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DREUX, Claude (1753-1818 ap.)
État civil
NOM : DREUX     Prénom(s) : Claude     Sexe : M
Date(s) : 1753-9-7   / 1818-4-26 ap.
Notes biographiques

Claude DREUX, maître de clavecin à Paris sous le règne de Louis XVI, jouit d'une petite notoriété comme compositeur et arrangeur d'airs d'opéra à la mode. En même temps, il est organiste du prieuré bénédictin d'Argenteuil (Val-d'Oise), où il se rend chaque dimanche et jour de fête. Sa demande de traitement, en 1792, n'aboutit pas.

• 7 septembre 1753, Argenteuil [Val-d'Oise] : Claude DREUX, fils de René Dreux, cordonnier, et de Marguerite Delisle son épouse, vient au monde ; le 8, on lui donne pour parrain Rémi Claude LE BŒUF, organiste de la paroisse, et pour marraine Marie Élisabeth Moquet, femme de Claude Laurent Fontaine, boulanger.

Rémi Claude LE BŒUF a dû jouer un rôle important dans la formation de cet organiste, tout comme son frère René Joseph DREUX, de quatorze ans son aîné.

• 26 juillet 1772-1790 : Claude DREUX est organiste des bénédictins du prieuré mauriste d'Argenteuil, aux gages de 150 livres par an.  
• 27 juillet 1772, Argenteuil : Il assiste au mariage de sa sœur Marie Marguerite DREUX avec Claude Brasdor, marchand forain, en compagnie de son frère René Joseph. Tous deux sont qualifiés d'organistse.

• 14 février 1776, Argenteuil : Claude DREUX, organiste, mineur, épouse Marie Marguerite Brideau, fille mineure (née le 11 mai 1753) de feu Jean François Brideau, maréchal de forges, et de Marie Jeanne Lacharte (ou Delachartre), tous les deux de fait et de droit de cette paroisse, en présence du côté de l'époux de sa mère, de son oncle maternel Joseph Delille, menuisier, et de son parrain, Rémi Claude LE BŒUF, organiste de la paroisse.

• [vers 1782], Paris : Le sieur DREUX, "jeune maître de clavecin", a arrangé pour le clavecin, le forte-piano ou la harpe l'ouverture de la Reine de Golconde, opéra de Monsigny, indique l'Almanach musical de 1783.

• 15 décembre 1783 : Le Journal encyclopédique ou universel annonce la publication de l'Ouverture des Deux Jumeaux de Bergame, "arrangée pour le clavessin, le forté-piano ou la harpe, par M. Dreux le jeune, maître de clavessin". Il réside alors à Paris, au collège de Navarre. Est-il l'organiste de cet établissement ?

• 7 février 1784, Paris : Le Mercure de France signale la parution de l'Ouverture de Renaud, "arrangée pour le clavecin ou la harpe, par M. Dreux le jeune, maître de clavecin", d'après l'opéra de Sacchini. On apprend qu'il collabore au Journal de clavecin avec l'organiste LASCEUX.

• 6 février 1785, Paris : Le Journal de Paris annonce la parution d'Ariettes & petits Airs, arrangés pour le clavecin, le forte piano, ou pour la harpe, par M. DREUX le jeune, maître de clavecin, dédiés à la Reine.
• 24 février 1785 : Sa fille Louise Joséphine naît à Argenteuil.

• 27 janvier 1787, Paris : Il participe à la réunion au cours de laquelle un tuteur est nommé pour sa nièce Joséphine Lucie Dreux, fille de son défunt frère René Joseph DREUX. Il est qualifié de maître de clavecin.

• [1790] : Le sieur DREUX est organiste et maître de musique des bénédictins d'Argenteuil. Il s'y rend chaque veille de fête et dimanche pour effectuer son travail.
• Décembre 1790 : Monsieur DREUX, "organiste à Argenteuil", est mentionné au folio 3 du grand livre de vente du facteur Érard.

• [vers 1791] : Claude DREUX demande un traitement en compensation de la perte de son emploi.
• 28 septembre 1791 : Le District de Saint-Germain-en-Laye estime que sa demande de traitement n'est pas fondée, son service n'étant pas quotidien et la fonction d'organiste des bénédictins d'Argenteuil n'étant pas la seule qu'il exerçait. Cependant, il propose de lui accorder une gratification de 50 livres.
• 6 mars 1792, Versailles : Le directoire du Département de Seine-et-Oise rejette la demande, "considérant que le Sr Dreux maître de musique ne faisoit pas son état exclusif d'organiste de l'église des cy devant bénédictins d'Argenteuil puisque pour toucher l'orgue il n'avoit annuellement que cent cinquante livres".

• 22 août 1796 : Il doit 720 livres à Érard pour vente de deux pianos.

• 25 juin 1807, Argenteuil : Sa fille Louise Joséphine, demeurant avec ses parents, Grande Rue, épouse Jean Jacques Martinet, adjudant-major au deuxième régiment de Brest, fils d'un maréchal de forge d'Argenteuil. Claude DREUX est maître de clavecin et organiste. 

• 1817, Argenteuil : DREUX, Claude, 62 ans (il en a en fait 64), organiste, est mentionné dans l'État des habitants de la commune dressé sur ordre du préfet.

• 26 avril 1818, Argenteuil : Marie Marguerite Bridault, épouse de Claude DREUX, organiste, décède en sa demeure. L'un des témoins est son gendre Jean-Jacques Martinet, 44 ans, officier de la Légion d'honneur, chef de bataillon en non-activité. Cet officier a débuté sa carrière militaire en 1792 comme volontaire et l'a achevée en 1815 avec le grade de capitaine.

Mise à jour : 9 septembre 2018

Sources
Almanach musical, 1783 ; Connoissance de l'Orgue, 1991 ; F-Ad78/ 1 L 49 ; F-Ad78/ 3 Q 2 ; F-Ad95/ 3E6 104 ; F-Ad95/ 3E6 138 ; F-Ad95/ 3E6 40 ; F-Ad95/ 3E6 59 ; F-Ad95/ 3E6/ 63 ; F-Ad95/ 9M 305 ; F-An/ Y 5149B ; Journal de Paris, février 1785 ; Journal encyclopédique ou universel, déc. 1783 ; Mercure de France, février 1784 ; http://www.sebastienerard.org D.2009.1.1890 ; http://www.sebastienerard.org/ D.2009.1.83

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