Allier
Alpes-de-Haute-Provence
Alpes-Maritimes
Ardennes
Ariège
Aude
Aveyron
Bas-Rhin
Cantal
Charente
Charente-Maritime
Cher
Corrèze
Côte-d'Or
Côtes d’Armor
Creuse
Deux-Sèvres
Dordogne
Doubs
Drôme
Essonne
Eure
Eure-et-Loir
Finistère
Gard
Gironde
Haute-Garonne
Haute-Loire
Haute-Saône
Haute-Vienne
Hautes-Pyrénées
Hauts-de-Seine
Hérault
Ille-et-Vilaine
Indre
Indre-et-Loire
Isère
Landes
Loire-Atlantique
Loir-et-Cher
Loiret
Lot
Lot-et-Garonne
Maine-et-Loire
Manche
Marne
Mayenne
Morbihan
Moselle
Nièvre
Nord
Oise
Orne
Paris - Collégiales
Paris - Notre-Dame
Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme
Pyrénées-Atlantiques
Rhône
Saône-et-Loire
Sarthe
Somme
Tarn
Tarn-et-Garonne
Val d'Oise
Vaucluse
Vendée
Vienne
Yonne
Yvelines
Actualité de la base Muséfrem
Vous avez dit prosopographie ?
Histoire de l'enquête Muséfrem
Les fondements de l'enquête Muséfrem
Les contributeurs depuis 2003
Les partenaires scientifiques
Contact
Pour citer Muséfrem
GRANDJEAN, Guy Louis (1757-1820)
Date(s) : 1757-8-25 / 1820-11-16
Guy Louis GRANDJEAN, natif du pays de Woëvre, en Lorraine, y est probablement formé dans une maîtrise. Après un passage comme maître d'école dans une petite paroisse proche de son village natal, il se fixe à Paris vers 1784-1785 et chante au lutrin de la collégiale Saint-Louis-du-Louvre. La suppression du chapitre ne l'empêche pas de poursuivre quelque temps son activité cantorale à l'église paroissiale Saint-Thomas-d'Aquin. C'est dans l'administration des domaines qu'il trouve à s'employer par la suite, et ce jusqu'à son décès sous la Restauration.
• 25 août 1757, Fresnes-en-Woëvre [Meuse] : Guy Louis GRANDJEAN, fils de Christophe Grandjean, manœuvre tonnelier (qualifié de laboureur en 1784), et de Catherine Rémy sa femme, voit le jour dans cette localité située à une vingtaine de kilomètres à l'est de la ville de Verdun et il est baptisé le lendemain.
• [1768] : D'après sa déclaration de 1790, il entre vers cette époque au service d'une église, indubitablement comme enfant de chœur. A-t-il été formé à la cathédrale de Verdun ou dans sa paroisse ?
• 24 septembre 1783, Fresnes-en-Woëvre : Il assiste aux funérailles de son père Christophe Grandjean, tonnelier. Il est alors maître d'école à Hennemont [Meuse], petit village situé à 7 kilomètres environ au nord-est de Fresnes. Il assure probablement des fonctions cantorales à l'église.
• 28 juin 1784, Hennemont : Guy Louis GRANDJEAN épouse Marie Élisabeth de Puygreffier, fille légitime d'Henry de Puygreffier, chevalier de Saint-Louis, et d'Anne Marie Tridant, née le 19 décembre 1752. Le mariage est célébré par un prêtre capucin d'Étain.
• [vers 1784], Paris : Il est admis comme choriste à la collégiale Saint-Louis du Louvre. Il pourrait avoir succédé à BÉTANCOURT, remercié en raison de son âge le 17 janvier 1785. Le chapitre décide de recruter un nouveau chantre à sa place.
• 18 septembre 1788, Paris : GRANDJEAN, chantre de la collégiale Saint-Louis du Louvre, obtient la permission de s'absenter jusqu'à la fin du mois.
• 15 novembre 1790, Paris : Dans une supplique adressée à la municipalité, Guy Louis GRANDJEAN, choriste, demande avec ses collègues musiciens de Saint-Louis du Louvre, Louis Joseph GÉRARD, choriste et maître des enfants de chœur, Charles Antoine GÉRARD , Antoine Augustin DARCOURT, choristes et le serpent Edme MINÉ une pension ou une gratification, conformément aux décrets des 24 juillet et 11 août. Il se dit âgé de 35 ans, annonce 18 ans de service dont 6 à Saint-Louis, "étant affligé de la vue, et chargé de sa femme infirme depuis sept ans". Ses émoluments fixes s'élèvent à 604 livres 16 sols, son casuel à 100 sols.
• 11 février 1791, Paris : Il figure sur une liste d'employés du chapitre de Saint-Louis du Louvre en qualité de choriste. Il demande un traitement.
• Avril 1791, Paris : Guy Louis GRANDJEAN est l'un des chantres de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin.
• 3 août 1791, Paris : Par arrêté du Département, il touche 125 livres pour le quartier de ses gages d'avril à juillet.
• 21 octobre 1793, Paris : Il divorce de Marie Élisabeth de Puygreffier. Ils n'ont pas d'enfants.
• 29 prairial an VII (18 juin 1799), Paris : Guy Louis GRANDJEAN, liquidateur des domaines, demeurant au n° 205, rue Fromenteau, division des Tuileries, s'unit par contrat de mariage à Clotilde Zéphirine Halloy, fille majeure de Jean Matthias Halloy, menuisier demeurant cloître [Saint-]Nicolas du Louvre, et de défunte Geneviève Nicole Angélique Migneron. Il apporte la somme de 8 000 francs tant en deniers comptants qu'en meubles, habits, linges et hardes à son usage, la future ses droits dans la succession de sa mère (non liquidée) et 300 francs, montant de l'évaluation de ses habits, linges, hardes et bijoux.
• 30 prairial an VII (19 juin 1799), Paris : Ils se marient.
• 12 avril 1800 : Leur fille Clotilde Jeanne Eulalie Grandjean, vivante en 1820, voit le jour.
• 17 avril 1801 : Leur fille Adalsinde Josèphe Zéphirine Grandjean, vivante en 1820, voit le jour.
• 16 novembre 1820, Paris : Guy Louis GRANDJEAN, employé de l’administration des domaines, décède dans la maison où il demeurait avec sa femme et ses filles au n° 3, rue des Boulets, faubourg Saint-Antoine.
• 8 décembre 1820, Paris : L'inventaire après décès du défunt révèle qu'il possédait un piano en acajou à deux pédales du nom de Joannès Pohlmann (48 francs, car en mauvais état) et une guitare (9 francs). C'était un homme cultivé (sa bibliothèque de 150 volumes contenait notamment le Théâtre de Molière, celui de Voltaire et des ouvrages d'histoire), probablement légitimiste de cœur (présence de portraits de Louis XVI et de la duchesse d'Angoulême). En tant qu'employé de l'administration des domaines, il touchait 3 000 francs par an. Il détenait des actions de la Banque de France et de la Caisse d'Épargne. La prisée des meubles et effets s'élève au total à 3 447,71 francs.
Mise à jour : 2 juillet 2025

