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ROCHON, Joseph (1751-1822)
État civil
NOM : ROCHON     Prénom(s) : Joseph     Sexe : M
Date(s) : 1751-12-20   / 1822-12-2
Notes biographiques

Fils de sous-chantre, Joseph ROCHON a occupé cette même fonction au service du chapitre d'Ennezat [Puy-de-Dôme] de 1782 à son décès en 1822. Son cas est un peu complexe car on ne sait pas s'il a été enfant de chœur et il semble avoir menti sur son temps de service afin de pouvoir percevoir une pension.

• 20 décembre 1751, Ennezat [Puy-de-Dôme] :C'est dans ce village de la plaine de la Limagne qu'Annet ROCHON, sous-chantre du chapitre Saint-Victor et Sainte-Couronne, et son épouse Louise Mamaire, mettent au monde Joseph.

• [1757-vers 1764], Ennezat : Bien qu'il n'en parle pas dans ses suppliques, il a peut-être été enfant de choeur de la collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne compte tenu de l'emploi de sous-chantre de son père. Le doute reste permis compte tenu de ses déclarations de 1790.

• [1764-1779], Ennezat : Au cours de la période qui suit son service d'enfant de chœur, la logique voudrait qu'il ait été habitué. Mais selon les déclarations du chantre Claude JAFFEUX, il n'est entré au service du chapitre qu'après la mort de son père vers 1782.

• 21 octobre 1777, Ennezat : Il épouse François Marchadier dans cette même paroisse.

• 27 octobre 1777, Ennezat : Le premier enfant issu de leur union né quelques jours après le mariage. Il s'agit de Jean-Baptiste qui deviendra enfant de chœur. Dans l'une de ses supplique il dit être chargé de six enfants en 1791.

• [1778] Ennezat : Il est reçu sous-chantre à la collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne. L'administration mentionne en réponse à l'un de ses courriers qu'il a menti dans sa déclaration en prétendant être sous-chantre depuis 1775 alors qu'il semblerait bien "qu'il ait reçu cette place seulement vers 1779-1780, voire 1782 après la mort de son père". Il faut préciser que c'est son collègue chantre et maître des enfants de choeur Claude JAFFEUX qui a signalé à l'administration ce rallongement du temps de service, certainement jaloux que cela permette à ROCHON de percevoir une pensionCela constitue donc un temps de service inférieur.
Du reste Joseph ROCHON explique que son père a passé 60 ans au service du chapitre et qu'il doit sa fonction de sous-chantre au fait qu'on "étoit content de son père". Il précise également qu'il voit cette place comme un espèce de patrimoine et "y destinoit un de ses fils qu'il a tout de même fait entrer à la maîtrise pour qu'il ne l'eut pas gratuitement". Il est donc possible son père Annet ROCHON n'est pas jugé utile de le faire entrer à la maîtrise à l'époque, ce qui pourrait expliquer qu'il n'ait pas les capacités de prendre en charge les enfants de chœur comme le faisait sont père.

1790, Ennezat : Lorsque viennent les événements de 1790 il occupe toujours une place de sous-chantre dans la même église. Il côtoie le chantre et maître des enfants de chœur Claude JAFFEUX (également mentionné comme sous-chantre dans certains documents).

• [1790-1792], Ennezat : Il adresse diverses suppliques au directoire du département et à celui du district de Riom afin de réclamer une pension. Son temps de service étant insuffisant pour une pension, il ne percevra qu'une gratification de 200 livres.

• 2 décembre 1822, Ennezat : Il décède âgé alors de 71 ans. Il est dit concierge de la mairie d'Ennezat et sous-chantre de l'église Saint-Victor et Sainte-Couronne. Il a donc poursuivi son service.

Sources
F-Ad63/ 6 E 148 11 ; F-Ad63/ 6 E 148 16 ; F-Ad63/ 6 E 148 2 ; F-Ad63/ 6 E 148 4 ; F-Ad63/ 6 E 148 5 ; F-Ad63/ 6 E 148 9 ; F-Ad63/ L 2610

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