1779 pour ses gages et l'entretien de six enfants de chœur (plus le logement, le chauffage, le blanchissage de linge de table et les gages de la gouvernante).
• 13 février 1784, Saint-Germain-en-Laye : Claude Anne Mavré, épouse d'Antoine François CHARRIÈRE, bourgeois, décède à l'âge de 63 ans.
• 23 septembre 1784, Saint-Germain-en-Laye : Antoine François CHARRIÈRE, bourgeois de la paroisse Saint-Germain de Paris, se remarie avec Marie Nicole Adélaïde Lafont, fille de feu Pierre Nicolas LAFONT, organiste de la paroisse, et d'Élisabeth Méchin. La cérémonie a lieu en présence de Philippe LECOURT, nouvel organiste paroissial, beau-frère de la mariée.
• 2 juillet 1785, Saint-Germain-en-Laye : Antoine Michel, né du jour précédent, fils d'Antoine François CHARRIÈRE, bourgeois de cette ville, et de Marie Nicole Adélaïde Lafont son épouse, domiciliés rue au Pain, est baptisé. Il a pour parrain Michel Nicolas Jean, chevalier de l'Ange, capitaine dans le Colonel Général Cavalerie, chevalier de Saint-Louis, de la paroisse du Pecq ; et pour marraine Élisabeth Méchin, veuve de Pierre Nicolas LAFONT, organiste de la paroisse, grand-mère de l'enfant.
• 7 avril 1788, Saint-Germain-en-Laye : Achille Nicolas Lecourt, né le 4, fils de Philippe LECOURT, "organiste de cette paroisse", et de Cécile Victoire Michelle Lafont son épouse, reçoit le baptême. On lui donne pour parrain Nicolas Philippe DESPREZ, organiste de la paroisse Saint-Merry et de celle de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris ; et pour marraine Marie Nicole Adélaïde Lafont, tante de l'enfant, épouse d'Antoine CHARRIÈRE, ancien maître de musique du chapitre Saint-Honoré à Paris, "de cette paroisse".
• 25 février 1790, Paris : La déclaration des biens, revenus et charges du chapitre de Saint-Honoré mentionne toujours la pension de 300 qui lui a été accordée en 1780.
• [1792] : Antoine François CHARRIÈRE demande aux commissaires de l'administration des biens nationaux du Département de Paris de lui délivrer un extrait de l'acte capitulaire de 1780 lui accordant une pension de 300 livres.
• 24 mai 1792, Paris : Le sieur Burel répond positivement à sa requête.
• 3 brumaire an V (24 octobre 1796), Saint-Germain-en-Laye : Antoine François CHARRIÈRE, âgé de 72 ans, époux de Marie Nicole Adélaïde Lafont, décède à son domicile, n° 57 rue au Pain.
Mise à jour : 6 avril 2024

