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SUCHE, Guérin (1698 av.-1719 ap.)
État civil
NOM : SUCHE     Prénom(s) : Guérin     Sexe : M
Date(s) : 1698 av.  / 1719 ap.
Notes biographiques

Bénéficier diacre à la cathédrale de Vence au début du XVIIIe siècle, Guérin SUCHE est issu d'une famille bien implantée localement. En 1706-1707, il est chargé des enfants de chœur. Sa trace se perd après 1719, date à laquelle il est la cause d'un scandale durant les vêpres, qui implique aussi son neveu Emmanuel SUCHE.

• date inconnue, Vence [Alpes-Maritimes] : Guérin SUCHE voit le jour.

• 9 mai 1698, Grasse [Alpes-Maritimes] : En l'église cathédrale et paroissiale Notre-Dame-du-Puy, deux prêtres vençois, Guérin SUCHE et Jacques Clément RAYBAUD, sont témoins au mariage d'André ISNARD avec Jeanne Rouland.

• av. 1706-ap. 1719, Vence : Guérin SUCHE est bénéficier de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Nativité.

• 9 septembre 1706, Vence : Les chanoines confirment pour enfants de chœur Joseph Jean AUDIBERT, les frères Louis François et Scipion CURAUD, ainsi que Pierre LAMBERT. Ils seront nourris et entretenus à la maîtrise par le bénéficier Guérin SUCHE, jusqu'à ce qu'il y ait un maître de chapelle, cela aux gages de dix charges de blé, douze charges de vin et 120 livres en argent. Moyennant quoi SUCHE devra leur enseigner à lire, à écrire et la musique. On ignore jusqu'à quand il reste chargé des enfants de chœur, mais un an plus tard, c'est Jacques DOLLONNE qui est chargé des enfants.

• 9 septembre 1706, Vence : Les chanoines donnent le soin de l'horloge au bénéficier prêtre Guérin SUCHE aux gages de 12 livres pour l'année.
• 9 septembre 1707, Vence : Les chanoines confirment le bénéficier Guérin SUCHE pour avoir soin de l'horloge en la présente année aux gages de 12 livres par an. Le même jour, les chanoines nomment pourtant le campanier Honoré Suche pour avoir soin de l'horloge aux gages ordinaires de 12 livres annuels.

• 9 septembre 1711, Vence : Attendu que Guérin SUCHE, bénéficier diacre, s'est absenté sans congé du chapitre sous prétexte qu'il est reliquaire de la dernière administration d'économe, les chanoines délibèrent unanimement de charger l'économe de faire les mentions requises afin de le contraindre à venir servir son bénéfice. Ils lui donnent également pouvoir d'offrir à SUCHE de venir servir son bénéfice moyennant 120 livres par an jusqu'à ce que son reliquat soit entièrement payé.

• 20 février 1719, Vence : Le chapitre s'assemble sur ce qui est arrivé après les vêpres. Le bénéficier diacre Guérin SUCHE a empêché que l'enfant de chœur Emmanuel SUCHE, son neveu, dise le jubé alors qu'il en avait été requis par l'économe, ce qui a entraîné l'impossibilité d'effectuer les complies. Cela a causé un désordre dans le chœur et un scandale au public, parce que l'office divin ne peut être interrompu sous quelque prétexte que ce soit. Les chanoines délibèrent de ponctuer messire SUCHE de 20 sols et de les retenir sur ses distributions afin de prévenir une récidive à l'avenir. En outre, ils congédient l'enfant de chœur SUCHE pour le punir de sa désobéissance. La délibération est lue le lendemain devant la porte du château seigneurial, où habite le bénéficier, afin qu'il ne puisse en prétendre ignorance.

Mise à jour : 7 novembre 2024

Sources
F-Ad06/ 1 G 36 ; F-Ad06/ 1 G 37 ; F-Ad06/ 5 Mi 70/3 ; F-Ad06/ G 286

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