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DESTOMBES, Martin Joseph (1734 av.-1762)
État civil
NOM : DESTOMBES     Prénom(s) : Martin Joseph     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DÉTOMBES
DESTOMBE
Date(s) : 1734 av.  / 1762-4-28
Notes biographiques

Originaire de Bruxelles, où il a sans doute été formé à la musique, Martin-Joseph DESTOMBES est ensuite attesté comme maître de musique à Mâcon, dans le sud de la Bourgogne, et à Saint-Pol-de-Léon, en Bretagne. Sa jeunesse et la période 1735-1743 restent à éclairer.

• ?, Bruxelles [Belgique] : Suivant son acte de mariage, Martin-Joseph DESTOMBES est issu du mariage d'entre Ferdinand Destombes et Marie-Jeanne Barban. Il est baptisé paroisse Notre-Dame de la Chapelle.

• 22 août 1734, Mâcon [Saône-et-Loire] : Martin-Joseph DESTOMBES est reçu maître de musique par le chapitre de la cathédrale Saint-Vincent. Il remplace Louis Robert NOURISSON, mort fin juillet, après avoir occupé le poste durant huit mois seulement. La réception de Martin-Joseph DESTOMBES donne lieu à un acte précautionneux, appuyé sur une période d'observation de trois mois. On peut faire l'hypothèse qu'il s'agit d'un jeune musicien, qui n'a pas d'expérience comme maître de musique. Ces trois mois commencent au 1er septembre.
• 4 décembre 1734 : Les trois premiers mois semblent s'être bien déroulés puisque le chapitre accorde une gratification de 20 livres à son nouveau maître.

• 17 avril 1735, Mâcon : Le chapitre se réunit en chapitre extraordinaire, à l’issue des vêpres, et "sur les plaintes que l’on a fait contre le sieur DESTOMBES maître de musique, la Compagnie l’a congédié". On reste dans l'ignorance de ce que sont ces "plaintes", mais on a l'impression d'une certaine nervosité au sein du chapitre : deux chanoines sont envoyés illico à la maîtrise "faire inventaire des meubles qui appartiennent au chapitre et se saisir des clefs dans le moment et inviter led DESTOMBES à se retirer". Un mois plus tard, François-Antoine FOY, du diocèse de Coutances, est reçu maître de musique et recteur des enfants de chœur de la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon, à partir du 1er juin.

• [1735 à 1743] : Là se placent huit années durant lesquelles on perd de vue Martin-Joseph DESTOMBES. Où a-t-il exercé entre Mâcon et Saint-Pol-de-Léon ?

• 16 mai 1743, Saint-Pol-de-Léon [Finistère] : Les chanoines de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien reçoivent Maitre Martin-Joseph DESTOMBES, "accolite du diocese de Malinnes" [Belgique] pour maître de musique.
• 8 juin 1743, Saint-Pol-de-Léon : Le chapitre accorde la charge de sous-économe de la psallette à Martin-Joseph DESTOMBES. La délibération écrite n'intervient que le 22 août suivant et est suivie du "reglement que doit observer celui qui remplit les places de maître de musique et de sous oeconome de la Salepte". Ce règlement régit la vie spirituelle du maître et des enfants de chœur, la vie civile du maître, la nourriture et l'habillement des enfants, leur éducation tant scolaire que musicale et en particulier à l'article 18 la nécessité de les empêcher de parler breton "entre eux et n'aura point de servante qui ne sache que le breton, dans la crainte qu'ils ne puissent aprendre le francois".

• 27 juillet 1744, Saint-Pol-de-Léon : Après la publication d'un ban, Martin-Joseph DESTOMBES – maître de musique – épouse Eléonore Mazo, veuve. Parmi les témoins du mariage figurent le lieutenant du détachement des milices bourgeoises de la ville de Saint-Pol-de-Léon, François PELLEN, musicien, et honorable homme Jean [Leguenez ?].

• 12 juin 1746, Roscoff [Finistère] : Lors du baptême de Martin Mazurié, Martin-Joseph DESTOMBES signe en tant que parrain. Le rédacteur de l'acte précise les fonctions de notre homme - "maitre de Salete de la ville de Léon" et fait précéder son identité de l'avant-nom honorifique "Noble gens". L'épouse de DESTOMBES, Éléonore Mazo, signe également l'acte parmi les témoins. Roscoff est une bourgade distante de Saint-Pol-de-Léon d'environ 5 kilomètres à pieds.

• 27 mars 1762, Saint-Pol-de-Léon : Les chanoines du chapitre cathédral reçoivent Charles Etienne MARTIN comme maître de psallette en lieu et place de Martin-Joseph DESTOMBES. Ce dernier est conservé en ses fonctions de sous-économe de la psallette. Sans doute est-il trop malade pour gérer les enfants de chœur au quotidien.
• 28 avril 1762  : Martin-Joseph DESTOMBES décède. L'acte de sépulture se réduit à la simple mention de la date du décès, sans signature ni mention d'origine ou de parenté.
• 29 avril 1762 : Les chanoines de la cathédrale, par délibération, prennent acte du décès de Martin-Joseph DESTOMBES, maître et sous-économe de leur psallette, survenu la veille. Sa veuve, Éléonore Mazo, continuera à être logée à la maison de la psallette contre une pension "sur le pied de 400 livres jusqu'à la Saint Michel prochaine" et blanchira les "chemises et linges des enfants de choeur ainsy que celles du sous œconome à l'avenir". Lors de cette délibération, les chanoines reçoivent Charles Etienne MARTIN, maître de psallette depuis le mois de mars dernier, comme sous-économe de la dite institution et qu'il "entrera en la dite maison de Psallete".

Mise à jour : 11 mai 2021

Sources
Abbé Peyron, La cathédrale de Saint-Pol et le Minihy Léon, 1901 ; F-Ad29/ 6 G 42 ; F-Ad29/ 6 G 43 ; F-Ad29/ 6 G 75 ; F-Ad29/ BMS Roscoff  ; F-Ad29/ BMS Saint-Pol-de-Léon ; F-Ad29/ BMS Saint-Pol-de-Léon  ; F-Ad71/ G 216/1

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