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PUTHEAUX, Claude (1753-1789)
État civil
NOM : PUTHEAUX     Prénom(s) : Claude     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : PUTEAUX
PUTEAU
PUTHEAU
PLUTEAU
PUTHAUX

Date(s) : 1753-4-22   / 1789-6-22 
Notes biographiques

Fils d'un jardinier du roi, frère de deux musiciens du roi, Claude PUTHEAUX devient musicien comme ses frères, mais loin de Compiègne sa ville natale, et loin de Versailles. Après trois années à la Sainte-Chapelle de Paris, il est, à partir de 1779, musicien à la cathédrale Saint-Lazare d'Autun. De début 1784 à fin 1788, il est en même temps chantre de l'une des paroisses de la même ville. Il avait auparavant brièvement exercé à la cathédrale de Châlons.

• 22 avril 1753, Compiègne : Le registre capitulaire châlonnais mentionnant son passage en 1779 le dit natif de Compiègne. Son acte de mariage en 1786 indique qu'il est fils de Léonard Putheaux et d'Euphroisine Mouton, ce qui confirme qu'il est frère de Claude-Léonard et Louis PUTHEAUX, tous deux futurs musiciens du roi.
Et en effet, son acte de baptême a été retrouvé à la date du 23 avril 1753, paroisse Saint-Jacques de Compiègne, entre ceux de ses frères (Louis né en 1749 et Claude-Léonard né en 1755). Baptisé le lendemain de sa naissance, il a pour parrain un entrepreneur des Ponts-et-Chaussées et pour marraine l'épouse d'un "entrepreneur des bâtiments du Roy". Son père est "jardinier du Roy".

• 14 juin 1775, Paris : Claude PUTOT est reçu gagiste à la Sainte Chapelle.

• 10 octobre 1778, Paris : PUTHEAUX est renvoyé de la Sainte Chapelle pour son "peu de voix". Cette mention tend à attribuer ce passage à la Sainte Chapelle à Claude plutôt qu'à son frère Claude-Léonard qui intègre la Musique du roi dès 1778. Ce passage de Claude à la Sainte Chapelle est confirmé par une délibération autunoise postérieure (voir ci-après au 21 mai 1779).

• [Vers janvier ou début février 1779], Châlons [-en-Champagne, Marne] : Le sieur Claude 'PUTEAU', "natif de Compiene" [sic], commence à chanter la basse contre au chœur de la cathédrale Saint-Étienne.
• 14 avril 1779, Châlons : Les conclusions capitulaires notent que le "dernier" basse contre entré ne sera pas conservé, faute de voix. Il quittera le chœur de la cathédrale après les fêtes de Pentecôte. Il est possible qu'il s'agisse de Claude PUTEAU, mais on ne peut l'affirmer.
• 21 mai 1779, Autun [Saône-et-Loire] : Les chanoines d'Autun chargent Jean-Christophe CONTAT, leur maître de musique, d'écrire au sieur PUTEAUX "basse contre à Chaalons en Champagne" pour lui proposer un poste. Ils lui recommandent "d’apporter un certificat de l’église de la Sainte-Chapelle de Paris où il a été". On peut penser qu'en amont de cette délibération capitulaire, Claude PUTHEAUX avait déjà contacté le chapitre d'Autun, peut-être par l'intermédiaire de CONTAT.
• 28 mai 1779, Châlons : Le chapitre de la cathédrale reçoit à l'épreuve le sieur TOULET "en qualité de basse contre, aux gages de 9 livres par semaine". L'étroite  concomitance de dates laisse supposer que c'est  lui qui va remplacer Claude PUTHEAUX.
• 5 juin 1779 : Le chapitre châlonnais accorde à Claude PUTEAU, musicien basse contre de la cathédrale Saint-Étienne "depuis environ quatre mois", une gratification de 6 livres pour financer son voyage vers Autun où il vient d'être "reçu en la dite qualité", c'est-à-dire pour le même poste de basse contre. De Châlons à Autun, il faut compter 250 km par l’itinéraire pédestre le plus direct.
• 25 juin 1779, Autun : Claude PUTHEAUX est reçu musicien basse contre à la cathédrale Saint-Lazare d'Autun, aux gages de 5 livres par semaine [soit 260 livres / an], "outre les émoluments ordinaires accordés à leurs musiciens gagistes".

• 22 août 1783, Autun : À Saint-Jean-Saint-Pancrace, PUTHEAUX assiste – et sans doute chante – à l'enterrement de la femme d'Ezéard Amiot, domestique chez monsieur de Montille, chanoine à Autun, décédée à l'âge de 53 ans. À partir de là, et jusqu'en février 1784, la signature "Putheaux" figure dans les deux tiers des actes de sépulture de la paroisse Saint-Jean-Saint-Pancrace.

• 22 février 1784, Autun : Alors que l'on ne discerne aucune trace de sa présence dans le registre paroissial de l'année précédente, Mr Claude PUTHEAUX commence à partir de cette date à assister et signer régulièrement aux sépultures de la paroisse Notre-Dame, souvent en compagnie de  Laurent Marillier, maître cordonnier à Autun, marguillier de la paroisse. PUTHEAUX, que le rédacteur des actes appelle parfois Pluteau ou Puteau mais qui signe très régulièrement "Putheaux", d'une écriture penchée vers la droite, est dit "chantre de cette paroisse" ou "chantre à la paroisse".
• 4 novembre 1784, Autun : Sur la paroisse Saint-Jean-de-l'Évangéliste, le curé Brunet, procède à l'inhumation d'une enfant de deux ans décédée la veille, Antoinette, fille de Sébastien ARMANT, "maître de danse à Autun", et de Marguerite Caillet. On reconnaît les deux signataires de l'acte : Claude PUTHEAUX et Joseph DEPOIL ("Putheaux" et "depoil"). Comme ni l'un ni l'autre ne sont alors chantres dans cette paroisse, on peut supposer qu'ils sont venus parce qu'ils sont liés au père endeuillé.

• 16 mai 1786, Autun : En l'église Saint-Jean-Saint-Pancrace est célébré le mariage de Claude PUTHEAUX, "musicien en l'église cathédrale d'Autun", et d'Antoinette Chassey, fille d'un huissier royal au bailliage d'Autun. Orphelin de son père, qui était "en son vivant jardinier du roy au château de Compiègne", le marié est autorisé à se marier par sa mère : c'est son confrère Lazare BARBOTTE qui porte la procuration établie par Euphroisine Mouton devant un notaire de Compiègne dès le 27 septembre précédent, huit mois plus tôt. Sont également présents deux autres musiciens de la cathédrale, Jean Pierre François GUIGNET et Lazare DELANGRE.
La signature du marié, "putheaux", est bien la même que celle du chantre paroissial observée depuis 1784 à Notre-Dame. Claude PUTHEAUX est donc en même temps chantre de la paroisse Notre-Dame et musicien à la cathédrale Saint-Lazare.

• 2 mars 1787 : Neuf mois et demi après les noces naît une petite Antoinette, baptisée le lendemain à Saint-Pancrace. Son père est toujours dit "musicien à la cathédrale de cette ville". Parrain et marraine sont choisis dans la parentèle Chassey et non parmi les amis musiciens. Le parrain, un oncle maternel de l'enfant, est "cuisinier de Monsieur De Saugny".
•  11 septembre 1787, Autun : Claude PUTHEAUX, "musicien de la Cathédrale", assiste et signe au mariage de deux enfants de laboureurs décédés. Il est témoin de la mariée, Émée Chatillon, "fille majeure de feux François Chatillon, en son vivant laboureur à Brion, et de Philiberte Chatillon". Elle est probablement liée (sœur?) à Jean CHATILLON, qui est durant quelques mois chantre de la paroisse Notre-Dame en 1789.

• 14 décembre 1788, Autun : Telle est la date de la dernière apparition de Claude PUTHEAUX en tant que chantre de la paroisse Notre-Dame dans le registre paroissial. À partir du 8 janvier 1789, il est remplacé par Jean-Claude TALVEAU, alors dit "chantre au chœur de la collégialle" et qui, au cours de l'été 1789, entre clairement au service de la paroisse.

• 20 avril 1789, Autun : Un vitrier nommé François Davot et Jeanne Guignet, fille du musicien Pierre-François GUIGNET, présentent sur les fonts baptismaux de la paroisse Saint-Jean-Saint-Pancrace un fils né de Claude PUTHEAUX, musicien à la cathédrale, et d'Antoinette Chassey. Il reçoit le prénom de François.
• 22 juin 1789 : Claude PUTHEAUX, "musicien à la cathédralle", meurt à l'âge d'environ 36 ans, paroisse Saint-Jean-de-la-Grotte. Il est inhumé le lendemain au cimetière de cette paroisse en présence de deux vicaires et de Jean-Baptiste DÉMANGEOT, chantre de la paroisse.

• Mars 1790 : La Liste générale des domiciliés de la ville d’Autun et dépendances, établie à partir de fin décembre 1789 et publiée en mars 1790, mentionne sous le n°807 "Antoinette Chassey, veuve de Claude PUTEAU musicien" logée Petite rue Chauchien, 2ème section.

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• 26 août 1806, Roussillon (Saône-et-Loire) : Lorsque sa fille Antoinette, 19 ans, épouse un "propriétaire" de 22 ans, elle est dite "fille mineure de feu Claude PUTHEAUX, musicien, demeurant à Autun en son vivant", sans autre précision. La mère de la mariée signe "chassey puthaut" d'une grosse écriture sans majuscules ni paraphe, mais convenable. La jeune mariée a adopté la graphie "puthaux" pour sa signature. Le dernier signataire de l'acte en fait de même : "francois puthaux" (sans doute le jeune frère de la mariée, qui a alors 17 ans).

• 10 juin 1811, Roussillon : Antoinette Chassey, "veuve de Claude PUTEAU", se remarie, épousant l'instituteur de la commune, Laurent Buteau, âgé de 55 ans, originaire de la Nièvre. Elle-même est âgée de 51 ans. L'acte précise qu'elle est née à Autun le 17 mars 1760 et qu'elle demeure à Roussillon. Son père, François Chassey, propriétaire à Roussillon, est présent.

Mise à jour : 1er novembre 2020

Sources
Almanach musical pour 1776 ; F-Ad51/ G 727 ; F-Ad60/ BMS Compiègne, St-Jacques ; F-Ad71/ BMS Autun, Notre-Dame ; F-Ad71/ BMS Autun, St-Jean-St-Pancrace ; F-Ad71/ BMS Autun, St-Jean-de-la-Grotte ; F-Ad71/ BMS Autun, St-Jean-l'Évangéliste ; F-Ad71/ NMD Roussillon ; F-Sté Éduenne Autun/ RC 1778-1784 ; M. Brenet, Les Musiciens de la Sainte-Chapelle..., 1910 ; M. Dorigny, Autun dans la Révolution française…, 1988

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