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HUBERT, Jean Victor, de Meaux (1762-1829)
État civil
NOM : HUBERT     Prénom(s) : Jean Victor     Sexe : M
Complément de nom : de Meaux
Date(s) : 1762-5-31   / 1829-8-1 
Notes biographiques

Originaire de Claye-[Souilly], bourgade située à une quinzaine de kilomètres de Meaux [Seine-et-Marne], HUBERT est recruté basse-contre par le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Nantes en 1787. Il fait partie de ces musiciens que la Révolution propulse à des postes d’administrateurs de département. HUBERT se reconvertira ensuite plusieurs fois avant de retrouver ses premières fonctions de chantre d’église à Paris.

• 31 mai 1762, Claye-Souilly [Seine-et-Marne] : Les registres de Claye étant lacunaires de 1750 à 1803, la date de naissance de Jean Victor HUBERT n'est connue que par son acte de mariage. Il est le fils de Pierre Noël Hubert et de Marie Madeleine Sollier. Un rapprochement avec les éléments biographiques concernant notamment son père a permis d'établir qu'au moment de sa naissance son père était greffier, syndic de Claye et hôtelier. Le grand-père paternel Adrien était quant à lui maître d'école. Jean Victor vient donc au monde dans une famille lettrée où le grand-père était possiblement chantre.

• Les informations sur la période de formation de HUBERT -puisqu'il est toujours désigné par son patronyme- restent à documenter. Lorsque le chapitre de la cathédrale de Nantes le reçoit, il est précisé "HUBERT de Meaux", indiquant implicitement qu'il a été en service à Meaux, probablement enfant de chœur.

• 26 septembre 1785, Auxerre [Yonne] : Un certain HUBERT [sans prénom] postule à un poste de "musicien récitant" cathédrale Saint-Étienne sans être retenu car le chapitre redoute qu'il ne soit une charge. S'agit-il de Jean Victor ou d'un homonyme ? Le doute persiste.

• 1787, Nantes [Loire-Atlantique] : Le chapitre de l'église de Nantes reçoit cette année-là trois choristes : le sieur HUBERT du diocèse de Meaux et chantant la basse-contre, François Jude MERY - haute-contre - de Saint-Gervais d'Avranches et Henri François DOUVILLE du diocèse de Beauvais et chantant la basse-taille à la condition que tous trois "se perfectionneront dans la musique en prenant un maître, une retenue devant être faite sur leurs gages pour payer ledit maître".

 En 1790, le corps de musique de la cathédrale Saint-Pierre, placé sous l’autorité du maître de musique François CAPPA-LESCOT, est constitué de deux haute-contre Vincent Pierre GAUTIER et François Jude MÉRY, une haute-taille Joseph JOLY, deux basse-taille Henry François DOUVILLE, Vincent LA MARRE, trois basse-contre, Étienne François PICARD et Jean-Baptiste DONON et HUBERT,deux serpents/basse-taille Jean GILET, Pierre RAGUENEAU – ce dernier jouant également du basson. Deux musiciens symphonistes sont employés régulièrement par le chapitre, à savoir les sieurs JULIEN et Laurent MARIE. L’organiste Denis JOUBERT est quant à lui maître de sa tribune.
Quatre maires-chapelains étoffent le chant à savoir Urbain MABILLE, Charles CHAUVET, Pierre François CHEVREUIL et Jean Toussaint POIGNAND ainsi que deux sous-chantres Jean François VASSAL et Louis GODÉ. Le diacre Barthélémy BRIAND et le sous-diacre Jacques Joseph RIVIÈRE complètent la structure cantorale.
La psallette est composée de six enfants de chœur identifiés (8 selon certains documents) qui dépendent du maître de musique aidé d’un maître de grammaire, le sieur Praud.

• 17 novembre 1792, Lagny [Seine-et-Marne] : À suivre les documents de la série L, HUBERT, le Fils, a été nommé administrateur du département de Seine-et-Marne tandis que son père, Pierre Noël est receveur des droits d'enregistrement de Claye [Souilly].

• 1er avril 1793, Lagny-sur-Marne  : Jean Victor HUBERT, administrateur du département, domicilié du bourg de Claye, fils de Pierre Noël Hubert, receveur des droits d'enregistrement et de Marie Madeleine Sollier, se marie avec Marie Catherine Michel. Son épouse est originaire de la paroisse Saint-Eustache de Paris, fille de François Michel, bourgeois et de Marie Madeleine Collinet. Les époux sont assistés de deux membres du conseil général de Claye, signe d'honorabilité tout comme la rédaction de l'acte au style ampoulé. Curieusement, aucune naissance n'est notée jusqu'en 1801 que ce soit à Claye ou à Lagny.

• 19 avril 1793, Claye [Souilly] : HUBERT, dont le prénom est éludé adresse une relance à sa première requête au Directoire de Nantes. En tant que "chantre, musicien de la cathédrale", il réclame ce qui est dû aux musiciens ne pouvant compter que 5 à 10 ans de service dans les église, soit "une année de gages et émoluments fictifs ordinaires". Étant appointé 900 lt, n'ayant perçu qu'une gratification de 400 lt, il demande à percevoir le solde de 500 lt. Sa première missive signée "HUBERT administrateur" entend donner du poids à la démarche. La seconde ne manque pas d'insister sur l'importance de ses responsabilités : s'il est Administrateur du conseil du département, il demande, deux lignes plus loin, à ce que le courrier soit adressé à son père "Receveur du droit d'enregistrement".

• 1801-1807, Lagny : Cinq enfants se succèdent alors jusqu'en 1807 dont quatre décèdent prématurément, ne survivant pas plus de 18 mois. Les actes de décès stipulent la profession d'HUBERT qui continue à évoluer puisqu'il devient arpenteur puis marchand.
• 3 août 1806  : Seul le petit Armand Victor fait exception. La déclaration de naissance est faite par deux des fidèles amis de la famille dont les noms sont récurrents sur les actes, Jean Charles Papin perruquier ainsi que Jean Louis Lemaire cordonnier. Le père est absent. Armand Victor finira ses jours à Paris le 4 avril 1873 après y avoir été balayeur et s'être marié le 24 juin 1841 avec Simone Garnier (Fonds Andriveau).

• [1808]-1829, Paris : La famille HUBERT s'est installée à Paris à une date restant à déterminer. HUBERT, après le Concordat, a retrouvé ses premières fonctions musicales de chantre d'église sans que l'on sache où il chantait et dans quelles conditions.

• 1er Août 1829, Paris : Les tables de succession parisiennes détaillent le décès de Jean Victor HUBERT, qui, après avoir exercé divers métiers semble être revenu à sa première vocation, la musique. Il était chantre d'église, demeurait Passage de Bréda n°4, époux de Marie Catherine Michel. Selon le Fonds Andriveau, sa femme serait décédée le 6 juin 1842 dans le 7ème arrondissement à environ 75 ans.

• Telles sont actuellement les informations concernant le sieur et citoyen HUBERT, ci-devant musicien chantre de la cathédrale Saint-Pierre de Nantes. Il a pu postuler à Auxerre en 1785 comme il a pu exercer ailleurs avant de s'installer à Nantes. C'est avec une certaine impatience que les recherches sur la cathédrale de Meaux sont attendues.

Mise à jour : 25 mai 2020

Sources
Ad44/ Q 555 ; F-Ad44/ 36 J 26 ; F-Ad77/ NMD Lagny ; F-Ad89/ G 1808 ; P. Grégoire, Etat du diocèse de Nantes en 1790, 1882 ; Site Geneanet

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