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DUCHATEAU, Christophe (1749-1823)
État civil
NOM : DUCHATEAU     Prénom(s) : Christophe     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DUCHÂTEAU
DU CHATEAU
DU CHÂTEAU
Date(s) : 1749-9-12   / 1823-3-31 
Notes biographiques
Originaire d'Étain [Meuse], Christophe DUCHATEAU semble s'établir à Nantes [LA] vers 1776 et y entame une carrière d'organiste auprès de deux maisons religieuses de la ville : celle des Carmes et celle des Dominicains. Son devenir nous est encore mal connu durant la période révolutionnaire mais il semble avoir gardé une activité musicale tout en exerçant le métier de peintre. Dans les premières années du XIXe siècle, il quitte Nantes pour la ville de Saint-Brieuc [Côtes-d'Armor] où il devient organiste de la cathédrale. En 1823, Christophe DUCHATEAU revient à Nantes et entre à l'hospice du Sanitat où il décède la même année.

• 12 septembre 1749, Étain [Meuse] : D'après son acte de mariage (les registres d'Étain n'ont pas été conservés pour cette période), Christophe DUCHATEAU voit le jour du mariage d'entre Antoine DUCHATEAU, musicien, et Ursule Lafond.

En l'état actuel des recherches, nous ignorons encore tout de ses années de formation.

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• 1776, Nantes [LA] : D'après l'Almanach du commerce, des arts et métiers de la ville de Nantes, un DUCHÂTEAU réside "rue de Verdun". Il est classé dans la rubrique  "des peintres" et non dans celle des "Musiciens". Il n'apparaît pas dans l'Almanach de l'année 1775 ce qui pourrait signifier, s'il s'agit bien de la même personne, que son établissement à Nantes daterait de 1776.

• 4 mars 1779, Nantes : DUCHATEAU qui précise être "peintre et organiste des RR PP Carmes", propose un joli jeu d'orgues à vendre "fort petit, bien peint et doré pour mettre dans une salle ou pour une communauté de religieuses". Il est donc déjà au service des Carmes bien que les relevés du Directoire retiennent 1783.

• [1779]-juin 1790, Nantes : DUCHATEAU exerce au service des Dominicains et des Carmes de Nantes comme organiste

• 17 décembre 1784, Nantes : L'organiste Jean HUNA qui arrive de Paris et est installé à Nantes depuis novembre propose dans Les Affiches des leçons de chant et de clavecin. Il dit être organiste des pères carmes de Nantes et venir de Paris. Il remplace temporairement DUCHATEAU qui demeurera l'organiste attesté des Carmes et des Dominicains jusqu'en 1790.

1790, Nantes : Il est attaché par marché réciproque comme organiste au couvent des Dominicains et des Carmes de Nantes depuis sept ans, c'est-à-dire depuis 1783 environ et depuis 1779 pour les Carmes. Il est tenu de jouer aux offices matin et soir. Son traitement est modique, 300 livres versées à raison de 50 livres tous les deux mois. Il est en outre nourri et chauffé. Compte tenu de la médiocrité de sa rémunération, il exerce aussi pour le compte de confréries, ce qui semblerait doubler son salaire.

• [1790-1791], Nantes : La série DXIX fait état d'une pétition commune de trois organistes de maisons religieuses nantaises, Christophe DUCHATEAU, Pierre DUCLOS et LEGENDRE. Ils rappellent avoir été organistes depuis leur jeunesse, être chargés de famille et par conséquent sollicitent une pension.

• 1er janvier 1791, Nantes : Christophe DUCHATEAU obtient des Dominicains, dits aussi Frères prêcheurs ou Jacobins, un certificat de service qu'il adresse au Comité ecclésiastique pour obtenir une pension. Sont indiqués dans le document sa rémunération auprès des Carmes et Dominicains ainsi que celle qu'il percevait des confréries, soit environ 600 livres en argent et une part en nature non évaluée.
 
• 1790-1792, Nantes : DUCHATEAU est garde national dans la compagnie des "Amis réunis" qui lui délivre un certificat le 23 juin 1792.
 
• 1792-1793, Nantes : Christophe DUCHATEAU adresse une nouvelle demande de pension au Directoire du district de Nantes en y joignant plusieurs certificats de travail et un extrait d'acte de baptême.
• 17 avril 1793 : Le Directoire du district de Nantes délibère sur sa demande et décide de lui accorder 133 livres 13 sols 6 deniers de pension, soit un tiers des 400 livres qui sont attribuées aux officiers laïcs ayant moins de 50 ans et plus de 30 ans d'exercice. Le receveur du district de Nantes lui versera sa pension par quartier à échéance à partir de la suppression de son poste en juin 1790, ce qui signifie qu'il devrait bénéficier d'une régularisation de situation.

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• 19 mai 1799, Nantes : Christophe DUCHATEAU, âgé de 49 ans et exerçant comme musicien, épouse Françoise Honorée Bregeon, originaire de Corsept [ou de Saint-Père-en-Ray suivant les actes, Loire-Atlantique]. Les époux résident tous deux en la section Concorde, rue Milton. À l'occasion de ce mariage, Christophe DUCHATEAU reconnait comme enfant légitime, Pierre [nommé François dans l'acte] né hors mariage le 8 juillet 1797. Les témoins appartiennent au milieu de l'artisanat : trois peintres (future profession du marié) et un tisserand.
• 29 août 1799, Nantes : Le jeune marié, exerçant toujours en tant que musicien, déclare la naissance d'un enfant. La famille demeure toujours section Concorde, rue Milton.

• 16 septembre 1801, Nantes : Christophe DUCHATEAU déclare la naissance d'un garçon né deux jours plus tôt. La famille demeure en la 8ème section, rue Milton. L'enfant décède deux mois plus tard. Pour la première fois, Christophe DUCHATEAU est dit exercer le métier de peintre.

• 1802, Nantes : Christophe DUCHATEAU qui se fait appeler Jacques-Christophe et exerçant comme peintre, déclare la naissance d'une fille. La famille réside en la 16eme section, rue Racine.

• Entre 1805 et 1808, Nantes : Le couple Duchateau - résidant en la 8ème section, rue de la Commune - accueille trois nouveaux enfants. Christophe DUCHATEAU – qui se fait parfois appeler Jacques-Christophe dans les actes – est peintre.

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• 1814, Saint-Brieuc [Côtes-d'Armor] : Cette année-là, la famille Duchateau perd deux filles. Les actes indiquent que leur père, Christophe DUCHATEAU est organiste. Nous ignorons encore la date du déménagement de la famille en la cité briochine.

• Janvier 1820, Saint-Brieuc : Christophe DUCHATEAU est toujours organiste de la cathédrale de cette ville suivant la mention figurant sur l'acte lors du mariage de son fils Pierre à Brest [Finistère]. Christophe DUCHATEAU ainsi que son épouse n'assistent pas à la cérémonie.

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• 15 janvier 1823, Nantes : Christophe DUCHATEAU entre au Sanitat, hospice situé près du quai de la Fosse qui accueille les indigents, les orphelins, les aliénés et les prostituées.
• 31 mars 1823, Nantes : Christophe DUCHATEAU décède au Sanitat. La déclaration, qui ne mentionne pas sa profession, est faite le 3 avril suivant par Germain Le Blanc et Joseph René Bretault tous deux employés à l'Hôtel-Dieu. La mention en marge de l'acte précise que l'épouse de Christophe DUCHATEAU, Françoise Honorée Bregeon, est toujours en vie.

Mise à jour : 14 octobre 2021

Sources
Almanach du commerce, des arts et métiers de la ville de Nantes ; Courriel M.-Cl. Mussat, 3 novembre 2009 ; F-Ad44/ 1 Q 268 ; F-Ad44/ 1 Q 312 ; F-Ad44/ Rôles de capitation de Nantes ; F-Ad56/ NMD Saint-Brieuc ; F-Am Brest/ NMD Brest ; F-Am Nantes/ NMD Nantes ; F-Am Nantes/ NMD Nantes, section Concorde et Erdre ; F-An/ DXIX/080/610/07 ; F-An/ DXIX/080/610/08 ; Les Affiches de Nantes

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