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PAULIN, Frédéric Hubert (1678-1761)
Date(s) : 1678 / 1761-1-25
Issu d'une famille de pelletiers parisiens, Frédéric Hubert PAULIN s'extrait de son milieu natal pour faire une carrière musicale, grâce à sa formation au sein de la maîtrise de l'église des Saints-Innocents. Il joue du serpent et du basson, d'abord à la cathédrale Notre-Dame, durant quelques années, puis plus durablement en la collégiale Saint-Honoré, où il devient, en 1715, maître des enfants de chœur et, à partir d'une date indéterminée, maître de musique, fonctions qu'il garde jusqu'à sa mort. Il est le père et probablement le premier professeur de Nicolas Hubert PAULIN, fameux organiste.
• 1678, Paris : Frédéric Hubert PAULIN voit le jour. Il est (probablement) le premier enfant d'Hubert Paulin, marchand pelletier, et de Marie Coré son épouse, mariés en l'église Saint-Eustache en 1676. Son grand-père Pierre Paulin, marchand pelletier, était marié à Marie de Cambronne, sœur d'André de Cambronne, marchand pelletier.
• Vers 1687-juin 1693, Paris : Frédéric Hubert PAULIN est enfant de chœur en l'église des Saints-Innocents (dont son grand-oncle André de Cambronne devient marguillier le 26 décembre 1687). Il est formé par Pierre FERRIER, qui a été nommé maître des enfants de chœur le 8 juillet 1681. Il apprend à jouer du serpent.
• 1688, Paris : Ses parents décèdent, sa mère le 20 mai, son père le 25 novembre. Frédéric Hubert est recueilli avec ses frères et sœurs par son grand-oncle André de Cambronne, nommé tuteur par sentence du Châtelet, en sa maison de la rue des Déchargeurs, paroisse des Saints-Innocents.
• 25 juin 1693, Paris : Il quitte la maîtrise des Saints-Innocents avec une récompense de 150 livres.
• 12 novembre 1693, Paris : Son tuteur lui achète un serpent et finance son voyage à Senlis [Oise], où il semble avoir candidaté pour un poste de serpent, sans succès.
• Juillet-août 1698, Paris : Il se perfectionne dans l'art de la composition avec André CAMPRA, maître de musique à la cathédrale Notre-Dame.
• 13 août 1698, Paris : Le chapitre de Notre-Dame le reçoit en qualité de machicot et de basson.
• 18 août 1698, Paris : Le chapitre de Notre-Dame le nomme serpent pour le service de jour avec des émoluments annuels de 60 livres.
• 1er juin 1704, Paris : André de Cambronne lui rend compte de sa tutelle. La recette est de 883 livres 3 sols 6 deniers, la dépense de 872 livres 18 sols.
• 6 juillet 1704, Paris : Un Te Deum de sa composition est chanté en l'église conventuelle des Célestins à l'occasion de la naissance du duc de Bretagne.
• 15 septembre 1704, Paris : Dans le registre capitulaire de Notre-Dame, PAULIN est qualifié de clerc de matines et de basson.
• 1705, Paris : Son Premier livre de motets à une et deux voix avec la basse continue à l’usage des dames religieuses, gravé par Claude Roussel, distribué par lui-même, Roussel et le marchand de musique Henri Foucault, est publié en fin d'année (62 p., vendu 3 livres broché et 4 livres relié en veau). PAULIN réside rue de la Savaterie, paroisse Saint-Martial, près du Palais, à l'hôtel du Roi Pépin. La même année, il a fait paraître un recueil d'Airs sérieux et à boire, gravé par Roussel, 22 p., au prix de 20 sols.
• 30 août 1706, Paris : PAULIN est reçu au poste de serpent à la collégiale Saint-Honoré à la place du dénommé BAILLARD, qui n'est resté que quatre mois. Ses émoluments sont de 200 livres par an.
• 10 octobre 1706, Paris : En l'étude de Charles Dupuys, Frédéric Hubert PAULIN contracte mariage avec Anne Destas, 20 ans, fille de Pierre Destas, maître fourbisseur, rue de la Savaterie, et de Marie Louise Mauprivé son épouse. La dot de la future est de 600 livres en deniers comptants.
• 24 octobre 1706, Paris : Le mariage est célébré en la paroisse Saint-Martial.
• 1707-1717, Paris : Cinq enfants naissent de ce mariage, Anne Jeanne en 1707, Anne Philippe (fille) en 1709, Marie Thérèse en 1711, Nicolas Hubert en 1713 et Louise en 1717.
• 12 juillet 1707, Paris : Dans une sentence devant le lieutenant civil, PAULIN est qualifié de maître de musique demeurant rue aux Fèves, en la Cité.
• 31 janvier 1709, Paris : Il se fait constituer une rente annuelle de 50 livres au principal de 500 sur la Loterie royale. Il réside désormais cloître et paroisse Saint-Honoré.
• 2 décembre 1714, Paris : Le receveur du chapitre lui remet une gratification de 20 livres.
• 3 juillet 1715, Paris : PAULIN est nommé maître des enfants de chœur de la collégiale Saint-Honoré à la place de SAUNIER, vicaire. Ses honoraires sont les mêmes que ce dernier, 120 livres, et il conserve son poste de serpent.
• 6 avril 1716, Paris : Les chanoines le gratifient de 30 livres pour avoir fait chanter un motet le dimanche 29 mars précédent, alors que S.A.R. Mme "La Doüairie" était venue entendre la messe.
• 17 août 1716, Paris : Les chanoines attribuent au maître et aux six enfants de chœur le cinquième étage de leur "maison de Saint-Clair", cloître Saint-Honoré, avec vue sur la rue des Bons-Enfants.
• 14 avril 1719, Paris : Les chanoines, en considération des bons services qu'il rend en tant que maître des enfants de chœur, lui attribuent 100 livres de gratification annuelle, jusqu'à nouvel ordre.
• 11 août 1721, Paris : Un Te Deum est chanté à Saint-Honoré pour la convalescence du roi. PAULIN est chargé du recrutement des musiciens extraordinaires, ce qui lui coûte 140 livres (somme remboursée le 18 octobre suivant).
• 3 mars 1726, Paris : Son frère Jean François Paulin, marchand pelletier, décède. Il était associé à leur sœur Marie Anne Paulin.
• 4 avril 1727, Paris : Les chanoines décident d'attribuer désormais 200 livres au maître des enfants de chœur pour son logement au lieu des 100 livres de gratification annuelle, en récompense de ses bons services et du soin qu'il prend des enfants de chœur.
• 6 et 13 décembre 1728, Paris : Au Concert spirituel, son divertissement Le Triomphe de Daphné est donné en ouverture des concerts.
• 14, 16 et 21 mars 1729, Paris : Un autre divertissement, Les Titans vaincus par Apollon, est joué en ouverture des concerts.
• 19 septembre 1729, Paris : Il touche 50 livres "pour ses peines et honoraires au pardessus de son assistance comme officier du chapitre", pour avoir organisé un Te Deum en action de grâces de la naissance du Dauphin le 12 septembre à Saint-Honoré.
• Décembre 1729, Paris : Sa pastorale Les Amans constants est exécutée au concert du château des Tuileries pour la première fois.
• 20 août 1731, Paris : Son fils Nicolas Hubert PAULIN est nommé organiste de Saint-Pierre-des-Arcis avec 110 livres de gages par an, après la démission du sieur FOLLAIRE.
• 7 janvier 1733, Paris : Les chanoines accordent 100 livres de gratification à Frédéric Hubert PAULIN pour ses bons services.
• 17 janvier 1733, Paris : Sa fille aînée Anne Jeanne Paulin contracte mariage avec Louis Étienne Élie Deleurye, maître chirurgien. La dot est de 4 200 livres.
• Décembre 1734, Paris : PAULIN fait paraître dans le Mercure de France un Air à boire, "Quel bruit ! Quel murmure confus !" pour voix de basse.
• 13 avril 1735, Paris : Il obtient des chanoines 100 livres de gratification pour ses "peines extraordinaires".
• Avril 1735, Paris : Le Mercure de France propose un vaudeville dont il a écrit la musique, intitulé "Je veux une chanson", pour voix de dessus, en 11 couplets. Le texte est dû à un professeur de seconde du collège Louis le Grand. La chanson fut chantée le 11 janvier 1735 à la fin de la comédie des Querelleurs, représentée sur le théâtre du collège.
• Janvier 1736, Paris : Le Mercure de France publie deux nouvelles pièces "festives" de PAULIN pour voix de dessus.
• Mars 1736, Paris : Le même Mercure publie un "Air sérieux" du même pour voix de dessus.
• 7 avril 1736, Paris : L'un des chanoines rappelle qu'il "n'étoit pas besoin de faire observer à la compagnie le singulier attachement du sr Paulin pour le service de l'église et le soin qu'il prend pour perfectionner la voix des enfans, que cela a bien paru dans les offices de la semaine sainte, mais qu'il étoit nécessaire d'informer Messieurs que le fils aîné dudit sr Paulin ayant eu la petite vérole pendant le carême, cette maladie a interrompu le cours des leçons de musique que le père et le fils donnoient en ville, ce qui joint aux frais de ladite maladie leur a fait un tort considérable". Les chanoines lui accordent 120 livres de gratification.
• 4 avril 1737, Paris : Le chanoine receveur annonce que le maître des enfants de chœur a utilisé beaucoup de papier réglé et employé un temps considérable à copier et noter plusieurs endroits de l'antiphonaire du nouveau bréviaire pour mettre les enfants en état de les apprendre et de les chanter, ou pour faire un nouveau livre à usage de l'orgue. On le gratifie de 300 livres, "vu les soins, l'exactitude et les attentions suivies de mondit sr Paulin dont la compagnie continue d'être très contente". Ils lui font promettre que ces ouvrages resteront au chapitre.
• Juillet 1738, Paris : PAULIN fait paraître un Récit de basse, "Vous plairez-vous toujours à voir couler mes larmes ?" dans le Mercure de France, sur un poème de M. d'Arnaud.
• 5 septembre 1740, Paris : Le chapitre achète du mobilier à l'usage des enfants de chœur, dont trois sont un pension chez le sieur PAULIN. Il représentera ces meubles en cas de besoin.
• 12 janvier 1741, Paris : Son fils Nicolas Hubert PAULIN devient organiste de la collégiale Sainte-Opportune.
• 29 décembre 1741, Paris : Satisfaits de la manière dont le maître et les enfants se sont comportés la veille durant l'office des Saints Innocents, en particulier "du chant des enfants de chœur et de la manière exacte et pleine de gravité" dont ils ont chanté et de leur application à leurs dévotions, les chanoines décident que dorénavant, tous les ans, il leur sera donné chez leur maître un souper le jour de cette fête ou autre jour le plus proche, composé de trois poulets pour les enfants, un pour le maître, une bouteille de vin et une tarte à la frangipane.
• 8 janvier 1742, Paris : On rappelle que PAULIN a pris trois enfants en pension chez lui depuis plusieurs années pour faire plaisir au chapitre, et qu'il en a maintenant cinq. Pour tenir compte de la cherté du pain et autres denrées, il lui sera donné 200 livres de gratification. Anne Philippe Paulin, sa fille, s'occupe des détails de la vie quotidienne des pensionnaires.
• Juin 1742, Paris : Anne Philippe Paulin s'occupe de plusieurs enfants malades jusqu'à leur guérison. Elle signe le mémoire des dépenses pour les soins, plus de 200 livres.
• 10 septembre 1742, Paris : PAULIN obtient un congé de 12 jours pour participer aux noces de son fils Nicolas Hubert PAULIN. Le mariage a lieu à Notre-Dame de Versailles le 18 septembre.
• 13 octobre 1742, Paris : Sa fille cadette Louise contracte mariage avec Jean-Jacques Caiez, maître à danser. Elle est dotée par son père de 1 100 livres (dont 300 déjà versées pour son apprentissage et sa maîtrise de couturière) et elle apporte 600 livres en hardes et meubles.
• 8 avril 1743, Paris : Le chapitre décide de donner un adjoint à PAULIN pour jouer du serpent afin de le soulager. Le choix se porte sur Pierre FACÉ, tenu d'en faire la fonction à tous les offices des dimanches et fêtes chômées ou non et aux messes et vêpres les autres jours, aux gages de 300 livres par an à compter du premier avril.
• 16 novembre 1744, Paris : PAULIN obtient un congé de 10 à 12 jours pour aller à la campagne.
• 9 juillet 1746, Paris : PAULIN et sa sœur Marie Anne vendent une maison à Rueil héritée de leur frère à un vigneron, au prix de 1 300 livres. La vente lui rapporte 200 livres.
• 18 juillet 1746, Paris : Il obtient un congé de 9 jours pour aller à la campagne.
• 4 octobre 1747, Paris : Il obtient un autre congé de 8 jours pour aller à la campagne.
• 6 octobre 1749, Paris : Le chapitre augmente PAULIN, maître des enfants de chœur, de 150 livres sur la somme prévue pour l'entretien des enfants, en raison de la cherté des vivres.
• 3 avril 1752, Paris : Sa fille Marie Thérèse Paulin contracte mariage avec Claude François Gaucher, orfèvre, veuf. La dote de la future est versée par sa tante Marie Anne Paulin et son mari Claude Martin Lepreux, chez lesquels elle vivait depuis des années, en récompense de ses peines et soins.
• 22 août 1753, Paris : Marie Thérèse Paulin meurt de maladie. Son père et ses frère et sœurs renoncent à sa succession, plus onéreuse que profitable, le 9 septembre.
• 25 janvier 1761, Paris : Frédéric Hubert PAULIN meurt dans son logement de fonction, cloître Saint-Honoré, à l'âge de 83 ans. Il est inhumé dans l'église. Son décès est signalé dans les Affiches et Avis divers du 2 février. Il est y qualifié de maître de musique de l'église Saint-Honoré.
• 9 février 1761, Paris : Le chapitre de Saint-Honoré lui rend hommage et désigne son successeur, Antoine François CHARRIÈRE. Il accorde à sa fille Anne Philippe une pension viagère de 120 livres par an.
• 16 février 1761, Paris : L'inventaire après décès de PAULIN est dressé par le notaire François Henri Fournel. Son appartement était au rez-de-chaussée (cuisine, petite salle, bûcher, antichambre, chambre sur cour, deux petits cabinets en prolongement). Les meubles sont vieux et de peu de valeur ; on ne trouve ni instruments de musique, ni partitions, ni livres, ni papiers (sa fille a dû les mettre de côté). Il possédait pourtant plusieurs rentes. Les héritiers renoncent à la succession.
• Jean-Baptiste MÉTOYEN, dans sa méthode de serpent (1807-1810), cite le nom de PAULIN, serpent à Saint-Honoré.
• • • Bibliographie
- Érik Kocévar, « Paulin, Frédéric-Hubert », New Grove Dictionary of Music and Musicians, 2e édition, éd. Sanley Sadie et John Tyrell, London, Macmillan Publisher Limited.
Mise à jour : 8 juillet 2025

