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MIOLLAN, Jean-Baptiste (1734-1791)
Autre(s) forme(s) du nom : MIOLAN
Date(s) : 1734-9-24 / 1791-2-14
Jean-Baptiste MIOLLAN, a exercé comme prêtre bénéficier et chantre de l'église métropolite Notre-Dame d'Embrun, [Hautes-Alpes] avant d'entamer un parcours itinérant. Il est maître de musique de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Belley [Ain], puis s'installe à Valence [Drôme]. Tout d'abord reçu à l'abbaye Saint-Ruf, il est recruté en 1773 comme habitué et chantre à la cathédrale. Il n'y reste que jusqu'en 1776. Si son patronyme subit quelques variantes, il signe toujours MIOLLAN, une orthographe qui est respectée. Où son parcours le conduit-il avant son installation à Luzenay [Isère] ?
• 24 septembre 1734, Embrun [Hautes-Alpes] : Jean-Baptiste MIOLLAN, fils du sieur Laurans Miollan, Me perruquier et d'honnête Marie Pons, est baptisé le jour de sa naissance. Il a pour parrain le sieur Jean Joubert, marchand et pour marraine demoiselle Anne Miollan. Tous signent le registre, y compris la marraine. Les registres paroissiaux mentionnent régulièrement les familles Miollan et Joubert qui font partie de l'élite locale.
• [1750-1760], [Embrun] : Le jeune Jean-Baptiste a sans nul doute rejoint la maîtrise de la cathédrale où il a été formé au plain-chant, puisqu'il y exerce quelques années plus tard.
• 19 mars 1758, Embrun : Jean-Baptiste MIOLLAN reçoit 24 livres du receveur du chapitre pour ses frais de voyage et pour porter et rapporter les saintes huiles à Die [Drôme].
• 19 octobre 1758 : Jean-Baptiste MIOLLAN est élu à l'office de 1er sous-diacre de la cathédrale Notre-Dame d'Embrun.
• 1763 av., [Embrun?] : MIOLLAN est ordonné prêtre, selon toute vraisemblance à Embrun.
• 24 janvier 1763, Embrun : Jean-Baptiste MIOLLAN, prêtre bénéficier, célèbre le mariage de son frère Antoine. Les parents sont désignés avec des avant-noms honorifiques, honnête homme et honnête femme. Le père, Laurens Miollan, est maître perruquier. La cérémonie se déroule "dans l'église métropole" en présence du curé de Saint-Vincent, Fournier. Les amis présents reflètent la vie sociale d'une famille bourgeoise entourée de notaire, procureur, maître chirurgien.
• 1763 av.-1766, Embrun : Le nom de Jean-Baptiste MIOLLAN est cité à plusieurs reprises dans les registres de la paroisse Saint-Pierre et Saint-Vincent, église paroissiale de la cathédrale Notre-Dame du-Réal. Embrun est une métropole ecclésiastique jusqu'à la Révolution.
• 27 juin 1766-juillet 1771, Belley [Ain] : La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Belley est la première étape de l'itinérance de MIOLLAN. Il est "prêtre du diocèse d'Embrun" à sa réception et exerce comme maître de musique. Charge à lui d'enseigner le plain-chant et la grammaire aux quatre enfants de chœur. MIOLLAN succède à Henri Daniel SUARD qui reste belleysan et continue à jouer de l'orgue.
• 1771-1773, Valence [Drôme] : Jean-Baptiste MIOLLAN est dans un premier temps chantre au bas chœur de l'abbaye Saint-Ruf.
• 2 octobre 1773, Valence : Le décès de Jacques DUSSEAU, habitué à la cathédrale, amène le chapitre à recruter son successeur. Il choisit pour habitué un prêtre de l'abbaye de Saint-Ruf de Valence, abbaye sécularisée et en cours d’absorption par la cathédrale : Jean-Baptiste MIOLLAN. Ce clerc est actuellement chantre du bas-chœur de l'abbaye et volontaire pour venir exercer à la cathédrale. Le chapitre, "attendu le peû de voix qu'il y a dans le bas chœur", le choisit d'autant plus volontiers que MIOLLAN est un chantre déjà expérimenté : "natif et prêtre du diocèse d'Embrun, et tous ses differents talents pour le plein chant et la musique, muni d'ailleurs de tous les certificats les plus avantageux de ces differents diocèses et chapitres dans lesquels il a eté employé".
• 4 novembre 1776, Valence : MIOLLAN abandonne sa place, attribuée par le chapitre à Jean-Antoine HILAIRE : "MM ont nommé à la place d’habitué vacante par l’abandon du Sr Miolan, Me Jean Antoine Hilaire prêtre du diocèse de Viviers". Il a 42 ans à cette date. Avec son passé de musicien et chantre confirmé, MIOLLAN aurait-il trouvé le lieu trop pauvre en musiques ? Ou bien, au contraire, a-t-il arrêté musique et chant en 1776 ? Durant les neuf années qui suivent, sa trace est perdue.
• 1785-1791, Luzinay [Isère] : Selon les informations consultées sur le site de généalogie Geneanet, J.-B. MIOLLAN a été curé de Luzinay entre 1785 et 1791.
• 14 février 1791, Luzinay : Jean-Baptiste MIOLLAN, curé de la paroisse de Luzinay, décède muni des sacrements de l'église. Il est inhumé le lendemain "dans le cimetière au-devant de la porte de l'église paroissiale". Trois curés des paroisses proches, Illins, Chaleyssin et Serpaize, sont présents à son inhumation.
Mise à jour : 3 mars 2025

