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GOLVIN, Jean Michel (1747-1826 ap.)
État civil
NOM : GOLVIN     Prénom(s) : Jean Michel     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : GOVIN
Date(s) : 1747-2-10   / 1826 ap.
Notes biographiques

Jean-Michel GOLVIN naît en 1747. Enfant de chœur de la cathédrale d’Angers  il débute sa vie professionnelle à dix-huit ans. Il  a bénéficié d’une formation instrumentale correspondant à l’une des préoccupations de la maîtrise de la cathédrale St-Maurice : élargir l’avenir professionnel des enfants de chœur. Jean-Michel GOLVIN a des dispositions qui lui permettent de devenir basson. Sa carrière va le conduire jusqu'à l'Opéra de Paris. S’il est à Lille douze ans après avoir quitté Angers, une interrogation subsiste sur les étapes de son itinérance.
À Paris, il est pensionnaire de l’Académie Royale de Musique (1783-1792) et ces années passées à l’Académie coïncident avec une autre expérience, celle de la franc-maçonnerie. En 1819 une mention de GOLVIN musicien en activité apparaît une dernière fois. À partir de cette date, les traces du basson GOLVIN, homme au parcours singulier, commencent à s'estomper. Il est toutefois encore vivant en 1826.

• 10 février 1747, Angers : Jean-Michel GOLVIN est baptisé à la collégiale Saint-Maurille en présence de son père, Sébastien Golvin, maître arquebusier et de son parrain cavalier du régiment de chasseurs. Le curé gratifie le père du qualificatif de "hh", c'est-à-dire "honorable homme", mais il omet de citer la marraine qui signe néanmoins le registre avec le père et le parrain.

• 1755-1765, Angers : Jean-Michel GOLVIN est formé à la psallette de la cathédrale Saint-Maurice (en particulier par BACHELIER). Ses dispositions lui permettent de bénéficier d'une formation à la pratique du basson qu'il valorisera dans sa vie professionnelle.
• 23 septembre 1765, Angers : Au lendemain de la saint Maurice, le jeune homme quitte la psallette. Le chapitre lui verse 100 livres "pour le récompenser des services qu’il a rendus pendant le temps qu’il a passé à la psallette" et 60 livres "pour son habillement".

• Avril 1776 à 1779 [?], Lille : L'acte de mariage de Jean-Michel GOLVIN donne une adresse "paroisse Ste Catherine depuis 15 mois", soit depuis avril 1776, qui permet de déterminer une date approximative pour son installation, sinon à Lille même, du moins dans cette paroisse (il a pu vivre antérieurement sur une autre paroisse lilloise).
• 29 juillet 1777, Lille : Jean-Michel GOLVIN, "musicien", sans plus de précision, se marie en l'église paroissiale Sainte-Catherine. La mariée, Lucie-Joseph Demaude, couturière, âgée de 24 ans et six mois, est originaire de la paroisse. Un témoin attire l'attention, Charles Joseph HAY, "salarié de messieurs du chapitre de St Pierre" où il joue du basson, l'instrument de GOLVIN.

• 1780-1792, Paris : GOLVIN fait partie des membres de l'Académie royale de musique comme basson puis première basse en 1787. Le chanoine Poirier rapporte qu'"il revient chanter une fois à la cathédrale [d'Angers] afin de donner une preuve de son attachement". Les éléments de ses appointements ou de sa pension font défaut. Cependant en 1784 l'incident du vol de sa montre "en or" et il répète le mot "or" dans sa déposition, atteste un niveau de vie aisé dont il semble satisfait.

• Du mariage GOLVIN/Demaudé est issu au moins un garçon, Louis, dont GOLVIN devient tuteur en janvier 1788 au moment de son veuvage. Louis ayant 9 ans et 3 mois, il est né aux alentours d'octobre 1778 dans une ville encore indéterminée qui pourrait être Paris quoique la carte de sûreté de J.M. GOLVIN stipule son arrivée en 1780.

• [Vers 1788], Paris : Jean Michel GOLVIN formalise la tutelle de son fils Louis à Paris avant d'épouser Claire-Jeanne Devillers en secondes noces. Compte tenu des dispositions juridiques prises par J.M. GOLVIN pour Louis, il semble cohérent que son autre fils, Jean-Michel, soit né de cette seconde union. Jean-Michel Golvin fils sera soldat et franc-maçon. Revenu de campagne en 1814, il meurt en 1831 à Paris.

• En 1790, Jean-Michel GOLVIN est à Paris à l'Académie royale de musique, comme basson, première basse. En 1792, il joue à l'Opéra avec 4 autres bassons : MM. Richard, Parisot, Viellard et Tulon. Leur maître de musique est M. REY.

• 1793, Paris : GOLVIN ainsi que l'atteste sa carte de sûreté est toujours parisien. Il est dit domicilié "84, rue des Gravilliers, auparavant rue Aumaire".

• 1789-1790, Paris : Après son second mariage, GOLVIN voit naître Jean Denis (1789-1827).
• 1819, Paris : Jean-Michel GOLVIN fait partie des musiciens parisiens en activité. Il a 72 ans.
• 30 mai 1826, Paris : Jean-Michel [père] et son épouse assistent au mariage de leur fils Jean-Denis Golvin en l'église Saint-Nicolas-des-Champs, en compagnie de Louis Golvin [frère aîné du marié]  .
1823-1827, Paris : Son fils, Jean-Denis Golvin, est secrétaire de l'administration et du comité au Conservatoire impérial de Musique jusqu'à son décès en septembre 1827. Le directeur en est CHERUBINI .

• La trace de GOLVIN père, 79 ans, se perd après un parcours professionnel atypique.

D'Angers à Paris en passant par Lille et peut-être d'autres villes, la vie professionnelle de Jean-Michel GAUVIN est pour le moins cadencée. Mobilité, ambition professionnelle, mais aussi qualités humaines, que ce soit en prenant soin de l'avenir de son fils mineur, en restant fidèle au chapitre d'Angers ou avec ses amis musiciens.
Certaines des pérégrinations de GOLVIN ressurgiront à n'en pas douter grâce à des recherches complémentaires...

••• Bibliographie :
 Youri CARBONNIER : "Le personnel musical de l'Opéra de Paris sous le règne de Louis XVI", Histoire Économie et Société, 2003, vol. 22, N 2, P.177-206. http://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_2003_num_22_2_2316

Mise à jour : 7 février 2017

Sources
Almanach général des Spectacles de Paris et de Province ; Annales de la Musique ou Almanach musical ; F-Ad49/ BMS St-Maurille ; F-Ad49/ G 268 ; F-Ad59/ 5MI044R036 ; F-Ad75/ 5MI51-64 ; F-BnF/ Fonds maçonnique, Fichier Bossu ; J. Poirier, La Maîtrise de la cathédrale d'Angers..., 1983. ; L. Lefebvre, Histoire du Théâtre de Lille…, 1907. ; Lassabathie, Histoire du conservatoire impérial de musique, Paris ; P.-F. Pinaud, Les Musiciens francs-maçons…, 2009. ; [F-An/ F7/4795] ; [F-An/ Y//5161/B] ; É. Campardon, L'Académie royale de Musique..., 1884.

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