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LAUBERAUT, Michel (ca 1708-1758)
État civil
NOM : LAUBERAUT     Prénom(s) : Michel     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LAUBERAUD
LAUBEREAU
LAUBERAULT
LOBEREAU
LOBERAULT
LOBREAU
Date(s) : 1708 ca  / 1758-5-5 
Notes biographiques

Michel LAUBERAUT exerce plusieurs fois au cours de sa carrière comme maître de musique à la cathédrale de Mâcon, au sud de la Bourgogne. Il en reste chapelain jusqu'à sa mort, survenue à Lyon. La couverture d'un magnificat de sa composition est une trace ténue de son activité de compositeur. Il était également organiste.

• [1708] : D'après l'âge indiqué à son décès, Michel LAUBERAUT serait né vers 1708. Il pourrait être originaire de Mâcon ou de la région mâconnaise (hypothèse qui s'appuie sur le fait qu'il est ultérieurement repéré comme "prêtre du diocèse de Mâcon").

• [1715-1725 environ] : Il est plausible également qu'il ait été enfant de chœur à la cathédrale de Mâcon et que ce soit à ce moment-là qu'il est devenu chapelain de Saint-Blaize (voir ci-après au 12 mai 1758).

• [Date inconnue] : Il est ordonné prêtre dans le diocèse de Mâcon.

• [Date inconnue], Mâcon : Michel LAUBERAUT devient maître de musique de la cathédrale Saint-Vincent.

• 26 juin 1733, Mâcon : À l'occasion du premier chapitre général tenu après le début du registre capitulaire conservé, le chapitre de la cathédrale Saint-Vincent donne son "congé à Mr LAUBERAUT maître de musique". Le même jour "on a donné les distributions de Mr LAUBERAUT à Mr VIDI basse contre avec les gages ordinaires de la musique qui sont 112 livres". Quel lien y a-t-il entre VIDI et ces distributions ? Michel LAUBERAUT se serait-il absenté et VIDI l'aurait-il remplacé auprès des enfants de chœur ? Aucun motif n'apparaît dans le registre capitulaire pour justifier le renvoi.
• 13 juillet 1733 : Le chapitre cathédral Saint-Vincent de Mâcon reçoit pour maître de musique Jean CAVIGNON, en remplacement de Michel LAUBERAUT, à qui l'on donne quatre louis d'or "pour le dédommager du peu de temps que le chapitre luy donne pour se pourveoir d'une maîtrise". Dès novembre 1733, Jean CAVIGNON a quitté Mâcon et quelques semaines plus tard, un nouveau maître est nommé : Robert NOURISSON. Plusieurs maîtres se succèdent ensuite à Mâcon : Martin-Joseph DESTOMBES, François-Antoine FOY, Antoine OLIER...

• 1er septembre 1738, Mâcon : Georges Escoffier dans sa thèse mentionne un "Traité pour le rectorat des enfans de chœur" de la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon qui laisse penser que Michel LAUBERAUT a été approché par le chapitre pour revenir exercer à Mâcon. En effet, il y a déjà un mois que le maître précédent, Antoine OLIER, est parti pour Clermont-Ferrand. Ce traité prévoit que "sera tenu le d. Sr. LOBEREAU en qualité de maitre de musique de toucher l'orgue et enseigner un enfant de chœur de toucher l'orgue sans autre appointement". Toutefois le registre capitulaire en lui-même ne porte aucune trace de ce traité, et le 5 septembre 1738 le chapitre prend la décision d'écrire à son ancien maître, CAVIGNON, alors à Dijon, qui revient exercer quelque temps à Mâcon (jusqu'en juillet 1742). C'est ensuite Jean DESHAYES qui lui succède, après un intérim d'un an. Où est alors Michel LAUBERAUT ?

• 30 octobre 1747, Mâcon : Les chanoines de Saint-Vincent se réunissent en chapitre extraordinaire à l’issue de la messe afin de recevoir pour organiste Mr Michel 'LAUBEREAU', prêtre. On lui promet "150 livres de gages ordinaires et une distribution". Dès le 29 décembre 1747, l'organiste bénéficie d'une augmentation de gages non négligeable : "On a accordé à Mr LAUBERAUT 100 écus au lieu de 50 qu’on luy avoit donné cy devant, à commencer au 1er janvier prochain". Le poste de maître de musique est alors occupé par Joseph BELOT, depuis août 1744.

• 30 juillet 1748, Mâcon : Joseph BELOT quitte le poste de maître de musique de la cathédrale Saint-Vincent. Le chapitre lui donne "par gratification"  48 livres "pour son voyage". Michel LAUBERAUT devient maître de musique à une date indéterminée, sans doute très peu de temps après.
• 29 novembre 1748 : Le chapitre de la cathédrale arrête "que l’on payera à Mr LAUBERAU maître de musique le premier cartier de ce qui luy est dû, pour la dépense qu’il a fait à la maîtrise des enfants de chœur".

• 26 juin 1749, Mâcon : Michel LAUBERAUT figure au milieu de la liste des 14 "distributaires" dressée à l'occasion du chapitre général de Saint-Vincent de Mâcon.

• Janvier 1750, Mâcon : Malade, le maître n'a pu diriger la musique pour la fête du saint patron de la cathédrale. Le chapitre verse 6 livres "par gratification au grand enfant de chœur, qui a fait exécuter à l’absence de son maître de musique malade la musique le jour de St-Vincent". Il s'agit de Marc-Antoine MARION.
• 26 juin 1750 : Michel LAUBERAUT figure toujours dans la liste des distributaires du bas-chœur de la cathédrale de Mâcon. Il part peu après puisque le 16 août 1750 le chapitre recrute Joseph GARNIER au poste de maître de musique et Claude MIROLIN au poste de maître des enfants de chœur, les deux fonctions étant pour la première fois disjointes.

• 5 mai 1758, Lyon : Un prêtre maître de musique nommé Michel LAUBERAUT, âgé d'environ 50 ans, décède à Lyon, paroisse Saint-Paul, le 5 mai 1758, "en l'hôtel de M. Pupil". D'après Vallas, on vendit ses effets pour payer ses créanciers. La vente atteignit la somme de 197 livres.
La nouvelle de son décès parvient à Mâcon le 12 mai, le chapitre s'assemblant "pour nommer à la portion de chapelle sous le vocable de St-Blaise" rendue vacante par ce décès. Cela confirme que le défunt du 5 mai à Lyon est bien l'ancien maître de musique de la cathédrale Saint-Vincent, et non un homonyme. Les chanoines ne savent plus "si cette portion de chapelle est affectée aux enfants de chœur" et prennent le temps d'en examiner les titres, ce qui laisse penser que Michel LAUBERAUT en était titulaire depuis très longtemps. C'est le grand enfant de chœur, Antoine DAVID, qui, quelques jours plus tard, est nommé à sa portion de chapelle.

• • • Œuvres

- [Magnificat, 1745].
Une couverture seule portant la mention : « Magnificat de M. Lobereau 1745 die 28 maii 1745 » et « Ad majorem dei gloriam virginisq. mariae », figure dans le fonds musical de la cathédrale du Puy (cote 640), [PELLISSIER copiste ?].

Mise à jour : 7 mai 2021

Sources
F-Ad71/ G 215 ; F-Ad71/ G 216/1 ; F-Ad71/ G 216/2 ; F-Am Lyon/ BMS Lyon, St-Paul ; F-Le Puy-en-Velay Évêché/ Fonds musical ; M.-R. Renon, Cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry, 2007 ; M.-R. Renon, La musique à la Sainte-Chapelle de Bourges [...], sd.

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