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GOYON, Thérèse Gilberte, épouse CHAPUIS (ca 1750-1822)

GOYON, Thérèse Gilberte, épouse CHAPUIS (ca 1750-1822)

État civil
NOM : GOYON     Prénom(s) : Thérèse Gilberte     Sexe : F
Complément de nom : épouse CHAPUIS
Autre(s) forme(s) du nom : CHAPUY
Date(s) : 1750 ca  / 1822-9-29
Notes biographiques

Comme nombre de ses consœurs organistes, Thérèse Gilberte GOYON est fille et petite-fille d'organistes. Mais le mariage avec un homme extérieur au milieu musical vient mettre un terme à son activité personnelle d'organiste.

• Thérèse-Gilberte GOYON, est née vers 1750 en un lieu qui reste à déterminer [peut-être à Riom ? plus probablement à Gannat ?]. Elle est fille de Pierre Guillaume GOYON organiste, qui sera qualifié a posteriori de Bourgeois de Gannat et de procureur (cette dernière qualité lui étant donné dans l'acte de décès de sa fille, probablement par contagion de la profession de son gendre ultérieur). Sa mère se nomme Anne-Cécile JOSSOT : fille de Toussaint Pierre JOSSOT organiste du chapitre de Saint-Amable de Riom, elle est elle-même organiste et elle exerce après son veuvage à l'abbaye Saint-Pierre d'Évaux [aujourd'hui Évaux-les-Bains, Creuse]. Ses parents s'étaient mariés le 25 février 1743 à Riom [Puy-de-Dôme], où son grand père paternel, Pierre JOSSOT, était alors organiste du chapitre de Saint-Amable.

• Quelle formation reçoit Thérèse Gilberte GOYON ? Son apprentissage de l'orgue ne s'est pas effectué auprès de son père (mort en 1750), mais peut-être auprès d'un autre membre de sa famille : son grand-père Toussaint Pierre JOSSOT, ou bien, plus probablement, avec sa mère ?

• 20 mars 1757, Évaux [aujourd'hui Évaux-les-Bains, Creuse] : La petite Gilberte GOYON est la marraine d'une fille du "crédencier" de l’abbaye de St-Pierre d’Évaux. Elle est dite fille d’Anne-Cécile JOSSOT "organiste de ladite abbaye de St Pierre d’Evaux, veuve de Jean Guillaume GOYON, en son vivant organiste de Gannat". Elle déclare ne pas savoir signer.

• 2 décembre 1775, Saint-Julien-de-Civry [Saône-et-Loire] : Jean-Baptiste Jossot, prêtre du diocèse de Périgueux, prend possession de la cure, vacante par le décès du précédent curé, messire Jacques Chapuy, en vertu de la nomination de la prieure de Marcigny, prieuré de bénédictines située à environ 25 km de là, "patronne et collatrice du dit bénéfice cure".
Thérèse-Gilberte GOYON est-elle déjà organiste du prieuré de Marcigny ? Ou le devient-elle ensuite, grâce à l'appui du curé de Saint-Julien-de-Civry ? Il est difficile de savoir dans quel sens a joué l'influence, mais il est certain qu'il y a une relation entre les deux postes.

• 20 janvier 1779, Évaux-en-Bourbonnais : Anne JOSSOT, "veuve de Pierre Guillaume GOYON organiste demeurant en cette ville d’Évaux", confie à sa fille une procuration en blanc, très large, établie devant notaire, pour lui permettre de se marier librement lorsqu'elle le souhaitera. Peut-être est-ce seulement à ce moment que la jeune femme de 28 ans quitte le domicile maternel. Est-ce alors pour partir au Prieuré de Marcigny ? Ou bien y vit-elle déjà depuis quelques années ?

• 21 novembre 1782, Saint-Julien-de-Civry : La présence au village de Gilbert Goyon, sans doute le frère de l'organiste et le neveu ou cousin du curé du lieu, est attestée par le registre paroissial.

• 8 octobre 1787, Marcigny [Saône-et-Loire] : Un contrat de mariage est établi entre François-Marie-Catherin Chapuy/Chapuis procureur, fils de l'apothicaire de Saint-Julien-de-Civry et Thérèse-Gilberte GOYON, "organiste du prieuré". Celle-ci fait état d'un apport personnel de 3 000 livres, ce qui est une somme élevée et indique qu'elle avait travaillé et gagné sa vie depuis déjà de nombreuses années.
• 9 octobre 1787, Marcigny : Le mariage de Thérèse-Gilberte GOYON, "organiste du prieuré", et de François-Marie-Catherin Chapuis est célébré.
Le couple s'installe à Saint-Julien-de-Civry, où il ne semble pas y avoir d'orgue. Thérèse-Gilberte GOYON a donc vraisemblablement abandonné sa profession en se mariant, et elle n'appartient pas tout à fait, de ce fait, à la "génération 1790". Son cas est à rapprocher de celui de Marie Constance DANZOY, une génération plus tard et quelque 230 km plus au nord, mais toujours en Bourgogne.
On peut penser que c'est à ce moment-là que Mademoiselle DELANOY a pris son relais à l'orgue du prieuré de Marcigny.

• Un seul enfant Chapuis naît (le 3 novembre 1789), puis meurt très peu après (à 29 jours).

• 13 juillet 1790, Saint-Julien-de-Civry : Décédée la veille, dame Anne JOSSOT, veuve Goyon, âgée d’environ 75 ans, est inhumée. La mère de Thérèse-Gilberte GOYON, qui demeurait à Évaux en 1787, au moment du mariage de sa fille, est manifestement venue s'installer chez sa fille et son gendre ensuite. Elle serait née vers 1715 (mais son âge au décès a peut-être été arrondi).

• 9 germinal an II (29 mars 1794), Saint-Julien-de-Civry : Le ci-devant curé Jossot, âgé d'environ 51 ans, fils des défunts Joseph Jossot et Anne Cambier, épouse une jeune femme du bourg.
• 21 frimaire an III (11 décembre 1794), Saint-Julien-de-Civry : Le citoyen François-Marie Chapuy, 35 ans, et la citoyenne Gilberte-Thérèse GOYON, son épouse, 45 ans, viennent déclarer la naissance du fils de l'ancien curé Jossot, devenu officier de santé (il sera ensuite instituteur).

• 29 septembre 1822, Saint-Julien-de-Civry : Thérèse-Gilberte GOYON décède, âgée de 71 ans. Son mari, 63 ans, est dit "propriétaire".

Mise à jour : 5 avril 2020

Sources
F-Ad23/ BMS Évaux-les-Bains ; F-Ad71/ 3E 33 584 ; F-Ad71/ BMS Marcigny ; F-Ad71/ BMS St-Julien-de-Civry ; F-Ad71/ NMD St-Julien-de-Civry ; F-Ad87/5 F L 6

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