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DUBREUIL DELAÎTRE, Jean-Baptiste (1743-1791)

DUBREUIL DELAÎTRE, Jean-Baptiste (1743-1791)

État civil
NOM : DUBREUIL DELAÎTRE     Prénom(s) : Jean-Baptiste     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DELAITRE
DELAISTRE
DELESTRE
DE LAÎTRE
DE L'ESTRE
Date(s) : 1743-6-27   / 1791-10-1
Notes biographiques

Jean-Baptiste DUBREUIL DELAÎTRE est certes un homme de la musique, mais il n'est pas musicien d'Église : il est maître à danser. Il doit d'apparaître dans Muséfrem au fait qu'il est le père d'une organiste attestée en 1791 à la cathédrale de Saintes, Françoise DELAÎTRE, et d'un enfant de chœur. Il semble avoir noué des liens actifs au sein du milieu musical local.

• 27 juin 1743, Bazas [Gironde] : Jean [plus tard appelé Jean-Baptiste] DUBREUIL naît du mariage de Joseph Dubreuil "maître à danser de la ville de Lion" et de Louise Babron (appelée "Barbereaud" dans l'acte de mariage de 1773). Il est baptisé le lendemain en l'église Saint-Jean-Baptiste. Son parrain est "distillateur chimiste".

• On ignore où la famille a ensuite résidé et où le jeune homme, vraisemblablement formé par son père, a d'abord exercé son métier. En 1773, lors de son mariage, son "domicile de droit" est toujours Bazas, mais il est dispensé d'y publier ses bans.

• Vers le milieu de l'année 1771, Jean-Baptiste DUBREUIL-DELAÎTRE s'installe à Saintes [Charente-Maritime] : en effet, son acte de mariage dit qu'il y séjourne depuis deux ans.

• 23 août 1773, Saintes : En l'église paroissiale Sainte-Colombe, Jean-Baptiste DUBREUIL-DELAÎTRE, maître de danse, épouse Marie Périneaud [Périneau, Perrinaud], veuve de Pierre Cazade, boutonnier, et fille de André Perrineaud, archer garde de la connétablie et maréchaussée de France. Sont témoins et signataires de l'acte Jean-Baptiste Bourguignon l'aîné et le jeune, tous deux perruquiers ; Lacheurié, maître d'écriture et "BORIAN" [BAURIAND] qui est dit "maître de musique" et est ensuite repéré comme musicien de la cathédrale. Le maître à danser a donc déjà des liens avec le monde de la musique d'église. Dans cet acte de mariage, son père est présenté comme "maître de danse de l'académie de Paris".
Alors que lors de son baptême seul le patronyme DUBREUIL était employé, on voit à partir de l'installation à Saintes le nom DELAITRE (parfois écrit aussi de L'ESTRE ou autres variantes) lui être juxtaposé, et peu à peu prendre le relais, irrégulièrement selon les scripteurs. Lors de son mariage, son père est donné comme se nommant "Jauseph DU BREUIL DE LAITRE", ce qui laisse penser que c'est lui qui le premier a commencé à adjoindre ce nom au sien propre. Nom de scène se juxtaposant au patronyme original ?

• De cette union, naissent au moins neuf enfants entre 1774 et 1792, tous baptisés paroisse Saint-Pierre de Saintes. Sa fille Françoise, la future organiste, naît le 6 février 1776. Lors de ces nombreux baptêmes successifs, le père est dit soit "maître de danse" soit "maître d'exercice". Les parrains et marraines appartiennent, pour partie, aux strates supérieures de la société urbaine, ils sont peut-être des clients du maître à danser.

• 1786, Saintes : Le sieur DELAITRE publie une annonce dans les Affiches de Saintonge. Il est à la tête d'une pension, depuis plusieurs années déjà, et cherche à recruter de nouveaux élèves âgés de six à douze ans. Ils seront "nourris, couchés seuls, et blanchis, auront un maître de lecture, d'écriture, d'arithmétique et de langue latine et une instruction sur la religion deux fois par semaine" ainsi que "des leçons de grammaire française, d'histoire, de géographie et de danse". Le prix d'une année de pension dans son établissement s'élève à 400 livres.

• 29 avril 1792, Saintes : Le dernière fille du couple naît. Il s'agit d'une enfant posthume : Jean-Baptiste DUBREUIL-DELAITRE, maître d’exercice, est mort le 1er octobre 1791, "âgé de 48 ans ou environ". Le parrain de l'enfant est Antoine MUNSTER, "maître de danse" et sa marraine, Marianne Muenster [sic]. Elle meurt le 2 ventôse an II, à 22 mois.

La fille aînée, Françoise DELAÎTRE, a alors 16 ans et soutient la famille de son salaire d'organiste de la cathédrale de Saintes. Un fils DELAITRE, dont on ignore le prénom, est attesté comme enfant de chœur en 1792, depuis une date qui reste à découvrir.

• 1797 - 1798, Rochefort [Charente-Maritime] : Un tableau dressant la liste des écoles de cette ville mentionne qu'une "veuve Deletre" enseigne la lecture au n°199 de la rue de Fleurus à 8 garçons et 18 filles. On retrouve à nouveau une Delaître en 1801 qui continue à apprendre à lire à 30 élèves. Cette institutrice est sans doute Marie-Anne Perrineau qui décède le 7 nivôse an X (28 décembre 1801) à Rochefort quelques mois avant une autre de ses plus jeunes filles, Marguerite-Eugénie. 

Mise à jour : 25 mai 2017

Sources
Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis ; Bulletin de la Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis  ; F-Ad17/ 2 E 439/ 10 ; F-Ad17/ BMS St-Pierre de Saintes ; F-Ad17/ BMS Ste-Colombe de Saintes ; F-Ad17/ L 310 ; F-Ad17/ L 423 ; F-Ad17/ NMD Rochefort ; F-Ad17/ NMS Saintes ; F-Am Bazas/ BMS St-Jean ; F-Am Bordeaux/ NMD 1ère Section ; Filaé/ fichier Andriveau

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