Login
Menu et informations
SCHORN, François Joseph (1760-1801)
État civil
NOM : SCHORN     Prénom(s) : François Joseph     Sexe : M
Date(s) : 1760-3-30   / 1801-12-22 
Notes biographiques

De part et d'autre de l'actuelle frontière franco-belge – qui n'en était pas une alors pour les musiciens mobiles passant d'une église à l'autre – se développe la carrière de celui qui était appelé l'abbé SCHORN : François Joseph SCHORN, natif de Tournai [Belgique]. Ses compositions, jugées capables d'élever "toutes les âmes vers le Ciel", faisaient l'admiration de ses contemporains. En 1790, il assure les fonctions de maître de musique de l'opulente collégiale Saint-Pierre de Lille.

• 30 mars 1760, Tournai [Belgique] : François Joseph SCHORN naît et est baptisé paroisse Saint-Jacques [les actes de la période 1753-1760 n'existent plus ou n'ont pas encore été numérisés...Le registre de 1761 montre qu'aucune profession n'est précisée dans les actes). Un mariage de Georges Sébastien Schorn avec Marie Françoise Guilluy est répertorié par Généanet paroisse Saint-jacques le 15 octobre 1759 mais là encore cette année n'est pas numérisée sur les site des archives d'État de Belgique...

• 15 octobre 1767, Tournai : Le jeune François est admis comme choral, c'est-à-dire enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame. Il est formé par Jean-Marie ROUSSAU, alors maître de musique.

• 3 mars 1776 et 8 octobre 1777, Tournai : Les chanoines le récompensent pour avoir composé des messes et des motets.

• 30 novembre 1782, Ypres [Belgique] : Alors musicien de la cathédrale de Tournai, François Joseph SCHORN se présente pour occuper le poste de maître de musique. Il n'est pas retenu.

• 28 juillet 1784, Tournai : SCHORN est toujours en poste comme musicien à la cathédrale où il est encore récompensé par la compagnie pour la qualité de ses compositions.

• 24 juin 1785, Soignies [Belgique]: L'abbé SCHORN est reçu maître de musique de la collégiale Saint-Vincent, dans cette petite ville située au nord-est de Mons, sur la route de Bruxelles. Il s'était présenté au concours organisé le 28 mars précédent par le chapitre afin de choisir le successeur de Pierre Louis POLLIO.

• 27 avril 1787, Lille : François Joseph SCHORN est reçu comme maître de musique de la collégiale Saint-Pierre. Il en informe, dans une lettre rédigée le 27, les chanoines de Soignies. Le lendemain, dans une assemblée per singulos, les chanoines lui font signer une feuille qui sera collée dans leur registre dans laquelle sont précisées ses revenus et obligations. On sent à la lecture combien le chapitre a été marqué par le procès engagé par l'ancien maître de musique, Claude Amable ROUSSIGNOL, qui avait refusé sa destitution. Il est précisé que l'abbé Schorn "recevra pour honoraires la somme de six cent livres de France jusqu'à ce que mesdits sieurs en aient autrement ordonné 2° qu'il prendra avec exactitude les ordres du chapitre, soit pour les instructions, manutention et conduite des enfans de chœur qui lui seront confiés, soit pour la musique qu'il fera exécuter à l'Eglise 3° que la place dont il s'agit étant amobible et absolument dépendante du corps capitulaire, il s'en chargera à ce titre, et la quittera à quelque épôque que ce soit dès l'instant même où sa destitution arrêtée, s'il y échoit, en chapitre, lui aura été notifiée, sans que mesdits sieurs soient tenus de donner aucune raison, ni aucun motif de ladite destitution".
• Mai 1787, Lille : Les chanoines réorganisent la gestion de la maîtrise, sans doute en réaction à l'affaire qui les a opposés à ROUSSIGNOL. Le 7, "[...] Messieurs ont arrêté que [...] qu'il sera formé un nouveau chasserel de tous les droits tant ordinaires qu'extraordinaires du maître de musique  5° Que le maître de musique ne paiera rien pour travail fait ou marchandises livrées à la maîtrise  mais que tout sera payée directement par la Fabrique sur des états et quittances visées par MM. les maîtres de Fabrique  6° Qu'il sera fait un recueil de tous les réglemens concernant le maître de musique qui sera insinué à son arrivée pour qu'il s'y conforme". Le 25, il est décidé qu'il n'y aurait plus qu'un seul commissaire capitulaire pour la maison des enfants de choeur, qui sera "chargé d'annoncer généralement tout ce qui concerne l'entretien desdits enfans, les réparations et ouvrages à faire à ladite maison, et d'en viser les états qui seront payer par le receveur de la Fabrique conformément à ce qui se pratique à la maison des Clercs".
• 11 juin 1787, Lille : Il obtient une avance sur ses gages de "la somme de six cens livres de France qu'il remboursera en quatre ans à raison de vingt cinq écus tous les six mois, en sorte que le premier remboursement échéra à la Noël prochaine".
• 15 juin 1787, Lille : Le chapitre lui confère la chapelle de Notre-Dame-de-la-Treille dite d'Herseaux.
• 18 juin 1787, Soignies : Les chanoines lui réclament une somme de 483 livres 7 sols qui correspond à une avance sur ses gages. On lui demande de s'en acquitter en deux versements "et qu’en assurance il donnera deux obligations en forme de lettre de change" le 31 décembre 1787 et le 1er mai 1788.
• 2 juillet 1787, Lille : "[...] Messieurs ont autorisé le Maitre de Musique à recevoir d'avance six mois de la pension des enfans de chœur au lieu de trois mois".
• 7 septembre 1787, Lille : "collation de chapelles" "[...] 11e à Me François Jos. Schorn celle de Notre-Dame de la Treille dite de Seclinis le Beuf [sic] vacante par la démission de me Ricourt".
• 26 novembre 1787, "promotion de chapelles" "Messieurs assemblés per singulos ont conféré à Me François Joseph Schorn la chapelle de St Barthélémy vacante par le décès de Me Claude Hubert Goyot".

• 4 février 1788, Lille  :"Messieurs ont résolu de diminuer à la st Jean prochaine de deux cent livres de France des honoraires de Me Schorn, maître de musique" .
• 2 mai 1788, Lille  : Il donne son Regina Coeli à grand chœur. Le même jour, "Messieurs ont résolu que l'acte capitulaire du 4 février 1788 touchant la diminution des honoraires du maître de musique n'auroit lieu qu'à la st Jean 1789" .
Parmi les enfants de chœur dont il s'occupe à Lille, on relève le nom de Georges Joseph Laurent LAMBERT, entré à la maîtrise de Saint-Pierre le 26 septembre 1785, et qui deviendra un compositeur reconnu. D'après Fétis, SCHORN aurait joué un rôle important dans sa formation.

• 27 avril 1789, Lille : "Messieurs assemblés per singulos ont conféré 1° à Me François Joseph Schorn la chapelle de Notre Dame de la Treille dite de Bouillon vacante par la démission de Me Dusart [...]" .
• 13 juillet 1789 : "Vû aussi la requête du maître de musique de leur Eglise, mesd.srs prenant en compte la cherté extraordinaire du bled, lui ont accordé cinquante écus payables par le sr Defosseux, sur la Fabrique".
• 11 septembre 1789, le chapitre fait passer le nombre d'enfants de chœur de sa psallette de neuf à huit "conformément à la Fondation".
• 16 octobre 1789, Lille : "Le Maître de Musique ayant représenté que le nombre des Enfans de Choeur étant fixé à huit, sans que leur pension soit augmentée, il se trouveroit considérablement léeé, attendu la grande cherté du grain et de toutes les denrées, mersdits sieurs ont résolu qu'il recevroit la même pension que s'ils étoient neuf, arrêtant que cette neuvième part sera supportée par la Fabrique, à commencer du 25 7bre dernier".

1790, Lille : Bénéficier et maître de musique de la collégiale Saint-Pierre, François Joseph SCHORN demande un traitement.

• 2 avril 1791, Lille : Il participe à la célébration d'un Te Deum d'action de grâces pour le rétablissement de la santé du Roi. La première partie était de la composition d'Antoine DAUVERGNE. La seconde "d'un genre absolument neuf, [...] & au dessus de tout ce qu'on pourroit dire puisqu'elle a élevé toutes les âmes vers le Ciel" a été composée par "M. l'Abbé Schorn, Maitre de musique du ci-devant chapitre de S.Pierre".

• 17 décembre 1797, Tournai : L'abbé SCHORN est en fonction comme "chapelain des basses formes" à la cathédrale Notre-Dame au moment de la suppression du chapitre.

• 22 décembre 1801, Tournai : François Joseph SCHORN, "ci-devant bénéficier de la cathédrale de cette ville",  s'est éteint dans la nuit à son domicile de la rue Saint-Martin.

Dernière mise à jour : 29 avril 2020

Sources
Adrien-Alexandre-Marie Hoverlant de Beauwelaere, Essai chronologique pour servir à l'histoire de Tournay, ...1805 ; B-AE/ état-civil Tournai ; Bel-AEM/09.004/6 ; E.Vander Straeten, La Musique aux Pays-Bas avant le XIXe siècle..., 1872 ; F-Ad59/ 16G 497 ; F-An/ DXIX/090/753/11,14 ; F. Guilloux, Inventaire des archives musicales de la collégiale St-Vincent de Soignies, sd  ; F. Guilloux, www.hainautterremusicale ; Fétis, Biblio universelle...

<<<< retour <<<<