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GÉRARD, Charles Antoine, le cadet (1764-1842)
Complément de nom : le cadet
Date(s) : 1764-3-31 / 1842-9-4
Le destin de Charles Antoine GÉRARD est inséparable de celui de son frère aîné Louis Joseph, avec lequel il a travaillé à la collégiale parisienne Saint-Louis-du-Louvre jusqu'en 1790 en qualité de chantre, puis à l'église paroissiale Saint-Thomas-d'Aquin, toujours comme chantre, enfin au ministère de la Justice sous la Restauration.
• 31 mars 1764, Maignelay-Montigny [Oise] : Né le jour même, Charles Antoine GÉRARD, fils de Jean Louis Gérard, boucher, et de Marie Jeanne Defresnoy sa femme, est baptisé.
• 1er septembre 1781, Paris : Frère du maître des enfants de chœur Louis Joseph GÉRARD, Charles Antoine GÉRARD est présenté au chapitre de la collégiale Saint-Louis du Louvre par ce dernier afin de remplacer le chantre Louis MOREL, qui demande son congé. La compagnie l'accepte "a l'essay pour quelques mois, au bout duquel tems si sa voix se fortifie et qu'on le trouve en état de bien remplir les obligations, il sera reçu".
• 5 novembre 1783, Paris : Charles Antoine GÉRARD reçoit une gratification de 12 livres "pour faire les feuilles de la pointe".
• 16 décembre 1785, Paris : Charles Antoine GÉRARD est renvoyé à la suite d'un manque de respect envers le vicaire Fauquel. Celui-ci explique que les frères Louis Joseph et Charles Antoine GÉRARD sont venus "l'attaquer durement de paroles" dans la sacristie en présence de M. Carbonel, chanoine, du sacristain et de l'ecclésiastique qui célébrait la messe de onze heures, ainsi que de plusieurs enfants de chœur, "lui reprochant d'avoir pointé ledit sr Gérard le jeune à trois petites heures auxquelles il avoit en effet manqué, lui disant insolemment qu'il n'étoit pas plus qu'eux et ledit Gérard le jeune portant l'oubly du respect dû à son âge et à son caractère jusqu'à lui dire qu'il n'étoit qu'un gredin". La compagnie, soucieuse de rendre au sacerdoce l'honneur et le respect qui lui sont dus, ordonne des excuses publiques au frère aîné et congédie le cadet "irrévocablement, en lui interdisant dès ce jour l'entrée de son chœur".
• 16 janvier 1786, Paris : Après des excuses publiques et à la demande de la victime, il est réintégré. On lui demande d'être à l'avenir plus respectueux "à l'égard de messieurs les prestres".
• 3 février 1789, Paris : Il demande et obtient le logement occupé précédemment par le serpent GAUTHIER aux mêmes clauses et conditions.
• 21 mai 1789, Paris : Il est "fermier des chaises".
• 15 novembre 1790, Paris : Charles Antoine GÉRARD fait partie des officiers laïcs de la collégiale Saint-Louis-du-Louvre qui réclament à la municipalité une pension ou une gratification. Âgé de 27 ans, il déclare dix ans de service à Saint-Louis-du-Louvre comme choriste. Ses revenus s'élèvent à 614 livres 16 sols pour le fixe et 100 livres pour le casuel. Il a à sa charge sa sœur et sa mère hors d'état de gagner leur vie. Les autres employés sont les choristes Louis Joseph GÉRARD, Antoine Augustin DARCOURT et Guy Louis GRANDJEAN et le serpent Edme MINÉ.
• 11 février 1791, Paris : Charles Antoine GÉRARD, choriste, figure sur une liste d'employés du chapitre de Saint-Louis du Louvre. Tous demandent un traitement.
• 9 juillet 1791 : Charles Antoine GÉRARD, bourgeois de Paris, y demeurant rue Saint-Thomas-du-Louvre paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, contracte mariage avec Charlotte Geneviève Colomb, fille mineure de feu Joseph Colomb, piqueur du roi, et de Jeanne Geneviève Saint-Jérôme, demeurant rue Saint-Nicaise, même paroisse. "Le futur époux déclare que ses biens consistent en la somme de deux mille sept cent livres, savoir deux mille livres de principal produisant rente à quatre pour cent constitué à son profit par les administrateurs du Mont de Piété de Paris, six cens livres en meubles meublans et ustensils de ménage, habits, linges, hardes et bijoux à son usage, et cent livres à quoi monte la portion à lui appartenante dans les biens de la succession de son père dont la dame sa mère est restée en jouissance et dont il n'a encore été fait aucun partage". Il déclare n'avoir aucun autre bien, et "qu'étant cy devant attaché au chapitre de St Louis du Louvre, il étoit logé aux frais du chapitre". Le logement qu'il occupe encore "lui tenoit lieu de quatre vingt livres à valoir sur ce que le chapitre lui payoit". La veuve Colomb constitue en dot à sa fille, à imputer et valoir sur ce qui peut lui revenir de la succession de son père, la somme de 3 000 livres, savoir 2 000 livres en deniers comptants et 1 000 livres en un trousseau composé de meubles, habits, linges et hardes. Sont témoins pour le futur Marie Catherine Gérard, fille majeure demeurant à Marigny-sur-Matz [Oise], Marie Madeleine Gérard, fille majeure demeurant à La Neuville-sur-Ressons [Oise], sœurs, Jean Nicolas Lignière, bourgeois de Maignelay, beau-frère à cause de Marie Maixence Gérard son épouse, sœur.
• 11 juillet 1791, Paris : Il épouse Charlotte Geneviève Colomb en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
• 3 août 1791, Paris : Charles Antoine GÉRARD fait partie des chantres de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin, de nouvelle création, avec son frère Louis Joseph GÉRARD. Ses gages s'élèvent à 500 livres par an.
• 28 février 1796, Paris : La naissance de son fils Alphonse Amédée est enregistrée à la section des Tuileries.
• 22 janvier 1829, Paris : Charles Antoine GÉRARD, 65 ans, employé au ministère de la Justice, demeurant au n° 31, rue de Verneuil, déclare le décès de son frère Louis Joseph, également employé de ce ministère. L'autre déclarant est le fils de Charles Antoine, Charles Hippolyte Gérard, 35 ans, employé, demeurant rue Nouvel du Luxembourg.
• 4 septembre 1842, Paris : Charles Antoine GÉRARD, rentier de l'État, décède à son domicile, rue du Marché Saint-Honoré, à l'âge de 78 ans. Il était veuf de Charlotte Geneviève Colomb.
Mise à jour : 21 octobre 2023

