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LABOUREY, Jacquette-Marie (1777-1818)
État civil
NOM : LABOUREY     Prénom(s) : Jacquette-Marie     Sexe : F
Autre(s) forme(s) du nom : LABOREY
LABOURET
LABORET
LABORÉ
LABOURÉ
Date(s) : 1777-7-11   / 1818-1-20 
Notes biographiques

Jacquette-Marie LABOUREY a grandi dans une famille liée aux milieux musicaux de Dijon : son père, facteur d'instruments, entretient aussi l'orgue de la cathédrale, sa demi-sœur est maîtresse de musique. À son tour, la jeune Jacquette-Marie LABOUREY est officiellement qualifiée de "musicienne" dans le recensement de l'an IV. Un an plus tôt, à 17 ans et demi, elle s'était mariée avec un jeune facteur d'instruments, Michel CÔTE. En dehors de cette mention de l'an IV, la réalité de sa vie (professionnelle ?) de musicienne reste à éclairer...

• 11 juillet 1777, Dijon : Née le même jour, Jacquette-Marie LABOUREY est baptisée paroisse Notre-Dame. Elle est le deuxième enfant né du second mariage de son père, Jean-Baptiste LABOUREY, qui est alors un actif fabriquant d'instruments, et de Marie Renaudot. Sa marraine est "sa sœur de père", Jaquette, fille aînée de Jean-Baptiste et de feue sa première épouse, qui a alors quinze ans et demi.

• 3 pluviôse an III (22 janvier 1795), Dijon : En présence de deux "négociants", d'un ébéniste et de François CALLINET, facteur d'orgues, est célébré le mariage de deux très jeunes gens. Michel CÔTE, facteur d'instruments, a 19 ans et demi. Fils d'un perruquier de Dôle, il demeure "chez le citoyen LABOUREY, rue des Crais", où l'on peut penser qu'il était venu faire son apprentissage. De Jacquette-Marie LABOUREY, l'officier d'état civil dit qu'elle réside "chez son père rue des Crais" et qu'elle est âgée de 18 ans. Pourtant l'acte de baptême – qu'il mentionne noir sur blanc – montre qu'elle est née le 11 juillet 1777 et n'a donc encore que 17 ans et demi. Le profil des deux jeunes mariés suggère le schéma classique de l'apprenti ayant séduit la fille de son maître (ou réciproquement). Mais ce n'est qu'une hypothèse et le décès du père moins de huit mois plus tard conduit à en envisager une autre : que, s'il se savait malade, il ait souhaité assurer la transmission de son atelier, et l'avenir de sa fille...
• 25 fructidor an III (11 septembre 1795) : Son père Jean-Baptiste LABOUREY, facteur d’instruments, âgé de 58 ans, meurt à dix heures du matin en son domicile de la rue des Crais.

• fin 1795/début 1796, DijonJacquette LABOUREY 19 ans, "musicienne" est recensée rue des Crais section Crébillon, avec sa mère, Marie Renaudot, et avec son mari, Michel COTTE, "facteur d’instruments". À la même adresse vivent aussi François CALLINET, 42 ans, facteur d’orgues, et sa femme Marguerite Rabiny, 27 ans.

• De l'an IV à l'an VII (1796-1799), Dijon : Trois enfants voient le jour en trois ans chez les Côte-Labourey. Les déclarants qui accompagnent le père à la mairie pour les enregistrer ne sont à l'évidence pas choisis au hasard : comme le faisaient antérieurement les parrainages, ils manifestent les liens croisés entre lignage paternel et lignage maternel. Pour la naissance de Marie-Huguette, le 7 prairial an IV (26 mai 1796), la grand-mère paternelle, Anne-Marie-Huguette Bouvard, est venue de Dole. L'enfant suivant, le 13 vendémiaire an VI (4 octobre 1797), est un garçon prénommé Jean-François en l'honneur de son grand-père, le citoyen Jean-François Côte, marchand à Dole, qui est présent et signe en compagnie de Marie Renaudot "veuve labourey". Le 22 pluviôse an VII (10 février 1799) pour déclarer la naissance de Charles, on fait appel à la demi-sœur aînée de la jeune mère, Jacquette LABOUREY, "maitresse de musique". Dans chacun de ces actes, Michel CÔTE est dit "facteur d'instruments".
Lors de la première naissance, la famille habite rue Berbisey. Elle est donnée ensuite rue Maison rouge.

• 28 avril 1807, Dijon : Son mari, Michel COTE, 30 ans, luthier demeurant à Dijon, s'occupe de déclarer le décès de sa mère, Marie Renaudot, 67 ans, "veuve de Jean-Baptiste LABOUREY, luthier au dit Dijon", survenu la veille "à son domicile" dont l'adresse n'est pas clairement spécifiée ("maison N°1099").

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• 20 janvier 1818, Dijon : À "l'heure de minuit", écrit l'officier d'état civil, Jacquette-Marie LABOUREY s'éteint "au domicile de son mari", rue Bossuet n°29. Elle avait 40 ans et demi... Les métiers de son père et de son mari sont rappelés ("luthier"), rien n'est dit de l'éventuelle activité qu'elle avait continué à exercer – ou non – depuis le recensement de l'an IV qui la disait "musicienne"...

Mise à jour : 3 juillet 2018

Sources
F-Ad 21/ L 514 ; F-Ad21/ BMS Notre-Dame de Dijon en ligne ; F-Ad21/ NMD Dijon en ligne ; F-Am Ly/ NMD Lyon en ligne ; F-AmDijon/ 2 R1/1

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