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LAIR, Louis François (1762-1826)
État civil
NOM : LAIR     Prénom(s) : Louis François     Sexe : M
Date(s) : 1762-9-4  / 1826-11-30
Notes biographiques

Facteur d'orgues, Louis LAIR a fait son apprentissage et ses débuts avant la Révolution. Après le Concordat il accompagne la campagne de reconstruction ou de réfection des orgues dans l'Ouest de la France.

• Louis-François LAIR naît le 4 septembre 1762 à Lignières-la-Doucelle, dans le diocèse du Mans (maintenant Lignières-Orgères, département de la Mayenne). Son prénom d'usage sera Louis, ce qui le distinguera de son jeune frère François-Louis, né en 1773, dont le prénom d'usage sera François.

• En octobre 1766, les parents Lair sont déjà installés paroisse Saint-Jean de la Chéverie, rive droite de la Sarthe, au Mans, où ils tiennent un cabaret. Le père est parfois dit "marchand". C'est la paroisse sur laquelle vivent depuis 1761 les frères Henri et Nicolas PARIZOT, facteurs d'orgues, qui vers 1774 installent leurs ateliers au Grand Cogné, vaste propriété suburbaine voisine.

• [Vers 1775-1785 environ], Le Mans : Louis LAIR fait son apprentissage de facteur d'orgue auprès des frères PARIZOT, plus particulièrement auprès d'Henri, l'aîné.

1790, La Ferté-Bernard [Sarthe] : C'est Louis LAIR qui touche les 30 livres que la fabrique paye annuellement à Henri PARIZOT pour l'entretien de l'orgue de l'église Notre-Dame des Marais. Il est dit "ouvrier du sieur PARIZOT". Son travail est certifié par l'organiste Jacques GRESCIER.

• Années 1792-1800, Le Mans : Louis LAIR se fait réparateur de pianos et facteur de serinettes, y compris “en campagne". En 1792, Louis LAIR indique comme adresse “chez M. Parizot, au Grand Coignier”.

• 18 juillet 1799, Le Mans : Louis-François LAIR,facteur d'orgues, épouse Renée-Françoise Garaudé, fille naturelle (reconnue à l'âge de deux ans) de feu François Garaudé, brigadier de la Maréchaussée originaire de Lorraine, et de Renée-Marie Richard qui demeure à La Flèche. On remarque la présence d'Henri PARIZOT parmi les témoins et signataires.
Dix mois plus tard, le 9 mai 1800, naît leur premier enfant, prénommé lui aussi Louis-François, qui deviendra ultérieurement facteur d'orgue. Lors de la déclaration de cette naissance, Louis LAIR est qualifié de luthier.

• 1801, La Ferté-Bernard : Louis LAIR remet l'orgue de Notre-Dame des Marais en état de fonctionnement. Le 8 octobre 1801, lors de la naissance de son 2ème garçon, il est qualifié de facteur d'orgues.

• 1803-1805, Carentan : Il construit un orgue totalement neuf, pour 17 000 francs, à l'église Notre-Dame de Carentan. Pourtant, au Mans, le 19 juillet 1803, lors de la naissance de son 3ème enfant, Louis LAIR est qualifié de luthier.

• 25 novembre 1805, Le Mans : Louis LAIR et son épouse achètent une maison neuve située au bout de la rue de l'Union, dans un quartier nouvellement loti (cette maison serait actuellement située au n°42 de la rue Auvray).

• 1805-1806, Le Mans : Louis LAIR répare l'orgue de la cathédrale Saint-Julien à partir de l’automne 1805, pour 4 550 francs. La réception est effectuée en présence des musiciens du Mans assemblés, notamment François PICHON et René COINDON, ainsi que le fils de ce dernier.

• 1er août 1807, Le Mans : Lors de la naissance d'un nouvel enfant, Louis LAIR est qualifié de  facteur d'orgues. Comme l'avait été toutes les précédentes, la déclaration en mairie est effectuée par son frère François. Mais pour la première fois, celui-ci est lui aussi qualifié de facteur d'orgues. Il est accompagné de l'ébéniste Rigeois. Cette dernière naissance correspond chronologiquement à l'épanouissement des chantiers de remise en état des orgues, et Louis Lair a engagé son frère pour lui prêter main forte.

Sa carrière se poursuit ensuite au rythme des relevages et des restaurations d'orgues dans une assez vaste zone Ouest (voir le détail dans les articles de Jean-Michel Bouvris).

• 30 novembre 1826, Luçon (Vendée) : Louis LAIR meurt pendant le chantier qu'il menait sur l’orgue de la cathédrale de Luçon. Le décès est déclaré le lendemain par un menuisier et un orfèvre.

• 23 mai 1827, Le Mans : À la demande de sa veuve et de ses enfants majeurs, dont Louis François, qui est dit "facteur d'orgues, demeurant chez sa dite mère", un inventaire est dressé dans la maison de la rue Auvray. On trouve dans la boutique 200 kg de tuyaux d'orgue en plomb et étain, du matériel divers et "un livre concernant l'état de facteur d'orgues orné de planches", estimé à 12 francs. Dans une chambre au premier étage : un piano en acajou, 4 guitares, 2 "orguignoles" et une serinette, tous ces instruments valant 450 francs.
• 2 mars 1830, Le Mans : Le règlement de succession fait apparaître une masse active de près de 22 000 francs. La veuve et ses enfants habitent maintenant à Roizé (village au sud du Mans), la maison de la rue Auvray a été mise en location Le fils aîné est toujours dit facteur d'orgues.

• • • Bibliographie :
         Jean-Michel BOUVRIS, “Louis Lair facteur d'orgues manceau, 1762-1826”, La Province du Maine, Le Mans, 1990, 1991.

Mise à jour : 17 mai 2017

Sources
F-Ad53/ BMS Lignières-Orgères ; F-Ad72/ G 1241 ; F-Ad72/ NMD Le Mans ; F-Ad85/ NMD Luçon ; F-AdioPontoise/ dossier St-Laurent de Beaumont ; J.-M. Bouvris, « Autour des anciennes orgues de Blanchelande...", 2010 ; S. Granger, Les métiers de la musique..., thèse, 1997

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