Alpes-de-Haute-Provence
Ardennes
Ariège
Aude
Aveyron
Bas-Rhin
Cantal
Charente
Charente-Maritime
Cher
Corrèze
Côte-d'Or
Côtes d’Armor
Creuse
Dordogne
Doubs
Essonne
Eure
Eure-et-Loir
Finistère
Gironde
Haute-Garonne
Haute-Loire
Haute-Saône
Hautes-Pyrénées
Haute-Vienne
Hauts-de-Seine
Hérault
Ille-et-Vilaine
Indre-et-Loire
Isère
Landes
Loire-Atlantique
Loir-et-Cher
Loiret
Lot
Lot-et-Garonne
Maine-et-Loire
Manche
Marne
Mayenne
Morbihan
Moselle
Nièvre
Nord
Oise
Orne
Paris - Notre-Dame
Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme
Pyrénées-Atlantiques
Rhône
Saône-et-Loire
Sarthe
Tarn
Tarn-et-Garonne
Val d'Oise
Vaucluse
Vendée
Vienne
Yonne
Yvelines
Actualité de la base Muséfrem
Vous avez dit prosopographie ?
Histoire de l'enquête Muséfrem
Les fondements de l'enquête Muséfrem
Les contributeurs depuis 2003
Les partenaires scientifiques
Contact
Pour citer Muséfrem
VÉRON, François (ca 1762-1837)
Autre(s) forme(s) du nom : VERRON
VESRON
Date(s) : 1762-5-29 ca / 1837-1-5
Originaire de Tours, François VÉRON est le dernier organiste de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers à la fin de l'Ancien Régime. Après la Révolution, peut-être dès la reprise du culte à Saint-Pierre, à coup sûr avant 1808, il reprend son ancien poste jusqu'à sa mort en 1837.
• D'après son acte de mariage, François VÉRON est né le 29 mai 1762 à Tours. Il est le fils de François Véron, teinturier, et de Henriette Chaumier.
• A-t-il été formé dans l'une des psallettes tourangelles ?
• Mai 1781, Poitiers : François VÉRON est reçu organiste à la cathédrale Saint-Pierre.
• Été 1785, Le Mans : Les chanoines de la collégiale Saint-Pierre du Mans lui font écrire deux fois par l'organiste de Tours Jean-Baptiste ALLAIN-DUPRÉ, mais il refuse le poste offert, malgré l'effort salarial consenti par le chapitre manceau (600 livres sans la charge d’enseigner les enfants de chœur).
• 18 décembre 1788, Poitiers : "M. VERRON Organiste de l'église de Poitiers" publie dans Les Affiches du Poitou une annonce pour vendre une "très-bonne harpe de Cousineau, facteur de la Reine". On apprend à cette occasion qu'il demeure "chez M. LEROUX musicien, plan Saint-Pierre", c'est-à-dire place Saint-Pierre, à proximité immédiate de la cathédrale. Joue-t-il aussi de la harpe ? D'où lui vient cet instrument de haute qualité ?
• 1er janvier 1789 : "M. VERON Organiste de l'église de Poitiers", met cette fois en vente dans Les Affiches du Poitou un "très-bon forte-piano tout neuf, jouant bien, avec ses deux pédales". Il habite toujours place Saint-Pierre, mais son annonce ne fait plus référence à Louis LEROUX.
• [1790], Poitiers : François VÉRON rédige une supplique pour demander une pension. Ses revenus à l'orgue de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers sont de 500 livres par an, plus 12 livres 14 sols de rétributions à différentes fêtes. Il tient aussi l'orgue de Saint-Pierre-le-Puellier. À la cathédrale, il côtoie : Félix Thadée JOLLY, François LECAND, Henri PISCADOR, Jean Joseph Clovis CAUSSIN, Nicolas DUBOIS, Jean-Baptiste LEMOINE, Louis LEROUX et Nicolas VIOLETTE et Jean-Baptiste DROCOURT.
• 18 et 23 octobre 1790, Poitiers : Le chapitre cathédral de Poitiers délivre à François VÉRON un certificat de service puis un certificat attestant des revenus qu'il lui verse.
• [1791], Poitiers : Il continue d'exercer comme organiste et de ce fait, il ne reçoit pas la gratification de 200 livres que le directoire proposait de lui attribuer.
• 14 janvier 1791, Poitiers : Le département de la Vienne verse 125 livres à VESRON, organiste de la cathédrale de Poitiers pour le service des trois derniers mois de l'année 1790.
• 6 février 1791, Poitiers : Il est nommé, avec Claude Marguerite LARDY, par le district de Poitiers pour expertiser le nouvel orgue de la cathédrale Saint-Pierre, achevé par le fils CLICQUOT. Leur éloge du travail du jeune facteur est publié dans le numéro du 1er mars 1791 du Journal de Paris : "Nous croirions ne pas rendre justice de M. Clicquot, facteur d'orgues du Roi, fils de l'artiste de ce nom, célèbre par une multitude d'ouvrages excellents qu'il a faits dans plusieurs églises du Royaume, si nous ne nous empressions de faire part au public, par la voie de votre Journal, qu'ayant été nommés experts par MM. du district de la ville de Poitiers pour la vérification de l'orgue de l'église Saint-Pierre, entrepris par feu Sr Clicquot, père, nous l'avons scrupuleusement examiné nous avons touché les différents jeux qui le composent et avons trouvé le tout parfaitement fini et d'une très bonne harmonie. Cet ouvrage, entièrement fait par ce jeune artiste, est digne des plus grands éloges et prouve qu'il ne cèdera en rien aux talents distingués de son père et à la réputation qu'il s'était si légitimement acquise".
• 1er mars 1791, Poitiers : À l'occasion d'une messe d'action de grâce en l'honneur du nouvel évêque constitutionnel, l'organiste de la cathédrale est contraint de jouer le Ça ira. La presse raconte que "pour cacher son aristocratie", il avait d'abord prétendu ne pas le connaître. Mais menacé de perdre sa place et de "mourir de faim", il s'exécute et recueille des applaudissements.
• 26 floréal an XII [16 mai 1804], Poitiers : François VÉRON, artiste, épouse Adélaïde Boistard, 24 ans (née le 15 août 1779), fille de Jean Boistard, arpenteur, et de feue Jeanne Bessiere. La mère du marié est décédée. Toutes les personnes présentes signent, dont Louis LEROUX.
• 1808, Poitiers : François VÉRON apparaît parmi les souscripteurs d'un traité d'Alexandre CHORON (Principes de composition des écoles d'Italie, adoptés par le gouvernement français, pour servir à l'instruction des Élèves des maîtrises de Cathédrales...). Il est dit "organiste de la cathédrale de Poitiers". Il retrouve à la cathédrale le maître de chapelle Jean-Baptiste DROCOURT. Jean-Baptiste DOLLÉ est également dit "maître de chapelle à Poitiers". Tous deux sont comme lui souscripteurs de ce traité.
• 5 janvier 1837, Poitiers : François VÉRON décède à l'âge de 75 ans dans sa maison rue Saint Paul. Il exerçait encore sa fonction d'organiste à la cathédrale Saint-Pierre.
Mise à jour : 10 mai 2016