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LOMBARD-MOREL, Antoine Hippolyte (1769-1810)

LOMBARD-MOREL, Antoine Hippolyte (1769-1810)

État civil
NOM : LOMBARD-MOREL     Prénom(s) : Antoine Hippolyte     Sexe : M
Date(s) : 1769-2-10  / 1810-9-27 
Notes biographiques

Antoine Hippolyte LOMBARD-MOREL est d'abord enfant de chœur puis épiphard (1775-1781) à la collégiale Saint-Barnard de Romans [sur-Isère] [Drôme]. Après ses études au collège, il s'engage dans la formation du séminaire de Valence pour devenir prêtre. Mais, ayant quitté l'Église en 1791 pour se former auprès de son père, il devient ensuite receveur des douanes à Mijoux [Ain] jusqu'en 1810, date de son décès.

• 10 février 1769, Romans [-sur-Isère] [Drôme] : Antoine Hipolite, fils de Marc Antoine Lombard-Morel, procureur au siège royal de cette ville, et de Anne Catherine Giraud, voit le jour. Il est baptisé le lendemain en l'église collégiale et paroissiale Saint-Barnard, avec un avocat pour parrain.

• 18 octobre 1775, Romans : Antoine Hippolyte LOMBARD-MOREL, nommé par M. de Pompignan à l'occasion de son élévation à la charge d'archevêque de Vienne, est reçu enfant de chœur à la collégiale Saint-Barnard. "Cet enfant étoit dans sa sixième année, il a fait le temps de son noviciat". D'après l'abbé Loche, il aurait quitté la maîtrise dès le 27 juin 1777 (ce qui paraît bien tôt), mais une supplique rédigée en 1791 précise qu'il a été enfant de chœur durant six ans au lieu de cinq. Ces enfants "avoient quarante livres annuellement pris sur les revenus du chapitre outre leur contribution aux fondations jusqu'à ce qu'ils fussent prêtres".

• vers 1781, Romans : Antoine Hippolyte, âgé de 12 ans environ, est "collégié" ou habitué du chapitre, ce qui tient lieu de titre clérical pour parvenir à la prêtrise. On le désigne plus tard comme "épiphard", ce qui correspond à une fonction d'habitué, pour laquelle il serait rémunéré 80 livres par an.

• 1er juillet 1789, Romans : Une pièce comptable du chapitre liste les ayant droit (sans le motif précis) à une distribution pour la période de janvier à juin 1789. Figure : "mr Lombard aura neuf livres, huit sols".

1790, Valence : Antoine Hippolyte a 21 ans. Il est "tonsuré et collégié" (A. Loche). Néanmoins, son père adresse une demande de pension au Comité ecclésiastique, précisant que son fils "est actuellement dans le séminaire de Valence, il a atteint sa vingt et unième année accomplie depuis le 10 février 1790. Le temps de son noviciat qui a été de six ans au lieu de cinq et le défaut de ressources dans Romans pour la latinité est cause qu'il ne pourra entrer dans les ordres qu'aux avants prochains".

• 4 février 1791, Romans : Le district accorde à Antoine Hipolyte LOMBARD-MOREL une pension de 80 livres, à hauteur de ce qu'il percevait comme "enfant de chœur et d'épiphard du chapitre".

• 29 mai 1793, Romans : Le père d'Antoine Hippolyte déclare : "mon fils travaille à l’Étude depuis mai 1791. Il sert à la Garde-nationale". Le jeune homme a donc renoncé à la carrière ecclésiastique pour se former au droit auprès de son père, ce qui met fin au versement de sa pension à partir de juillet 1792 (A. Loche).

• après 1793, Mijoux [Ain] : Son acte de décès indique qu'Antoine Hippolyte LOMBARD-MOREL est avant 1810 receveur au bureau des douanes impériales à Mijoux, dans la montagne du Jura.

• 27 septembre 1810, Septmoncel [Jura] : Antoine Hippolyte LOMBARD-MOREL décède en montagne, ayant été trouvé mort deux jours plus tard, en bas des Rochers des Goulets de Montépile, à côté de Septmoncel.

Mise à jour : 7 octobre 2025

Sources
A. Loche, Prêtres de la Drôme, 1975 ; F-AcRomans/ VR- GG 33 ; F-Ad26/ 3 G 4178 ; F-Ad26/ L 572 ; F-Ad39/ 3E 7011 ; F-An/ DXIX/068/427/10

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