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MOMIGNY, Charles Joseph (1757-1833)
État civil
NOM : MOMIGNY     Prénom(s) : Charles Joseph     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : MONTMIGNY
MONMIGNY
MONTMIGNI
MOMIGNI
DEMOMIGNY
MOMIGNY
DE MOMIGNY
MOMINI
DEMOMINI

Date(s) : 1757-8-5   / 1833-2-27 
Notes biographiques

Le patronyme de Charles-Joseph MOMIGNY est de ceux que l'on rencontre écrit de multiples manières, nanti ou non d'une particule... Appartenant à une active fratrie de musiciens, Charles-Joseph MOMIGNY touche l'orgue de la collégiale Saint-Pierre de Mâcon, dans le sud de la Bourgogne, en 1790. Avant et après cette date, son parcours est marqué par une forte mobilité.
 
• 5 août 1757, Chimay [actuelle Belgique] : Charles-Joseph MOMIGNY est né le 5 août 1757 à Chimay, diocèse de Liège, dans le Hainaut, du légitime mariage de Jérôme Momigny et de Marie-Josèphe Torlet (ou Torlez). Il est baptisé paroisse Saints-Pierre-et-Paul. Cette date est confirmée par son second acte de mariage (voir ci-après au 29 septembre 1828). Cela correspond parfaitement à l'âge indiqué dans les documents administratifs des débuts de la Révolution (34 ans en 1791).
Il est frère de Jean-François MOMIGNY (ou de MOMIGNY), né lui aussi à Chimay en 1755, et de Jérôme-Joseph MOMIGNY né à Philippeville [alor en France, actuellement en Belgique] en 1762. Leurs parents s'étaient mariés à Walcourt dans la province de Namur, le 4 février 1746. La même année, ils avaient eu une première fille, prénommée Anne-Joseph, morte un an et demi après, toujours à Walcourt. À partir de 1751, les parents s'étaient installés à Chimay. Lorsque le métier de leur père est mentionné, il est dit maître d'école (et plus tard qualifié d'"homme de lettres"). Leur mère est une sœur du musicien Charles TORLEZ. Son frère Jérôme-Joseph sera père de deux musiciens, Georges-Joseph MOMIGNY et Henry-Lysias MOMIGNY, et lui-même aura au moins un fils organiste et une fille devenue religieuse sous le nom (révélateur) de Sœur Marie-Cécile. La famille exerce la musique en divers points de France.
 
• [1764-1774] : Charles-Joseph MOMIGNY pourrait avoir été formé comme enfant de chœur dans une maîtrise. Cette hypothèse demande à être documentée.

• [Jusqu'en 1788] : Charles MOMIGNY est organiste dans "plusieurs églises du royaume" dit le résumé de sa requête enregistré en 1791 par le directoire de Saône-et-Loire... ce qui manque quelque peu de précision ! L'enquête familiale permet de repérer certaines des étapes en amont de celle où le trouve la Révolution : Saint-Omer, Abbeville, Dieppe...

• [Avant octobre 1781], Saint-Omer [Pas-de-Calais] : Charles-Joseph MOMIGNY exerce comme organiste dans une église non précisée. Il est domicilié sur la paroisse Sainte-Marguerite. D'après un biographe de son frère Jérôme-Joseph, la famille Momigny se serait installée à Saint-Omer vers 1773.

• 11 octobre 1781, Abbeville [Somme] : Charles-Joseph MOMIGNY (qui signe ici "c.j . Demomigny") et Marie-Marguerite-Thérèse Dutanda se marient dans l'église paroissiale du Saint-Sépulcre, paroisse de résidence de la mariée. Le marié est dit "organiste de cette église, fils mineur de Jérome Demomigny, et de Marie Joseph Torlez, originaire de Chimay, Pays Bas, diocèse de Liège, ci-devant organiste à Saint-Omer". Les bans ont été publiés dans l'église Sainte-Marguerite de Saint-Omer, ce qui indique qu'il y a moins d'une année qu'il réside à Abbeville. De Saint-Omer à Abbeville, on compte 85 km par l'itinéraire pédestre le plus direct.

• [Entre octobre 1781 et début 1783], le couple MOMIGNY / Dutanda quitte Abbeville pour Dieppe, à 65 km à l'ouest-sud-ouest.

• 28 février 1783, Dieppe [Seine-Maritime] : Charles-Joseph MOMIGNY, organiste, et Marie-Marguerite-Thérèse Dutanda ont leur (probable) premier enfant, Joseph-Antoine, né et baptisé le même jour paroisse Saint-Rémy. Il a pour parrain Mtre Antoine-Sulpice Pecquet, "prêtre de cette paroisse", et pour marraine sa grand-mère paternelle, Marie-Josèphe Torlez, qui déclare ne pas savoir signer. On retrouvera ce fils enfant de chœur en 1790, sous le seul prénom d'Antoine.

• 27 décembre 1785, Dieppe : Charles MOMIGNY est dit "organiste" lorsque Thomas-Joseph-Simon, le fils dont son épouse Marie-Marguerite-Thérèse 'Dutandard' vient d'accoucher, est baptisé sur les fonts de Saint-Rémy. Le père, présent au baptême, signe "De Momigny". Le nouveau-né meurt le lendemain.

• 5 mars 1788, Mâcon : Le registre capitulaire de la collégiale Saint-Pierre de Mâcon enregistre la nomination comme organiste de Charles MOMIGNY, "organiste à Dieppe". Il recevra des gages de 600 livres, "en par lui se fournissant de souffleur comme il est d’usage". Il déclare fin 1790 y exercer "depuis trois ans environ" (ce qui correspond donc à une exagération de quelques mois…). Il se peut que son frère Jean-François ait pris sa succession à Dieppe (il y est attesté peu après).
Le même jour, Charles CHATAIGNER, prêtre du diocèse de Chalon-sur-Saône, est nommé maître des enfants de chœur à la place de Jacques-Henry PASQUIER, démissionnaire, qui était à la fois chargé de la maitrise et de toucher l'orgue. Quelques semaines plus tôt, le chapitre avait proposé le poste double (maître des enfants de chœur + organiste) à Michel-Charles CHATT, organiste à Bourg, qui avait manifestement refusé. De ce fait les chanoines scindent la charge en deux.

• 13 janvier 1789, Mâcon : Charles MOMIGNY, organiste de St-Pierre de Mâcon, et Charles LE BÈGUE, facteur d'orgues, sont témoins du mariage de Lazare RAMEAU, organiste de l'église de St-Vincent, avec Laurence Nugue, à St-Pierre de Mâcon.
• 17 juin 1789 : Lors du chapitre général de Saint-Pierre, MOMIGNY obtient une augmentation importante de 200 livres par an, assortie d'une augmentation de sa charge de travail ("à condition qu’il touchera de l’orgue les jours des festes principales autres que celles où il a accoutumé de toucher, desquelles fêtes on luy donnera le tableau").

1790Mâcon : Charles-Joseph MOMIGNY est toujours organiste de la collégiale Saint-Pierre, et ce "depuis trois ans environ", aux gages de 824 livres par an. Il déclare jouer également de l'orgue dans les églises des Cordeliers et des Dominicains de la ville de Mâcon, lorsque l'occasion l'exige. Il ajoute "qu'il est père d'une nombreuse famille et sans fortune".
À la collégiale Saint-Pierre, il côtoie Claude VAILLANT, "habitué et premier thuriféraire", et plusieurs ecclésiastiques, Julien LANIER, Charles CHATAIGNER, Jean-Baptiste MELOUZA, dit Fropier, et Benoit MORNAND. Parmi les six enfants de chœur de la collégiale figure son fils, Antoine MOMIGNY.
• 29 mars 1790, Mâcon : En l'église Saint-Étienne est baptisée une petite Sophie, née une semaine plus tôt de Charles MOMIGNY, "organiste", et de Marie-Thérèse Dutenda, sa femme. Son parrain est Jérôme-Joseph MOMIGNY, "organiste à Lyon", l'un des frères de Charles. De Lyon à Mâcon il y a un peu moins de 70 km : c'est sans doute ce qui explique le délai inhabituel entre la naissance et le baptême. Il a fallu le temps d'envoyer un message prévenir de la naissance, puis que Jérôme-Joseph fasse le voyage. Sa femme, Sophie-Rose Lafond, qui est officiellement la marraine de l'enfant, a quant à elle renoncé à se déplacer et s'est fait représenter par Marie-Joséphine Torlet, sur laquelle rien n'est précisé (elle signe "marie jo torlet", d'une manière assez enfantine). Est-ce la grand-mère paternelle ?
 
• Durant l'hiver 1790-1791, les administrateurs locaux instruisent les dossiers de carrière des divers musiciens. Au sujet de Charles MOMIGNY, ils concluent en février 1791 que, comme il est encore jeune, il doit être aidé pour se reconvertir et "s'adonner soit au commerce, soit à quelque autre genre de travail". Pour ce faire, il leur semble qu'une gratification de 3 000 livres, "équivalente à peu près à quatre années de ses appointements" serait bien adaptée. Telle est donc la proposition qu'ils font remonter à Paris au Comité ecclésiastique le 18 juillet 1791.
• 20 mai 1791, Mâcon : Le curé de la paroisse Saint-Étienne baptise Joseph-Antoine, né la veille de Charles-Joseph MOMINI, "organiste résidant sur cette paroisse", et de Marie-Thérèse Dutenda son épouse. Le parrain est un frère aîné de l'enfant, prénommé Antoine (probablement l'éphémère enfant de chœur, né à Dieppe en février 1783), et la marraine est la dlle Julie Canot, fille du sieur Canot, négociant sur cette paroisse. Ni l'un ni l'autre ne savent signer, sans doute parce qu'ils sont trop jeunes. On peut faire l'hypothèse que la marraine est une écolière du père. Ce dernier signe en proclamant son statut d'organiste "Momigny orgte".

• [Entre la seconde moitié de l'année 1791 et le début de 1793] la famille MOMIGNY-Dutanda quitte Mâcon pour remonter en Normandie, où l'on retrouve sa trace à Neufchâtel-en-Bray. Elle a donc effectué un long voyage de plus de 500 km vers le nord-ouest.

• 1er juin 1793, Neufchâtel-en-Bray [Seine-Maritime] : Le citoyen Charles-Joseph MOMIGNY, "organiste attaché à l'église paroissiale de cette ville", déclare la naissance de Marie-Thérèse-Scolastique, née le jour même, "en sa maison située rue Notre-Dame et dont il est propriétaire". Accompagné d'un marchand sellier et d'une "marchande", il signe "Momigny".

• 19 thermidor an II (6 août 1794), Neufchâtel-en-Bray : Le citoyen Charles-Joseph MOMIGNY est dit "musicien organiste, domicilié propriétaire rue de la Raison en cette commune" lorsqu'il déclare la naissance, la veille, d'une nouvelle fille, prénommée Madeleine-Thérèse. Cet acte semble attester la poursuite de son activité d'organiste par Charles-Joseph y compris pendant la Terreur. Il proclame d'ailleurs son identité professionnelle en signant "Momigny organiste".
• 3 vendémiaire an III (24 septembre 1794), Bully [Seine-Maritime] : La petite Madeleine-Thérèse meurt dans ce village situé à 6 km à l'ouest de Neufchâtel, où sans doute elle avait été envoyée en nourrice. Le métier de Charles-Joseph MOMIGNY n'est pas indiqué, il est seulement dit "de la commune de Neufchâtel".

• 26 germinal an IV (15 avril 1796) et 24 pluviôse an VII (12 février 1799), Neufchâtel-en-Bray : La citoyenne Marie-Thérèse Dutenda donne le jour à deux autres enfants, Charles-François et Catherine-Désirée. Cette fois, toute référence à l'orgue a disparu. La famille semble avoir déménagé et avoir revendu la maison dont elle était propriétaire. Elle est maintenant locataire "Grande rue sur le marché aux volailles". Charles-Joseph est dit une fois "marchand" et une fois "marchand mercier, colporteur". Ce sont sans doute là les années les plus difficiles sur le plan économique, alors que la famille continue à s'agrandir…

• 6 ventôse an VIII (25 février 1800), Saint-Saëns (Seine-Maritime) : Sa mère Marie-Joseph Torlez, veuve de Jérôme Momigny, meurt à l'âge de 83 ans "dans le domicile" de l'un de ses frères, François Momigny, "badestamier" (artisan du textile, fabriquant de bas), âgé de 51 ans (donc né vers 1749). Aucun de ses autres frères n'est cité. Saint-Saëns est situé à 15 km à l'ouest de Neufchâtel-en-Bray.
• 28 frimaire an IX (19 décembre 1800), Neufchâtel-en-Bray : On enregistre le décès du petit Charles-François, mort la veille au soir à l'âge de 4 ans et huit mois. Pour nourrir sa famille, Charles-Joseph MOMIGNY continue à exercer une activité commerciale ("marchand à voiture"), mais on voit que la musique a repris ses droits ("artiste musicien organiste"), même si elle ne suffit plus à gagner sa vie correctement. La famille demeure maintenant rue Saint-Jacques à Neufchâtel.

• [Entre 1801 et mi-1811] : Durant ces dix ans, on perd de vue Charles-Joseph MOMIGNY. À quelle date a-t-il quitté Neufchâtel-en-Bray pour s'établir à Niort avec Marie-Thérèse Dutanda ?

• 23 juillet 1811, Niort : Un jugement du tribunal de première instance "séant en cette ville de Niort" autorise dame Marie-Marguerite-Thérèse Dutanda, âgée de 52 ans, domiciliée en cette commune, à faire prononcer son divorce d'avec le sieur Charles-Joseph DEMOMIGNY, "organiste, âgé de 50 ans, domicilié aussi en cette commune".
• 12 août 1811, Niort : L'huissier Boudet signifie ce jugement à MOMIGNY.
• 26 novembre 1811 : Le même huissier sonne à nouveau à la porte de l'organiste pour le convoquer le lundi 2 décembre "en la maison commune de cette dite ville, à dix heures du matin".
• 2 décembre 1811 : L'acte du divorce est établi à la mairie de Niort. "L’heure étant passée sans que le dit DEMOMIGNY se soit présenté", le mariage entre Marie-Marguerite-Thérèse Dutanda et Charles-Joseph DEMOMIGNY, organiste, "domiciliés l’un et l’autre en cette commune", est déclaré dissout.
• 18 décembre 1811 : Charles MOMIGNY, "facteur d'orgues à Niort", et Marie-Thérèse Dutenda donnent devant notaire leur consentement au mariage de leur fils Antoine, qui est organiste à Vire (Calvados). Ce mariage est célébré à Vire le 2 janvier 1812.

• [1812], Blois (Loir-et-Cher) : Charles-Joseph MOMIGNY s'installe à Blois.
• 4 octobre 1812, Châteaudun (Eure-et-Loir) : La fabrique de l'église paroissiale de La Madeleine décide d'engager  "le sieur Momigny de Blois, organiste et facteur d’orgue". Les grands traits de son futur contrat sont esquissés par le conseil de fabrique.
• La Toussaint 1812 : Charles-Joseph MOMIGNY quitte Blois pour Châteaudun, à 57 km au nord, où il commence à toucher l'orgue de La Madeleine.

• 3 janvier 1813, Châteaudun : MOMIGNY reçoit 83 francs 33 centimes de la fabrique de La Madeleine "pour les deux mois de novembre et décembre pendant lesquels il a touché l’orgue". Son contrat est officiellement établi : en échange d'un traitement de 500 francs par an, il "s’oblige de toucher l’orgue de l’église de la Madeleine les dimanches et fêtes, d’avoir soin de l’orgue, de le réparer et entretenir, en lui fournissant les matières nécessaires". Il pourra s'absenter pendant le Carême ainsi que durant le mois de septembre. Il signe "De Momigny".

• 29 juin 1814, Châteaudun : Après un an et huit mois de service, la fabrique décrète que "les services du sieur MONMIGNY comme organiste et facteur d’orgues ne luy sont plus agréables" et le renvoie avec son solde de tout compte. Que s'est-il passé ? C’est alors François-Maurice DOBET qui, à 70 ans, prend le relais.

• [Juillet 1814], Blois ? : On peut supposer que MOMIGNY est alors retourné à Blois, mais cette étape demande à être documentée.

• 20 mars 1821, Blois : Une enfant naturelle, Joséphine-Léonida, naît à Blois de Marguerite-Andrée Binois. Elle est déclarée sous "les nom et prénom de Josephine Leonida de Momigny". Cette petite fille deviendra ultérieurement religieuse, sous le nom de sœur Marie-Cécile : le choix de ce nom de religion laisse penser qu'elle était, elle aussi, musicienne. Elle mourra le 25 juin 1886 à Sedan (Ardennes) "religieuse de l'Assomption, en religion sœur Marie Cécile, âgée de 64 ans, présumée native de Blois".

• [Avant 1828], Châteaudun : Charles-Joseph MOMIGNY est revenu à Châteaudun.

• 15 août 1828, Vernon (Eure) : Deux cordonniers déclarent le décès de Marie-Marguerite Dutenda, "âgée de 69 ans, née à Abbeville (Somme), fille de François Dutenda, bouracannier, et de Marie-Thérèse Lejeune". Sans aucunement mentionner le divorce de 1811, l'officier d'état civil écrit que la défunte laisse "pour veuf Charles-Joseph DEMOMIGNY, facteur d'orgues, demeurant à Châteaudun". On remarque l'adresse à laquelle elle est morte : "en sa demeure en cette ville, rue du Chapitre n°2". Ce qui ouvre une nouvelle perspective sur le profil de l'ex-madame Momigny : et si elle avait touché l'orgue de l'ancienne collégiale de Vernon ? Ainsi que de nombreux autres orgues au fil de la carrière de son ci-devant mari ?
• 29 septembre 1828, Châteaudun (Eure-et-Loir) : Le sieur Charles-Joseph "de" MOMIGNY est toujours dit "organiste" lorsqu'il se remarie, à la mairie de Châteaudun, avec la Dlle Marguerite-Andrée Binois, une jeune femme née le 23 janvier 1798 près de Nogent-le-Rotrou. L'acte de mariage, riche et précis, apporte beaucoup de renseignements (lieux et dates de naissance des époux, lieux et dates des décès de leurs parents, divorce du marié et décès de sa première épouse...). Les témoins sont trois "pensionnaires du gouvernement" dont l'un est un ancien militaire et un autre "ancien employé supérieur de l'octroi de la ville de Paris". Le quatrième témoin est horloger à Châteaudun. Aucun ne semble lié au monde musical.
Aussitôt le mariage célébré, les deux époux légitiment leur fille Joséphine-Léonida. On remarque qu'ils ont attendu le décès de Marie-Marguerite-Thérèse Dutenda, à Vernon le 15 août 1828, pour se marier. On remarque également que le marié signe ici en utilisant une particule : "Charles joseph de Momigny".

• [Entre fin 1828 et début 1833] : Charles-Joseph MOMIGNY quitte Châteaudun pour Luçon, à 290 km au sud-ouest. C'est son dernier grand voyage.

• 27 février 1833, Luçon (Vendée) : Sur les onze heures du matin décède "Mr Charles-Joseph de MOMIGNY, organiste, âgé de 76 ans, natif de la commune de Chimay, aux Pays Bas, et domicilié de cette ville de Luçon, époux d'Andrée Binois". On peut supposer qu'il touchait l'orgue de la cathédrale.

Mise à jour : 20 avril 2021

Sources
F-AE Belgique/ BMS Chimay, Sts Pierre-et-Paul ; F-AE Belgique/ BMS Walcourt ; F-Ad08/ NMD Sedan ; F-Ad14/ NMD Vire ; F-Ad27/ NMD Vernon ; F-Ad28/ NMD Châteaudun ; F-Ad71/ 2 L 677 ; F-Ad71/ BMS Mâcon, St-Étienne ; F-Ad71/ G 318/3 ; F-Ad71/ G 318/4 ; F-Ad76/ BMS Dieppe, St-Rémy ; F-Ad76/ NMD Bully ; F-Ad76/ NMD Neufchâtel-en-Bray ; F-Ad76/ NMD Saint-Saëns ; F-Ad79/ NMD Niort ; F-Ad80/ BMS Abbeville, St-Sépulcre ; F-Ad85/ NMD Luçon ; F-Adio Chartres/ Fonds La Madeleine de Châteaudun ; F-An/ DXIX/090/747/09 ; J. Gardien, L'Orgue et les Organistes en Bourgogne..., 1943 ; Les orgues du Berry. Inventaire national des orgues [...], 2003 ; M. Degrutère, "Orgue et Révolution…", L'Orgue francophone, 2017

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