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SAVIGNY, Antoine Thomas (1750-1800)
État civil
NOM : SAVIGNY     Prénom(s) : Antoine Thomas     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : SAVINY
SAVIGNI
Date(s) : 1750-12-21   / 1800-11-24 
Notes biographiques

 La carrière d'Antoine-Thomas SAVIGNY n'est connue que de manière elliptique, par le résumé qu'en fait en 1790-1791 l'administration de Charente-Maritime, son dernier département d'exercice à la veille de la Révolution, après au moins deux autres postes, à Bourges et à Bordeaux. C'est une démarche tardive, en 1793, seule, qui nous révèle qu'il chantait la basse contre. Il exerçait en même temps le métier d'imprimeur en étoffe et à son décès il est imprimeur en indiennes près de Lyon.
 
• 21 décembre 1750, Châteaudun [Eure-et-Loir] : Antoine-Thomas SAVIGNY vient au monde et il est baptisé le jour même paroisse Saint-Valérien. Ses parents sont Antoine Savigny, journalier, et Marie Chevalier (qui en 1776 est défunte).

• [Vers 1771], Bourges : Antoine-Thomas SAVIGNY entre au service d'une église de Bourges. Son dossier ne précise pas laquelle. Il ne figure pas parmi les noms de musiciens relevés dans les registres de la cathédrale et de Saint-Ursin.

• 30 juillet 1776, Bourges : Antoine-Thomas SAVIGNY, imprimeur en étoffes, épouse Catherine Vétois, paroisse St-Pierre-le-Marché. On découvre ici que le jeune homme n'est pas à plein temps au service de l'Église, mais exerce un autre métier en même temps. Les deux jeunes mariés savent signer leur nom avec une relative aisance.
Le 2 septembre 1777, leur première enfant, Solange, est baptisée à l'église paroissiale St-Pierre-le-Marché où leur mariage a été célébré. Le père, Antoine-Thomas SAVIGNY, est à nouveau mentionné comme "imprimeur à la manufacture"

• [Vers 1782], Bourges : Après 11 ans de service dans cette église qui reste à identifier, il la quitte et part pour Bordeaux.

• Vers 1782-1783, Bordeaux : Antoine-Thomas SAVIGNY passe par une église de Bordeaux dans laquelle il reste une année seulement et que son dossier de carrière ne nomme pas. Toutefois le dépouillement des feuilles de pointe de la cathédrale de Bordeaux y fait apparaître "SAVIGNI" en septembre 1783 : ce mois-là, le cumul des offices, des fondations et de ses appointements fixes de 33 livres, lui a permis de toucher au total 54 livres, 4 sols, 10 deniers. Il est cité au dernier rang d'une liste qui comporte aussi Barthélémy GIRAUD le maître de musique, BOURRILLON, HURTEAU, le chapier NOELLE, LARRIU, DUMOULIN, MARTINOU et LANELUC.

• [Après septembre 1783], Saintes : SAVIGNY devient sous-chantre à la cathédrale de Saintes.

1790, Saintes : Âgé de 40 ans, Antoine-Thomas SAVIGNY est toujours sous-chantre à la cathédrale. Son traitement se monte à 853 livres annuellement. Il semble exercer comme chantre également à l'église paroissiale Saint-Maur de la même ville, tout comme Nicolas GEOFFROY et François GUÉRIN.
• 20 mai 1790 : Il co-signe avec Jean-Claude JOSSE, le maître de musique de la cathédrale, et les autres musiciens (FAUCHAY, MERY, GEOFFROY, LAURIER) ainsi que les trois vicaires de chœur (GIRARD, PLANIER (ou Lanier) et CLOSE) la "Petition respectueuse de Messieurs les Vicaires et Musiciens laïcs attachés par fondation laïque à la cathédralle de Saintes" adressée au Comité ecclésiastique, dans laquelle ils expliquent que le corps de musique de la cathédrale "est composé de trois Vicaires de chœur, sept Musiciens et huit enfans de cœur".
Après examen de son dossier de carrière, le district de Saintes lui accorde un traitement de 450 livres. Il est précisé par les administrateurs : "Indépendemment des services du sieur Savigny nous avons eu égard aux soins religieux qu'il donne à son père âgé de 75 ans".
SAVIGNY effectue durant les années qui suivent de nombreuses demandes et démarches diverses pour obtenir le paiement des sommes qui lui ont été promises, réclamer des avances, demander d'autres secours etc…

• 25 mai 1791, Saintes : Antoine SAVIGNY signe comme "chantre" aux obsèques de Pierre-Louis Bégole, prêtre. Il en est de même le 1er juillet, les 7 et 26 août, le 21 septembre 1791 et le 8 décembre 1791.
Le 21 août 1792, il signe à une inhumation, mais sans référence à son état de chantre.
Son dossier contient plusieurs mentions de paiement des différents trimestres de son traitement jusqu'en 1792.

• Janvier 1793, Saintes : [Antoine Thomas] SAVIGNY, basse-contre à la cathédrale Saint-Pierre de Saintes, demande que lui soit accordé une pension pour son service.
25 janvier 1793, sa requête est communiquée au district de Saintes
27 janvier 1793, le district émet un avis.
1er février 1793, il est arrêté que Savigny recevra 733 livres, mais à titre de gratification seulement.

• 24 novembre 1800, Vernaison [Rhône] : Devenu imprimeur d'indiennes à la fabrique de la ville, il meurt à quatre heures du matin. Le lendemain, sa veuve vient déclarer son décès. L'acte mentionne sa date de naissance précise mais le lieu reste flou, on lit "Chateaux d'in" dans le Loiret...

Mise à jour : 10 février 2019

Sources
F-Ad17/ 2 E 439/ 10 ; F-Ad17/ 2 E 439/1* ; F-Ad17/ G 251 ; F-Ad17/ L 309 ; F-Ad17/ L 320 ; F-Ad17/ L 423 ; F-Ad17/ L 425 ; F-Ad18 / BMS St-Pierre-Le-Marché ; F-Ad18/ BMS St-Pierre-le Marché ; F-Ad28 / 3E 088/ 16 ; F-Ad33/ G 3295 ; F-Ad69 / 4E 5402 ; F-An/ DXIX/091/778/03

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