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DENYS, Jean-Baptiste (1778 av.-1794 ap.)
État civil
NOM : DENYS     Prénom(s) : Jean-Baptiste     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DENIS
DENY
Date(s) : 1778 av.  / 1794-5 ap.
Notes biographiques

Des diverses signatures de Jean-Baptiste DENYS dont on dispose, on peut déduire qu'il avait choisi d'écrire son patronyme avec un "y", graphie qui a donc été adoptée en autorité pour la présence notice. Lorsque la Révolution commence, Jean-Baptiste DENYS porte le titre de clerc et vicaire de la cathédrale de Limoges, dont il est aussi l'organiste. 

• [date à trouver] : Jean-Baptiste naît probablement à Limoges, fils d'Yrieix Denys et de sa seconde épouse Catherine Devaux. Il est donc frère de Michel DENYS, dit DUJARDIN, qui devient lui aussi musicien, et de Léonard qui, lui, devient cordonnier.

• On peut faire l'hypothèse d'une formation dans l'une des psallettes de Limoges, celle de la cathédrale ou celle de Saint-Martial. Cette hypothèse reçoit un début de confirmation par l'état de "clerc tonsuré" du jeune homme, plusieurs fois attesté ultérieurement.

• 24 novembre 1772, Saint-Junien : Son frère Michel DENYS, dit DUJARDIN est organiste de la cathédrale de Limoges lorsqu'il épouse la jeune Anne Roy, 16 ans, fille de François ROY, le maître de musique de la collégiale de Saint-Junien. Le mariage est célébré dans cette ville, à une trentaine de km à l'ouest de Limoges, soit environ sept heures de marche. On ignore si Jean-Baptiste est de la fête : il n'est ni mentionné dans l'acte ni signataire.

• 13 août 1778, Saint-Junien : Le beau-père de son frère Michel, François ROY, maître de musique de la collégiale de Saint-Junien, meurt à l'âge d'environ 70 ans. C'est probablement autour de cette date qu'un 'jeu de chaises musicales' eut lieu au sein de la famille,Michel DENYS, dit DUJARDIN, succédant à son beau-père à la tête de la musique de Saint-Junien, et Jean-Baptiste succédant à son frère Michel à la tribune de Saint-Étienne de Limoges. Toutefois il faut attendre le dépouillement complet des registres capitulaires de Limoges pour obtenir confirmation de cette hypothèse.

1790, Limoges : Organiste de la cathédrale Saint-Étienne, Jean-Baptiste DENYS est "clerc" et "vicaire de la cathédrale", parfois même dit "grand vicaire". Il fait donc partie des 14 vicaires qui, selon la publication La France ecclésiastique, composent l'essentiel du bas chœur de la cathédrale. Le bas chœur comporte aussi le maître de musique, Honoré-Étienne-Pierre ROUTARD, et un étroit corps de musique composé de trois musiciens adultes, Louis-Joseph GARDIEN, Jean-Baptiste CHABOT et Nicolas TISSONIÈRE, ainsi que six enfants de chœur.
• 20 avril 1790, Limoges : Dans l'église paroissiale St-Jean-dans-la-Cité, "monsieur Jean-Baptiste DENIS, clerc vicaire de la Cathédrale", est choisi pour être le parrain du fils du maître de musique de la cathédrale, Honoré-Pierre ROUTARD, fils prénommé Jean-Baptiste Denis, le patronyme du parrain étant devenu le troisième prénom de l'enfant.
• Durant le même temps, l'organiste mène des démarches pour obtenir les paiements qui lui sont dûs. Le 27 mai 1790, le directoire du district de Limoges reçoit la pétition de Jean-Baptiste DENYS, "vicaire et organiste de la cathédrale Saint-Étienne", réclamant le payement de son traitement d'organiste. Le 1er juin 1790, la demande est transmise au directoire du Département.
• 14 décembre 1790, Limoges : Jean-Baptiste DENYS, "clerc et grand vicaire de la cathédrale", et son frère Michel DENYS, dit DUJARDIN, "maitre de musique à Saint-Junien", assistent au mariage de leur frère Léonard, cordonnier, paroisse St-Maurice de la Cité. Jean-Baptiste confirme son statut en signant "Denys vicaire de l'Eglise de limoges", alors même qu'à cette date le chapitre a été officiellement dissout. On peut penser qu'il envisage de conserver la même fonction au sein de l'église constitutionnelle.

• [1791], Limoges : "Denys organiste du cy devant chapitre de St-Étienne" signe la pétition adressée à "Monsieur le Président de l’Assemblée nationalle" par les musiciens de Saint-Étienne et de Saint-Martial réunis, à une date non précisée.

• 4 prairial an II (23 mai 1794), Limoges : Le citoyen Jean-Baptiste DENYS est dit "musicien" et il demeure "rue basse citté", dans la section de l'Union, lorsqu'il va à la maison commune déclarer la naissance d'un neveu, fils de son frère Léonard, qui portera son double prénom, Jean-Baptiste. Il est accompagné de la "bisayeule au nouveau-né",  la citoyenne Anne Falot, veuve de Pierre Chabrol. Cet acte indique que Jean-Baptiste vit toujours à Limoges et y exerce toujours son métier de musicien, sans qu'il soit précisé dans quel cadre (probablement vit-il de leçons de musique tout en participant aux fêtes civiques et aux diverses célébrations où des musiciens sont requis). Peu avant, son frère Michel a quitté le Limousin "pour la Vendée". On ignore si ces sentiments patriotiques et républicains étaient partagés par toute la famille Denys.

La trace de Jean-Baptiste DENYS se perd après cette date. Est-il parti lui aussi rejoindre son frère et combattre au service de la République ? Son décès a été cherché en vain – jusqu'à présent – dans les tables de Limoges.

• 11 messidor an III (29 juin 1795), Limoges : Un officier municipal vient "faire part à la famille du décédé" d'une lettre reçue le matin même de Niort,  l'informant "que le citoyen Michel DENIS, gendarme de la gendarmerie organisée à Tours, dixième compagnie, natif de ta commune, est décédé à l'hospice de Niort le 9 prairial dernier [28 mai 1795] à la suite d'une blessure".

Mise à jour : 3 octobre 2018

Sources
F-Ad87/ BMS Limoges, St-Maurice de la Cité ; F-Ad87/ BMS St-Jean de Limoges ; F-Ad87/ L 426 ; F-Ad87/ NMD Limoges ; F-An/ DXIX/091/776/01 ; F-An/ DXIX/091/776/07

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