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LEGUAY, Louis Alexis (1752-1819)
État civil
NOM : LEGUAY     Prénom(s) : Louis Alexis     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LE GUAY
Date(s) : 1752-6-14  / 1819-10-8
Notes biographiques

Louis Alexis LEGUAY présente l'un de ces parcours  d'organiste itinérant à multiples rebondissements, allant de Clermont [Oise] à Crépy-en-Valois en passant par Paris, Senlis et Laon.

• 14 juin 1752, Clermont [Oise] : Louis Alexis LEGUAY vient au monde à Clermont (Oise). Il est le fils d'Alexis, maître pâtissier, et de Marguerite Élisabeth Tirlet sa femme. Il est ondoyé par Marie-Jeanne Waquelin, sage-femme.
• 16 juin 1752, Clermont : Il est baptisé à Saint-Samson. Son parrain est Louis Leguay, jardinier à Cormeilles-en-Parisis ; sa marraine est Marie-Catherine Souplet, femme d'Antoine TIRLET, organiste de l'église [dans l'une de ses suppliques adressées au Comité Ecclésiastique, il prétendra être issu d'une lignée d'organistes vieille de plus de deux cents ans].

• [1758]-1767, Clermont : Louis Alexis LEGUAY débute sa formation comme enfant de chœur. On ne sait pas dans quelle église.

• 1767-1768, Clermont : Il exerce pour la première fois comme organiste dans la "collégiale des Mathurins" [l'église Saint-André est l'église conventuelle des Mathurins à Clermont].

• 1768-1770, Paris : Afin de parfaire sa formation, il exerce durant deux ans sur les orgues de la paroisse Saint-Eustache, de l'abbaye Saint-Victor et de la collégiale Saint-Honoré "sous feu M. FOUQUET organiste desdites églises" [citation à dater].

• 1772-1778, Senlis [Oise] : Louis Alexis LEGUAY est organiste de l'abbaye Saint-Vincent. Il y rencontre deux musiciens de la cathédrale de la ville, PEAUCELIER et CHRISTOPHE, qui témoigneront en sa faveur en 1794 (cf. infra).

• 1777-1783, Laon [Aisne] : Il est titulaire des orgues de l'église des bénédictins de Saint-Vincent.

• 1783-1786, Pont-Sainte-Maxence [Oise] : Louis Alexis LEGUAY touche les orgues de l'église paroissiale.

• 11 mai 1787, Crépy-en-Valois [Oise] : Louis Alexis LEGUAY est nommé organiste de la collégiale Saint-Thomas par son chapitre. On comprend, d'après les délibérations capitulaires et la demande de pension rédigée en 1793, que cette attribution de poste fait suite à une période d'essai, vraisemblablement débutée à la fin de l'année 1786.
Ses appointements sont de 200 livres par an (sa supplique de 1793 ajoute à cela environ 60 livres de casuel). Il a à sa charge le traitement du souffleur d'orgues et doit accorder l'orgue chaque année.

1790, Crépy-en-Valois : Louis Alexis LEGUAY est organiste de la collégiale Saint-Thomas depuis trois ans. Il est âgé de 38 ans. Il est probablement déjà marié et père de famille (il déclare six enfants en 1793).
Le bas-choeur est alors composé de deux chantres, RICHER et MONARD, et de quatre enfants de chœur : TRUTA, FLANDRE, DUBOIS et CHARFE.

• 15 novembre 1792, Crépy-[en-Valois] : Louis Alexis déclare la naissance de son fils Louis Médard, "né du légitime mariage de Louis Alexis LEGUAY, organiste de cette paroisse et de Marie Anne Creteau".

• 1792 ca, Crépy-en-Valois : Il envoie cinq pétitions en vain au district de Crépy-en-Valois pour demander la gratification à laquelle il a droit.
Le texte de la délibération du directoire de District de Crépy, daté du premier juillet 1793 conclu sur le fait que Louis Alexis LE GUAY a conservé son activée, la collégiale Saint-Thomas étant devenue paroissiale, sans interruption de fonctionnement et qu'il n'y a donc pas lieu de lui verser une pension.

• 15 juillet 1793 : Il fait une nouvelle demande. Le Directoire de District de Crépy abouti à la même conclusion.
• 25 septembre 1793, les administrateur du District transmettent le dossier du sieur LE GUAY au Directoire de département.
• 11 décembre 1793 : En désespoir de cause, il se tourne vers le ministre de l'Intérieur. Il indique qu'il est de faible complexion, qu'il n'a pas d'autre métier que celui de musicien, qu'il a six enfants en bas âge et que ses collègues chantres et autres employés ont tous obtenu quelque chose. Il expose qu'il a fait cinq demandes au département [nous n'en avons retrouvé que deux], et que face à la mauvaise volonté des administrateurs, il s'adresse directement au ministre. Il a aussi rencontré un agent du département nommé Fabus qui lui a promis qu'il lui ferait avoir sa gratification, sans tenir son engagement. Ce dernier texte, manifestement rédigé de la main de LEGUAY montre une maîtrise assez faible de l'écriture (syntaxe et lexique).
• 23 décembre 1793 : Le ministre de l'Intérieur écrit en sa faveur aux administrateurs de l'Oise, auxquels il demande de lui envoyer une copie de l'arrêté qu'ils prendront afin de débloquer les fonds nécessaires. On comprend dans la lettre du ministre, que Louis Alexis LEGUAY n'a pas fait mention, dans sa demande au ministre, du fait qu'il continuait à exercer comme organiste.
• 1794 : Nouvelle démarche de Louis Alexis LEGUAY qui n'a toujours pas reçu de pension. Il semble qu'il n'exerce plus comme organiste mais que la municipalité lui a trouvé un autre emploi. Il utilise cette dernière supplique pour exprimer toute son aversion envers le curé de la paroisse qui a bénéficié d'une pension ainsi que sur les officiers municipaux qui sont "soulés" et passent une grande partie de leur journée "au billard".
Les administrateurs du directoire de District de Crépy lui reprochent à leur tour son "penchant pour le vin".

• 9 novembre 1794 : L'ensemble du dossier est repris par les administrateurs du département de l'Oise qui décide d'accorder à Louis Alexis LEGUAY une pension de 200 livres en une fois payée, au regard du fait qu'en 1790, il ne peut justifier de plus de 25 années de services, ni être âgé de plus de 50 ans. Le dossier contient des attestation de deux musiciens de Senlis (CHRISTOPHE et PEAUCELIER)

• 13 février 1795, Crépy-en-Valois : Acte de naissance d'Alexis Modeste Leguay, fils de Louis Alexis LEGUAY, ci-devant organiste, et de Marie Anne Chréteaux son épouse [Alexis Modeste est au moins le septième enfant de Louis Alexis].

• 8 octobre 1819, Crépy-en-Valois : Louis Alexis LEGUAY décède à 14h en son domicile du n° 72, rue Saint-Lazare, âgé de 67 ans. Il était marié à Marie Anne Crétaux. L'acte de décès est constitué le lendemain, sur la déclaration de son fils Marie Victor Leguay, 21 ans, tailleur d'habits, et de son gendre Jean François Joseph Stanislas Pregnant, 38 ans, garçon meunier.

Mise à jour : 30 octobre 2018

Sources
F-Ad60/ 1Q2/486 ; F-Ad60/ 1Q2/487 ; F-Ad60/ 5 MI 2235 ; F-Ad60/ 5MI1061 ; F-Ad60/ 5MI2245 ; F-An/ F19/1388/3

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