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FANCHON, Hubert (ca 1726-1783 ap.)
État civil
NOM : FANCHON     Prénom(s) : Hubert     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FAUCHON
Date(s) : 1726 ca  / 1783-4 ap.
Notes biographiques

Hubert FANCHON quitte la Picardie pour s'installer définitivement au Dorat [Haute-Vienne] où il exerce comme choriste au chapitre de la collégiale Saint-Pierre. Pendant plus de trente années, les Dorachons pourront l’entendre chanter pendant les offices qui rythment la vie de la collégiale.

• [1726] Puzeaux [Somme] : Hubert FANCHON est originaire de cette localité picarde, située dans le Santerre, à 30 km au nord de Noyon (environ six heures de marche). Son acte de mariage indique que son père y était charron et que sa mère se nommait Jeanne Galoppin.

• On ignore tout actuellement de l'enfance d'Hubert FANCHON et de sa prime jeunesse. À une date encore impossible à préciser, le jeune homme quitte la Picardie. Après d'éventuelles étapes elles aussi actuellement inconnues, il s'installe dans la capitale de la Basse Marche, Le Dorat.

• 3 novembre 1751, Le Dorat : Hubert FANCHON, "choriste", se marie avec Mathurine Pouffary (on trouve parfois aussi Pouffari, Poufari). Les bans ont été publiés à Saint-Pierre du Dorat, et dans la paroisse d'origine du jeune homme, Saint-Vast de Puzeaux, où vivaient antérieurement ses parents, tous deux décédés avant son mariage. Le curé ne se prive pas de signaler dans son acte que le marié a 25 ans alors que la mariée est "âgée d'environ 33 ans". Fille d'un maréchal décédé, elle demeure "au châtel" où elle est peut-être domestique. Elle est accompagnée de son frère, charpentier, qui ne sait pas signer. Quant au marié, il est accompagné de l'un de ses collègues du bas chœur, Laurent ALONCLE, "choriste".

• Durant les années suivantes, naissent leurs enfants. Ont été notamment relevés les baptêmes de Catherine (9 avril 1753) et de Marguerite (12 août 1754). Les parrains appartiennent à la famille Marcoux (cabaretiers). Les marraines signent avec peine ou déclarent ne pas savoir signer. Hubert FANCHON est dit "choriste de cette église".

• 21 novembre 1759, Le Dorat : Le choriste est témoin au mariage de l'organiste Étienne LAMONTAGNE. Une autre fille Fanchon, Marie, naît cette année-là (elle a 30 ans à son mariage en 1789).

• 16 octobre 1764 : Hubert FANCHON "choriste" assiste à la sépulture d'un fils de 17 mois de l'organiste Étienne LAMONTAGNE. Il signe "hubert fanchon".

• 21 novembre 1769, Le Dorat : Hubert FANCHON "corriste" est présent et signe l'acte de mariage d'Anne Rampiont – dont le père était arpenteur royal – et de Jean-Baptiste Marchadier, jeune boulanger de 21 ans, fils de son collègue Jean-Baptiste MARCHADIER qui est ici dit boulanger mais qui au même moment est toujours donné comme "choriste" dans d'autres actes.

• 16 janvier 1770 : Lorsqu'en la collégiale sont célébrées les noces de Jean-Baptiste-BONNESSET, musicien et choriste du chapitre du Dorat, Jean-Baptiste MARCHADIER et Hubert FAUCHON, tous deux "choristes de la ditte église", sont présents et signent.

• 14 janvier 1771, Le Dorat : En compagnie du maître d'école, Hubert FANCHON "choriste" est présent et signe au mariage du jeune chantre Joseph COUDAMY et de Françoise Champigny. Il signe "Hubert Fanchon".

• 27 mai 1777 : Catherine Fanchon, fille d'Hubert FANCHON "choriste", se marie avec Pierre Marchadier, garçon boulanger, fils de Jean-Baptiste MARCHADIER lui aussi "choriste" – et en même temps boulanger comme son fils –. Les mariés ont tous les deux 24 ans.

• 1er février 1779, Le Dorat : Hubert FANCHON choriste, oncle de la mariée, assiste au mariage de Sylvine Cordeau, sœur du (futur) chantre Joseph CORDEAU, avec un jeune menuisier, Léonard Bonnet. Toutes ces familles au service du culte à la collégiale ont entrecroisé des liens nombreux entre elles.

• 27 février 1781, Le Dorat : Jean-Baptiste DUPEYROUX, "maitre de psalette", et Hubert FANCHON, "choriste", sont témoins au mariage de Thérèse Audiguet, sœur de François AUDIGUET. Celui-ci est également présent mais il est qualifié de menuisier (il deviendra ultérieurement maître de musique de la collégiale).

• Avril 1783, Le Dorat : Jusqu'au 2 avril 1783, l'on peut lire la signature d'Hubert FANCHON sur quasiment tous les actes de baptêmes et de sépulture de la paroisse Saint-Pierre du Dorat. Puis, brusquement à partir de cette date, on y découvre la signature de son fils Pierre Fanchon, "clerc de paroisse", qui semble avoir pris provisoirement le relais en attendant qu'un autre choriste soit officiellement reçu.
[mi-1783] : Le charpentier Joseph CORDEAU est reçu chantre et choriste à la collégiale Saint-Pierre en remplacement de son oncle Hubert FANCHON.

• 21 décembre 1786, Le Dorat : Mathurine Pouffary, veuve d'Hubert FANCHON, est "inhumée en présence de son fils Pierre Fanchon, charpentier et de Joseph CORDEAU, aussi charpentier, son neveu".
Le vieux chantre est donc mort dans l'intervalle, mais son acte de sépulture est resté introuvable dans le registre paroissial du Dorat. Il a probablement été inscrit dans le registre spécifique aux sépultures du chapitre.

• 23 février 1789, Le Dorat : Sa fille Marie, 30 ans, épouse Antoine Léonard, un voiturier de 28 ans. Elle est dite "fille de défunt Hubert FANCHON choriste, et de défunte Mathurine Pouffari". Parmi les présents, on remarque son frère Pierre Fanchon, charpentier, ainsi que Joseph COUDAMI, toujours qualifié de "choriste".

Mise à jour : 15 septembre 2018

Sources
F-Ad87/ BMS Le Dorat

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