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Pour citer Muséfrem
FERRAND, Jean-Baptiste (1757-1803 ap.)
Autre(s) forme(s) du nom : FERAND
Date(s) : 1757-3-22 / 1803 ap.
Jean-Baptiste FERRAND a mené toute sa carrière ecclésiastique à la cathédrale Saint-Apollinaire de Valence, d'enfant de chœur à prêtre puis chanoine. Chantre en 1777, il devient habitué, puis obtient la charge partagée de la maîtrise en 1789. Après la Révolution, il aurait fait carrière à l'armée.
• 22 mars 1757, [lieu ?] : Un acte du 12 fructidor an 5 du district de Valence (29 août 1797) indique cette date de naissance pour Jean-Baptiste FERRAND.
• 5 octobre 1765, Valence : Jean-Baptiste FERRAND entre à la maîtrise de la cathédrale : "MM. ont permis à Raphaël de prendre la soutane noire et ont recû à sa place d’enfant de Chœur, Jean-Bapt Ferran".
• 4 novembre 1777, Valence : Messieurs du chapitre de la cathédrale "ont accordé deux louis de gratification au nommé Ferand clerc tonsuré pour assister aux offices et y faire les fonctions de chantre".
• 1781-1782, Valence : Jean-Baptiste FERRAND progresse dans sa carrière ecclésiastique, devenant lors de ces deux années sous-diacre, diacre, puis prêtre (cf. A. Loche, 1975).
• 25 juin 1782, Valence : FERRAND accède à la fonction d'habitué : "nommé à la place d’habitué qu’occupait M. Cotte qui a été pourvu d’un canonicat, M. Jean-Baptiste Ferrand prêtre incorporé de cette église".
• 25 juin 1789, Valence : Deux prêtres habitués - Joseph CLUZE et FERRAND - sont désignés par le chapitre de la cathédrale pour être en charge par moitié de la maîtrise : "MM. ont nommé MM. Cluze & Ferand prêtre habitué de l’église pour remplir conjointement l’office de sous sacristain & la charge de la maîtrise".
• 3 novembre 1789, Valence : Quand décède le chanoine Joseph Préclos, c'est Jean-Baptiste FERRAND, étant sans doute le plus ancien habitué, qui obtient ce canonicat et sa prébende. Le nouveau chanoine du chapitre de la cathédrale "ayant payé le droit de chape suivant l’usage demande d’être reçu in fratrem", il obtient cette dignité et "en conséquence il a fait sa profession de foy entre les mains de M. l’abbé de St-Félix".
• 1790, Valence : En 1789 et 1790, le dispositif cantoral est connu. ils sont deux maîtres des enfants de chœur : CLUZE et FERRAND. Le chapitre désigne aussi deux choristes ou chantres pour ''entonner'', pour diriger le chant du bas-chœur, lequel est constitué des huit enfants de chœur, des épiphards (dont TESTON) et des "six habitués inamovibles", dont Joseph CLUZE, Jean-Baptiste FERRAND, Louis RASPAIL et Antoine SOULLIER.
• 1790, Valence : L'administration de la maîtrise de la cathédrale et la conduite de ses enfants de chœur continuent à être partagées entre Joseph CLUZE et Jean-Baptiste FERRAND, choristes et sous-sacristains.
• 30 décembre 1790, Valence : Le procès verbal de clôture de l'église cathédrale indique que Jean-Baptiste FERRAND reçoit les clefs de la sacristie et la gestion de ce qu'elle conserve de matériel liturgique.
• 1791 [?], Valence : Un dossier individuel de la série L.564 fournit des éléments sur les revenus des ces deux clercs. Le rapporteur écrit à propos de Joseph CLUZE : "J’observe encore à MM du Directoire qu’en qualité de maître des anfants de chœur, que faisant le service de sous sacristain et de choriste, le tout de moitié avec Mr. Ferrand, les honoraires portaient à deux cent huitantes trois livres 283 ₶, ce qui donnait à chacun 141 ₶". Ces 141 livres paraissent bien constituer le paiement du service effectué pour la co-direction des enfants de chœur, comprenant aussi les services de choriste et sous-sacristain. Mais étaient-ils personnellement ceux qui enseignaient le chant aux enfants, ou étaient-ils secondés par un maître de chant ?
• 4 octobre 1792, Valence : "MM. Debeaux (Jean-Bapt.-Henry), Ferrand (Jean-Bapt.-Henry), ex-chanoine,[…] ont prêté le serment de maintenir la liberté et l’égalité" (suivant A. Rochas, Journal d'un bourgeois de Valence, 1891-1892).
• 1er janvier 1793, Valence : Les prêtres FERRAND, HILAIRE, MONICAULT, PONCY sont déclarés "suspects" par le Conseil général de la ville : ils "devront se présenter deux fois par jour, à heures fixes, devant le commissaire de police" (A. Rochas, Journal d'un bourgeois de Valence, 1891-1892).
• 1794, Italie : Suivant la biographie des prêtres écrite par A. Loche (1975), FERRAND "part à l’armée d’Italie ; il sera "courrier". Il trouvera là-bas Serpeille."
• 29 août 1797, Valence : Dans un état du 12 fructidor an V du district de Valence, il est accordé à Jean-Baptiste FERRAND, chanoine, demeurant à Valence, né le 22 mars 1757, une pension de 1000 livres, au vu de ses revenus antérieurs.
• 9 février 1801, Valence : A. Loche écrit : "20 Pluviose AN IX il se démet à Valence."
• 1802, Valence : A. Loche écrit : "Il était directeur des PTT à la 7ème Division militaire. 1803. EXEAT". Jean-Baptiste FERRAND aurait donc quitté l'Église pour, depuis 1794, travailler dans l'armée ?
Mise à jour : 27 août 2025

