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FASSIER, Pierre (ca 1711-1775)
État civil
NOM : FASSIER     Prénom(s) : Pierre     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FACIEZ
FASCIER
FASCIÉ
FACÉ
Date(s) : 1711 ca  / 1775-5-8
Notes biographiques

Pierre FASSIER est second serpent du chapitre de Saint-Honoré, à Paris, sous le règne de Louis XV. Il exerçait parallèlement une autre activité de type commercial (qu'il semble avoir délaissée au moment de sa mort).

• [vers 1711] : Pierre FASSIER naît à Boussy-Saint-Antoine [Essonne]. Il est le fils de Mathurin Fassier, jardinier, et d'Élisabeth Mignard, sa femme.

• 13 juillet 1741, Paris : Pierre FASSIER, bourgeois de Paris, 30 ans passés, demeurant cloître et paroisse Saint-Honoré, contracte mariage avec Marie Françoise Lemaire, 20 ans, fille de feu Antoine Lemaire, maître cordier, et de Marie Picarda, demeurant elle aussi cloître et paroisse Saint-Honoré. La mère de la future constitue à sa fille une dot de 1 500 livres, consistant en une rente constituée en 1740 de 50 livres au principal de 1 000 livres par Jean François de La Porte, écuyer, et 500 livres en une chambre garnie, meubles, habits, linges et hardes suivant l'évaluation faite entre les parties. Le futur apporte une rente de 100 livres au principal de 2 000 livres constituée à son profit par le sieur de La Porte (1740), plus la valeur de 1 000 livres en meubles meublants, ustensiles, habits, linges et hardes.

• 8 avril 1743, Paris : Le chapitre de Saint-Honoré décide de donner un adjoint à Frédéric Hubert PAULIN pour jouer du serpent afin de le soulager. Le choix se porte sur Pierre FASSIER ("Facé"), désigné comme second serpent, tenu d'en faire la fonction à tous les offices des dimanches et fêtes chômées ou non et aux messes et vêpres les autres jours, aux gages de 300 livres par an à compter du premier avril.

• 5 juin 1753, Paris : Son fils Pierre Antoine Fassier est baptisé en la paroisse Saint-Honoré.
• 5 juillet 1753, Paris : M. de La Sône, chanoine et receveur du chapitre de Saint-Honoré, donnera au sieur FASSIER, second serpent, la somme de 100 livres pour l'aider dans ses besoins.

• 9 février 1761, Paris : La compagnie a accordé au sieur FASCIÉ, "second serpent de notre église", une augmentation de 25 livres par an.
• 14 septembre 1761, Paris : Le sieur FASSIER, second serpent, demande et obtient un congé de huit jours à commencer le vendredi 18 de ce mois.

• 9 septembre 1766 : Sa femme Marie Françoise Lemaire décède.

• 22 septembre 1767, Paris : Le sieur FASSIER, serpent, demande et obtient 15 jours de congé.

• 12 mars 1770, Paris : Le sieur FASCIER, second serpent, s'est présenté à la compagnie et a dit que "dans les dernières années, il avoit eu le malheur de perdre sa femme qui aidoit par son travail à la dépense de sa maison, qu'il étoit chargé d'une nombreuse famille, que les denrées sont hors de prix et enfin que par les circonstances présentes, il perd beaucoup sur le peu de vente qu'il a sur le roi, ce qui le met dans un état de détresse et de besoin auquel il espère que la compagnie voudra bien avoir égard et luy accorder une gratification pour le secourir dans l'état fâcheux dans lequel il se trouve". Comme il a éprouvé des malheurs qu'il n'avait pu prévoir et que d'ailleurs la compagnie est contente de son exactitude et son service au chœur, elle veut bien venir à son secours. Elle lui accorde 100 livres de gratification, payable en deux fois, 50 livres actuellement et 50 autres au mois d'octobre prochain.
• 17 septembre 1770, Paris : FASCIER, second serpent, obtient un congé de 9 jours.

• 16 septembre 1771, Paris : Il obtient 8 jours de congé.

• 8 mai 1775, Paris : Pierre FASSIER meurt de maladie. Dans son inventaire après décès du 30 mai, il est qualifié de bourgeois de Paris. Il laisse trois enfants : Pierre Louis Antoine Fassier, maître cordier, Pierre Antoine Fassier, compagnon layetier (fabricant de caisses et de coffres en bois), mineur émancipé, et Geneviève Fassier, environ 19 ans, sous tutelle de son frère aîné. Il était locataire d'un petit appartement (loyer : 200 livres par an) dans le cloître Saint-Honoré, mais n'occupait pas la chambre que le chapitre lui avait accordée à titre de logement de fonction, préférant la sous-louer moyennant 75 livres par an. Le montant de la prisée s'élève à 981 livres, cependant l'actif est largement supérieur car FASSIER avait prêté de l'argent à son entourage. Il possédait un peu d'argenterie, une montre à boîte d'argent, une soixantaine d'ouvrages de dévotion, une flûte traversière et un serpent estimé 8 livres. Sa garde-robe contenait les vêtements qu'il utilisait dans le cadre de son service à la collégiale : une soutane et sa veste d'étamine noire, un camail d'étamine, une chape et son camail de drap et voile noir, une aumusse petit gris, un bonnet carré, deux porte-collets, deux surplis et trois rochets de différentes toiles (valeur : 36 livres).
• 15 mai 1775, Paris : Jean François FOURNIER est nommé second serpent avec pour salaire 400 livres par an et une chambre dans le cloître pour se loger ; il remplace M. FACIEZ, décédé.

Mise à jour : 5 août 2025


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