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FAIVRE, Jean (1757-1804 ap.)
État civil
NOM : FAIVRE     Prénom(s) : Jean     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FEVRE
FEBVRE
LEFÈVRE
LEFEBVRE
FÈVRE
Date(s) : 1757-2-5   / 1804 ap.
Notes biographiques

Une brève carrière, dix ans seulement, au service de l'Église avant la Révolution. Malgré beaucoup d'obscurités encore sur le début et la fin de son existence, une certitude : lorsque la Révolution commence, le comtois Jean FAIVRE (parfois FÈVRE) chante la basse taille ou la basse contre à la Sainte-Chapelle de Dijon. Et lorsqu'elle s'achève, il chante à la nouvelle cathédrale, installée dans l'édifice de l'ancienne abbaye Saint-Benigne.

• 5 février 1757, à "Scey en Franche Comté" [aujourd'hui : Scey-Maisières, dans le Doubs] : C'est dans cette localité comtoise que naît Jean FAIVRE, selon les indications précises données ultérieurement par son acte de mariage. Il est fils de Guillaume Faivre et de Jeanne-Françoise Lambert.

• 1er mars 1765, Scey : Le jeune garçon a huit ans lorsque son père décède. Cela pourrait être aussi la période à laquelle il serait devenu enfant de chœur. Toutefois son dossier de carrière ultérieur ne mentionne aucune entrée dans une quelconque maîtrise.
 
• [1780], ? : À partir de cette année environ, Jean FAIVRE aurait été "au service de différentes églises". Il a alors 23 ans, ce qui est un âge tardif pour entamer une carrière : il a forcément exercé un autre métier auparavant, sur lequel on manque de tout renseignement (maître d'école ? armée ? apprentissage artisanal ?).

• 23 juillet 1784, Dijon : Sur les fonts de Saint-Jean est présenté au baptême le fils d'un brodeur dont les parrain et marraine sont Jean FAIVRE "musicien" et Anne PAILLOT "fille de Jacques PAILLOT, musicien", sans précision d'appartenance. Le parrain signe "Jean faivre", le "J" de Jean étant une clé de sol.

• 29 novembre 1787, Dijon : Dans la cathédrale Saint-Étienne est célébré le mariage de Jean FAIVRE, musicien à la Sainte-Chapelle, avec Jeanne-Claude Laurent, de plus de huit ans son aînée. Si les parents de la mariée sont tous deux présents, la mère du marié a envoyé son consentement par acte notarié du 18 novembre. Le musicien est domicilié sur la paroisse Saint-Médard. Parmi les présents, on remarque Henri VERPAULT, musicien à la cathédrale, Louis Joliot, le bedeau de la paroisse Saint-Médard, Jean-Baptiste Guibaudet…

• 20 juillet 1788, Dijon : Un peu moins de huit mois après le mariage naît Jeanne-Françoise, baptisée le même jour dans la cathédrale par le vicaire de Saint-Médard. Les parrain et marraine, absents et représentés, manifestent les liens qui perdurent avec la province d'origine ("bourgeois à Saussey en Franche-Comté", "fille majeure de Saoux en Comté"). Le père est dit "musicien de la Ste-Chapelle du Roi à Dijon".

• 16 septembre 1789, Dijon : Jean FAIVRE est présent "au cimetière commun" lorsqu'y est inhumé le petit François-Léonard, fils de son collègue Pierre-Alexandre FEUVRIER, "musicien de la Sainte chapelle du Roi", décédé la veille paroisse Saint-Michel à l'âge de seize mois.

1790, Dijon : Jean FAIVRE chante toujours à la Sainte-Chapelle, et déclare une ancienneté de dix années "au service de différentes églises". Ses revenus sont de 600 livres par an. Il est âgé de 34 ans et père de famille.
Sous la direction de François COLIN, les musiciens de la Sainte-Chapelle sont alors Antoine BERTHOT, Nicolas BORNE, André CAILLOT, François DELAURIÈRE, Jean FAIVRE, Pierre-Alexandre FEUVRIER, Pierre JARLOT, Jean-Baptiste MILLOT, François PARISOT, ainsi que l'organiste Pierre-Philibert LAUSSEROIS. On trouve aussi mention de SIRJEAN et de REGNAUD... sur lesquels on est moins bien renseignés. Quatre chapelains étoffent le chant, MICHELIN, Pierre BOUCHÉ, Pierre-François GIGAUD et le "sous-chantre" LEBRUN. Longtemps musicien en titre à la Sainte-Chapelle, Jacques PAILLOT semble en 1790 n'y intervenir que ponctuellement en renfort, de même que le violoniste François BARY.
La même année le rôle de taille de la paroisse Saint-Médard montre un certain FÈVRE, "chantre", taillé à 30 sols rue Rameau. Musicien d'Église, il est classé parmi les "ci-devant privilégiés". Il s'agit très probablement de Jean FAIVRE.

• 1791 : Le district de Dijon propose d'accorder à FÈVRE / FAIVRE une pension de 500 livres.
• 8 mai 1791 : Le plan de réorganisation de sa musique présenté par Volfius, Évêque de la Côte-d'Or, sans aucun doute inspiré par François COUET, prévoit quatre basse contre, deux venant de la ci-devant Sainte-Chapelle (BERTHOT et FAIVRE), deux étant déjà précédemment à la cathédrale (BRICARD et VERPAULT), une basse taille, BORGET, de la cathédrale, une taille, JARLOT, de la Sainte-Chapelle,  et bien entendu la haute contre de la Sainte-Chapelle, Nicolas BORNE. À ces voix s’ajoutent trois instrumentistes, DELAURIÈRE et MILLOT de la Ste-Chapelle et le violoncelliste MICHAUD, sans oublier bien sûr l’organiste de la cathédrale, François LECLERC.

• 1794, Dijon : En compagnie de nombreux autres ci-devant musiciens d'Église tels BORNE, DELAURIÈRE, FREYHAMER, LEFRANC, MILLOT ou SAGOT, le citoyen "FEVRE" est engagé comme instituteur de musique à l'Institut de Musique nouvellement créé par la Municipalité. Avec "BERTHAUT" et SAGOT, il sera chargé du "dépôt ou classe élémentaire". Ses spécialités ne sont pas précisées.

• 21 prairial an X (10 juin 1802), Dijon: Lorsque sa fille Jeanne-Françoise épouse un négociant habitant Chalons de quinze ans son aîné, Jean FAIVRE est instituteur à Dijon. Mais il continue à fréquenter le milieu musical : l'un des quatre témoins est Nicolas BORNE musicien à Dijon.

• 9 nivôse an XII [31 décembre 1803], Dijon : Le citoyen FÈVRE [FAIVRE] est nommé "première basse-taille" de la cathédrale Saint-Bénigne et recevra un traitement de 100 francs par an "à compter du premier vendémiaire dernier" (27 septembre 1803). Dans ce bas chœur nouvellement reconstitué, il côtoie un chantre qui a le rang de première taille et joue sans doute plus ou moins le rôle de maître de musique, le citoyen BORGET, un chantre seconde taille nommé JACQUESON, un autre chantre basse-taille nommé CHEVALIER, et un serpent, le citoyen LUCAN. Les deux tailles sont expressément chargées de faire les intonations. Il est convenu que ces cinq hommes "assisteront au chœur à tous les offices des fêtes et dimanches". Il ne s'agit donc plus d'emplois à temps plein, comme cela était généralement le cas à la cathédrale Saint-Étienne de Dijon antérieurement à la Révolution.

Après quoi on perd sa trace...

Mise à jour : 28 novembre 2018

Sources
F-Ad21/ BMS St-Jean de Dijon en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Michel de Dijon en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Médard de Dijon en ligne ; F-Ad21/ G 2066 ; F-Ad21/ L 1797 ; F-Ad21/ L 39 ; F-Ad21/ NMD Dijon en ligne ; F-Ad21/ série V ; F-Am Dijon/ L 329 bis ; F-AmDijon/ 2 R1/1 ; F-An/ DXIX/093/820-2/14,15,17,18 ; F-An/ DXIX/093/820-2/50 ; J.-E. Doussot, Musique et Société à Dijon..., 1999 ; PM Guéritey, Le Grand orgue de la cathédrale…, 1996

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