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LEFEBVRE, Émery Henri (1751-1794)
État civil
NOM : LEFEBVRE     Prénom(s) : Émery Henri     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LEFÈVRE
LE FEBVRE
LE FÈVRE

Date(s) : 1751-5-5   / 1794-2-8
Notes biographiques

Émery Henri LEFEBVRE chante pendant une quinzaine d'années la basse-récitante à la cathédrale Saint-Gatien de Tours avant la Révolution après être passé à celle de Sées, où il a peut-être été formé, puis à celle du Mans. Entre 1791 et 1793, il chante encore dans la nouvelle structure paroissiale et cathédrale mais meurt de temps après la cessation du culte, en 1794.

• 5 mai 1751, Bellême [Orne] : Émery Henri LEFEBVRE voit le jour et il est baptisé paroisse Saint-Sauveur. Il est le fils de Jacques Le Fèvre et de Françoise Lagoutte. C'est donc à tort que le chanoine manceau Nepveu de La Manouillère le fait naître à Sées, confondant avec son diocèse d'origine. Le registre paroissial ne semble plus exister mais l'information a été trouvée grâce aux tables paroissiales.

• On peut faire l'hypothèse qu'il a été formé à la psallette de la cathédrale de son diocèse, mais cela reste actuellement à prouver, et son dossier de carrière des années 1790 n'en parle pas.
 
"Sur la fin de septembre 1770”, Sées : Selon son dossier de carrière, c'est à cette période qu'Émery Henri LEFEBVRE est devenu musicien à la cathédrale, "en Normandie".
 
• Fin octobre 1771, Le Mans : Il est reçu au chœur de la cathédrale Saint-Julien. Le chanoine Nepveu de La Manouillère note dans son journal "il est très bonne basse-contre". Il précise : "il gagne 25 sols par jour pendant six mois ; si on est content, on luy donnera comme aux autres 30 sols par jour", soit 550 livres par an. Selon son dossier de carrière, Émery LEFEBVRE aurait chanté la basse contre durant "environ quatre ans" à la cathédrale du Mans. En réalité il y reste de la Toussaint 1771 à l'été 1775, soit trois ans et neuf mois.

• 2 août 1775, Tours :  Émery LEFEBVRE est reçu comme basse récitante à la cathédrale Saint-Gatien  après avoir passé une audition à sa requête. Ses gages sont fixés à 750 livres par an.
• 23 septembre 1775, Tours : À sa requête et à celle du sieur BERTHAULT, le chapitre leur accorde 50 livres d'augmentation par an.

• 7 mars 1777, Tours : Le chapitre lui avance la somme de 72 livres.
• 19 décembre 1777, Tours : Le même jour que Louis NOTTIN, il est reçu en titre à 400 livres et le reste de ses gages est fixé à 400  livres, selon le bon plaisir du chapitre, c'est-à-dire révocables. Sa progression salariale par rapport à ce qu'il gagnait au Mans est notable.

• 27 février 1778, Tours : Il est sommé de revenir au plus vite sous pleine de ne plus être payé.
• 29 juillet 1778, Tours : Émery Henry LEFEBVRE, musicien, se marie paroisse Saint-Étienne avec Françoise Gaudin en présence de Charles Antoine ROISIN musicien en poste à la collégiale Saint-Martin.

• 25 novembre 1779, Tours : Leur fille Françoise Marie vient au monde et elle est baptisée le lendemain paroisse Saint-Étienne.

• 11 septembre 1780, Tours : Le chapitre lui avance la somme de 150 livres afin qu’il puisse acheter les provisions dont il a besoin.
• 22 décembre 1780, Tours : Leur fils Emery Gilles, né la veille, est baptisé dans la même paroisse.

• 24 décembre 1781, Tours : Malade, il a besoin de secours ; la compagnie lui accorde une aide de 3 livres par semaine le 31.

• 17 avril 1782, Tours : Le chapitre lui verse un écu par semaine jusqu’à la saint Jean afin de se soigner.

• 9 mai 1785, Tours : Suite à la plainte du chanoine Lacordaise contre lui et le chantre Louis NOTTIN, pour lui avoir « manqué publiquement », le chapitre les cite à comparaître afin d’être admonestés et il décide de les réduire « aux appointements portés par leurs titres ». Le 27, le chanoine demande à ce qu’on lève cette punition sans doute à la suite d'excuses publiques.
• 13 septembre 1785, Tours : Leur fils Lidoire Marie, est baptisé paroisse Saint-Vincent.

• 10 février 1786, Tours : Le chapitre lit sa requête et ordonne de lui verser un mandat de 120 livres « pour payer certaines dettes contractées […] avec son boulanger, et autres, et de plus pour acheter un lit pour sa fille ».
• 19 août 1786, Tours : « Sur ce qui a été representé par le sr LEFEBVRE basse contre etoit party ce matin pour se trouver a la feste de st Mexme de Chinon, Mrs vu que le service dudit sr etoit necessaire pour dimanche a cause de la procession qui se fait a La Riche et que d’ailleurs le chapitre avoit déjà deliberé qu’aucun musicien ne pouvoit s’absenter en pareils jours, ont renouvellé cette deliberation et prie M. le Poncteur de ne permettre doresnavant aucune absence de cette espece ».

• 6 juillet 1787, Tours : On lui avance 96 livres qu’il rembourse 12 livres chaque mois.
• 16 novembre 1787, Tours : Leur fille Madeleine, est baptisée même paroisse. Son parrain est un officier de l'archevêque mais aucun confrère musicien n'a jamais été choisi.
 
• 4 novembre 1790, Tours : Émery LEFEBVRE adresse une supplique au district demandant le versement d'une pension et récapitulant sa carrière. Il est marié avec 2 enfants vivants et une femme très infirme, écrit-il. "Le susdit ose vous prier, Messieurs, de lui être favorable quant au traitement que vous devez lui faire; en vous priant aussi de considérer que les musiciens d'Angers restent attachés à la nouvelle cathédrale, qui est présentement paroisse sur le même pied que ci-devant, jouissant de leurs mêmes honoraires".
• 9 décembre 1790, Tours : Au moment de la cessation du culte canonial, Émery LEFEBVRE est toujours basse-contre à la cathédrale Saint-Gatien et perçoit 800 livres par an dont 400 livres en titre et 400 livres "ad nutum" [révocables]. Il chante alors sous la direction de Sulpice Philippe LEJAY, le maître de musique mais il a connu également les maîtres suivants: Charles Joseph TORLEZ, Jean Christophe CONTAT, Antoine MERLE.

• 1er février 1791, Tours : Le directoire du district lui accorde une pension annuelle de 500 livres.
• 16 juillet 1791, Tours : Il signe la pétition collective des musiciens de Tours.

• 25 janvier 1792, Tours : Il est nommé chantre lors de l'organisation de la musique de la nouvelle paroisse épiscopale Saint-Gatien avec un certain nombre de ses anciens confrères. Ses appointements de basse-contre sont fixés à 250 livres par an. Il semble avoir été en place depuis au moins juin 1791, et sans doute dès la fin du chapitre, car on lui verse 125 livres pour six mois de gages depuis la Saint Jean.
• 16 août 1792, Tours : Le directoire du département fixe sa pension à 400 livres par an.

• 20 janvier 1793, Tours :  Il comparaît avec Adrien François MALLET devant le bureau de la Fabrique Saint-Gatien au nom de leurs confrères et demande la quartier de leurs revenus échu le 1er janvier dernier attendu la "cherté des vivres"; le bureau répond favorablement. Il reste ensuite en poste jusqu'au 1er décembre suivant, au moment où le culte s'interrompt.

• 8 février 1794, à Tours : Émery Henri LEFEBVRE meurt à onze heures du matin à son domicile de la rue Saint-Maurice, section de la Belle Fontaine. Il exerçait la profession d'imprimeur. Trois jours, plus tard, sa veuve perçoit la somme de  312 livres "pour quinze mois de son traitement a lui du pour l'exercice de ses fonctions de chantre dans la cidevant paroisse de Saint Gatien a raison de deux cent cinquante livres par an a compter du 1er 8bre 1792 jusqu'au 1er decembre 1793 vieux stile".

Mise à jour : 18 septembre 2017

Sources
F-Ad37/ 1Q 534 ; F-Ad37/ 2L 285 ; F-Ad37/ 2L 803 ; F-Ad37/ 6NUM6/ 261/ 101 ; F-Ad37/ 6NUM6/ 261/ 102 ; F-Ad37/ 6NUM6/ 261/ 103 ; F-Ad37/ 6NUM6/ 261/ 768 ; F-Ad37/ 6NUM6/ 261/ 770 ; F-Ad37/ L 624 ; F-Ad61/ 3NUMECRP38/EDPT495_67 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1384 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1385 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1386 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1387 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1388 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1389 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1390 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1391 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1392 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1393 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1394 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1395 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1396 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1397 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1398 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1400 ; F-Am Tours, décès an II ; F-An/ DXIX/038/597-2/44 ; F-An/ DXIX/090/756/03 ; F-An/ DXIX/090/756/12 ; Granger, Hubert, Taroni, Journal d'un chanoine du Mans…, 2013.

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