Login
Menu et informations
TERRIER, Pierre (ca 1735-1805)
État civil
NOM : TERRIER     Prénom(s) : Pierre     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : TERIER
TERRIET
Date(s) : 1735 ca  / 1805-10-7
Notes biographiques

Seules des bribes de la vie de Pierre TERRIER sont (à l'heure actuelle) éclairées. Lorsque la Révolution commence, il est organiste de l'église paroissiale Notre-Dame d'Auxonne, dans le diocèse de Besançon [Côte-d'Or]. Quinze ans plus tard, il meurt en prison à Dijon, où il séjournait pour une raison qu'il serait important d'éclairer...

• Si l'on en croit l'âge indiqué par son acte de décès, Pierre TERRIER serait né vers 1735, à Auxonne, petite ville du val de Saône, longtemps ville frontière entre duché et comté de Bourgogne, et place militaire importante (école d’artillerie, régiment à demeure). Auxonne est également un important port fluvial, animé d'un commerce actif.

• 16 mai 1780, Auxonne : Pierre TERRIER "musicien demeurant à Auxonne" établit chez le notaire Serdet un acte de donation pure et simple en cas de mort en faveur de Charles Ponteney fils mineur de Jean-Baptiste Ponteney, marchand à Auxonne, son petit-neveu. Une semaine plus tard, le 22 mai 1780, il révoque cette donation. Cette donation envisagée au bénéfice d'un petit-neveu pourrait indiquer que Pierre TERRIER est célibataire, ou en tout cas sans enfants.

• 19 octobre 1784, Auxonne : Douze jours après le décès de François CHAMPY qui était organiste depuis quarante ans, Pierre TERRIER, "musicien à Auxonne", devient organiste de la paroisse Notre-Dame. Il recevra pour cela 200 livres par an, comme son prédécesseur. La formulation "musicien à Auxonne" confirme qu'il exerçait déjà antérieurement un métier lié à la musique, sans que l'on puisse savoir si c'est dans un cadre purement profane ou déjà à l'église.
L'orgue semble en très mauvais état puisque quatre ans plus tard, lors de son expertise préalable à l'établissement de son devis, en octobre 1788, le facteur François CALLINET écrit que l'instrument est "en majeure partie réduit en pourriture et hors des proportions".

• 3 décembre 1785, Auxonne : Pierre TERRIER, organiste, est le parrain du fils d'un maître cordonnier. Il signe "terrier", sans capitale ni paraphe.

• 1788-1789 : De nombreux auteurs des XIXe et première moitié du XXe siècles affirment que Pierre TERRIER donna des cours de musique à plusieurs jeunes officiers du régiment de La Fère en garnison à Auxonne, parmi lesquels Napoléon Bonaparte...

• Printemps 1789 : François CALLINET commence à reconstruire "à neuf" l'orgue d'Auxonne.
• 18 avril 1789 : Pierre TERRIER obtient la permission d’aller pendant quelques mois à Beaune pour se perfectionner auprès de l'organiste de la collégiale Notre-Dame, Jean-Nicolas MORISSET. Il continue à toucher ses gages : les comptes 1789 mentionnent en effet "200 livres au sieur TERRIER organiste pour ses gages de l’année entière 1789, suivant les mandats des 25 juin 1789 et 19 janvier 1790".
Avant son départ, il dépose une requête pour assurer la pérénité de son poste et se faire "conférer la qualité d’organiste de la Ville". Alors que les officiers municipaux d'Auxonne avaient donné leur accord pour un contrat de neuf ans, l'Intendant en réduit la durée à trois ans.

1790Auxonne : Pierre TERRIER est toujours organiste de la paroisse Notre-Dame.

• 6 thermidor an III [24 juillet 1795], Auxonne : L'organiste prend une part active à la fête célébrant l’anniversaire de la Révolution, dont le programme a été conservé.  "Le cortège étant entré au temple, l’orgue commencera par l’ouverture de la caravane" [du Caire]. Après discours divers, symphonie concertante, "Hymne civique exécuté par une citoyenne", et bien sûr La Marseillaise, "l’orgue touchera la bataille de Prague". La cérémonie se termine par "Le Réveil du Peuple exécuté en grand chœur".

• 7 octobre 1805, Dijon : Pierre TERRIER meurt à l'infirmerie de la "Maison d'Arrêt et de justice", c'est-à-dire la prison. Son décès est déclaré par les deux concierges de la prison. Ils le disent "organiste, âgé de 70 ans, natif d'Auxonne, et y demeurant". Un mois plus tard, son acte de décès est transcrit dans le registre d'Auxonne.

• • • Bibliographie :
         Jean-Marc Baffert et Pierre Marie Guéritey, L’Orgue « François Callinet 1789 » à Auxonne, église Notre Dame, sd, 44 pages.

Mise à jour : 23 décembre 2018

Sources
@ de J.-M. Baffert, 10 juin 2016 ; F-Ad21/ BMS Auxonne 1774-1786 ; F-Ad21/ C 711 ; F-Ad21/ C 731 ; F-Ad21/ NMD Auxonne an XIII-1808 ; Géné@-Cyril ; J.-M. Baffert et P.-M. Guéritey, L'Orgue "François Callinet 1789" à Auxonne..., 1999 ; P.-M. Guéritey, Orgues en Bourgogne, 2003.

<<<< retour <<<<