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GÉRARD, Louis Joseph, l'aîné (1752-1829)
Complément de nom : l'aîné
Date(s) : 1752-5-7 / 1829-1-22
Natif de Picardie, Louis Joseph GÉRARD a 23 ans à peine, en 1775, lorsqu'il est reçu comme chantre par les chanoines de la collégiale Saint-Louis-du-Louvre, à Paris. L'année d'après, il décroche le poste de maître des enfants de chœur et conserve ces deux fonctions jusqu'à la suppression de l'établissement en 1790. Son frère cadet Charles Antoine chantait à ses côtés au lutrin et, comme lui, il a obtenu ensuite un poste au ministère de la Justice sous la Restauration.
• 7 mai 1752, Maignelay-Montigny [Oise] : Né le jour même, Louis Joseph GÉRARD, fils de Jean Louis Gérard, boucher, et de Marie Jeanne Defresnoy sa femme, de cette paroisse, est baptisé à "Helluin" (ancien nom de Meignelay). Son parrain est un valet de chambre originaire de la paroisse, Joseph Watin. En 1782, la profession indiquée pour le père est laboureur.
• [1772] : Il débute vers cette époque sa carrière au service d'un établissement inconnu selon la déclaration de 1790.
• 1er décembre 1775, Paris : Les chanoines de la collégiale Saint-Louis-du-Louvre reçoivent "pour chantre le S. Joseph Gerard à la place du S. Evin aux mêmes gages et émolumens que les autres chantres de cette église".
• 4 novembre 1776, Paris : Louis Joseph GÉRARD, second chantre, est examiné par le chapitre qui voudrait le nommer maître des enfants de chœur à la place de LENFANT.
• 5 novembre 1776, Paris : Il est nommé au poste de maître des enfants de chœur, qu'il exercera à partir de janvier 1777. Le chapitre augmente ses gages de 100 livres et décide "qu'il changeroit de logement avec le sr Lenfant qui aideroit de ses conseils le nouveau maître pour instruire et conduire les enfans suivant le règlement qui sera approuvé par la compagnie".
• 16 mai 1782, Paris : La compagnie lui accorde le logement qu'il vient de réparer sans en avertir le chapitre, qui lui demande de ne plus recommencer. Le loyer est fixé à 360 livres par an mais il percevra une gratification de 20 livres par an.
• 7 juin 1782, Paris : Louis Joseph GÉRARD, chantre et maître des enfants de chœur de Saint-Louis-du-Louvre, demeurant cloître Saint-Nicolas-du-Louvre, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, épouse par contrat de mariage Jeanne Denise Crosnier, veuve avec une fille de Claude Simon, marchand sous-fermier de la ville, demeurant dans le bateau arrêté vis-à-vis le guichet de la rue Saint-Nicaise, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois. Les biens de l'époux consistent en deux rentes de 1 600 et 1 630 livres de principal et 700 livres en deniers comptants, habits, linges et hardes à son usage, le tout provenant de ses gains et épargnes. Les apports de l'épouse ne sont pas chiffrés. Le lendemain, la bénédiction nuptiale est donnée en l'église paroissiale Saint-Louis-du-Louvre.
• 16 août 1784, Paris : On augmente ses gages de 50 livres le jour même où est lu en chapitre le nouveau règlement des enfants de chœur.
• 16 décembre 1785, Paris : Il est menacé de renvoi avec son frère à la suite d'un manque de respect envers le vicaire FAUQUEL. Il doit présenter ses excuses publiquement.
• 15 novembre 1790, Paris : Louis Joseph GÉRARD, choriste et maître des enfants de chœur, 39 ans, déclare être au service de l'Église depuis 18 ans, dont 15 à Saint-Louis. Il touche un revenu fixe de 823 livres 7 sols (dont 500 en tant que maître), auquel s'ajoute un casuel de 150 livres, soit un total de 973 livres 7 sols. Il a une femme et un enfant et sa mère, âgée de 68 ans, infirme depuis six ans et demi, est à sa charge. Il réside rue Froidmanteau, à l'intérieur du cloître Saint-Nicolas, au premier étage d'une maison canoniale, loué 372 livres par an. Ses collègues sont les choristes Charles Antoine GÉRARD (son frère), Antoine Augustin DARCOURT et Guy Louis GRANDJEAN et le serpent Edme MINÉ.
• 26 juin 1813, Paris : Jeanne Denise Crosnier, domiciliée au n° 396, rue Saint Honoré, épouse en secondes noces de Louis Joseph GÉRARD, décède. Sa fille et héritière Marie Josèphe Marchand, épouse du sieur Le Maréchal, réside rue des Mauvaises Paroles.
• 22 janvier 1829, Paris : Louis Joseph GÉRARD, employé au ministère de la Justice, meurt en sa demeure rue Saint-Honoré, n° 294, à l'âge de 77 ans. Il était veuf de Jeanne Denise Crosnier. Les témoins sont son frère Charles Antoine GÉRARD, lui aussi employé au ministère de la Justice, 65 ans, demeurant rue de Verneuil, n° 31, et son neveu Charles Hippolyte Gérard, employé, 35 ans, demeurant rue Nouvel du Luxembourg.
Mise à jour : 27 février 2025

