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VOGL, Jean Georges Marcel (Marcely) (1740-1796)

VOGL, Jean Georges Marcel (Marcely) (1740-1796)

État civil
NOM : VOGL     Prénom(s) : Jean Georges Marcel (Marcely)     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FAUGLE
FOGL
WOGL
VOGEL
VOGLER
Date(s) : 1740-1-9  / 1796-11-26
Notes biographiques

Ce musicien venu de Hongrie, fils d'un musicien d'une cour allemande, n'exerce pas (ou pas principalement) ses talents à l'église. Sa présence au sein de la base Muséfrem s'explique par les liens qu'il a manifestement tissés avec des musiciens d'Église actifs en 1790, dont deux sont témoins à son mariage.

• Jean-Georges-Marcel (ou Marcely) VOGL a été baptisé dans l’église paroissiale de Aubreva, en Hongrie le 9 janvier 1740. Il est le fils de Jean Barthélémy VOGL, "musicien de la chambre de son altesse sérénissime le prince de La Tour Ataxis", et de Catherine Consulari. Il s'agit donc d'un musicien œuvrant à la cour des princes allemands de Thurn und Taxis (en français : maison de La Tour et Tassis ou de Tour et Taxis).

• 31 octobre 1780, Laval [Mayenne] : Dans l'église de la Trinité, Jean-Georges-Marcel [en marge : Marcely] VOGL, maître de musique, se marie avec Marie Angélique Jubault, née à Auvers-le-Hamon (diocèse du Mans) le 12 juin 1753, fille d'un marchand demeurant à Bousse, province d’Anjou. Le mariage n'est pas célébré par le curé de la Trinité mais par le père gardien des Capucins de Laval. Les époux sont dits "tous deux de cette paroisse", et aucune référence n'est faite à la durée depuis laquelle le musicien hongrois vit à Laval. Le marié signe « jean george marcelÿ Vogl ». Peut-être enseigne-t-il au collège de Laval ?
Le consentement des parents de l’époux, donné à Ratisbonne le 23 février 1778, est porté par François BOURDAIS, alors musicien gagiste à la collégiale Saint-Tugal. Sont également témoins au mariage l'organiste de La Trinité, Pierre RIBALLIER, et un certain Joseph Roullin (qui reste à identifier). La présence de ces hommes est un intéressant indice des liens que les musiciens d'Église entretiennent avec la musique profane, voire mondaine.

• 1787, La Flèche diocèse d'Anjou [ultérieurement dans la Sarthe] : Georges VOGL enseigne le violon au collège de La Flèche au moins à partir de 1787. Il y fréquente le milieu des maîtres d'agrément de la ville.
En 1790 et en 1791 il est successivement parrain de deux enfants de maîtres à danser qui enseignent au collège.

• 6 frimaire V (26 novembre 1796), La Flèche : George WOGL, marchand, "natif de Dubraga en Hongrie", âgé de 57 ans, époux de Marie Jubault, décède en son domicile sis rue du Collège.
• 4 ventôse V (22 février 1797) : Lors du règlement de sa succession, le notaire fléchois qualifie le défunt de marchand épicier. Son unique parent est alors son frère Charles-Louis-Étienne VOGL qui en l’an V est musicien à Paris. Il demeure au n° 202, rue de Bellefond, à Montmartre.

Mise à jour : 19 janvier 2016

Sources
F-Ad53/ BMS La Trinité ; F-Ad72/ D La Flèche 1793-an X ; S.Granger, Les métiers de la musique…, thèse, 1997

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