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PILORGET, Denis (1748-1788)
État civil
NOM : PILORGET     Prénom(s) : Denis     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : PILLORGET
Date(s) : 1748-1-29   / 1788-12-7 
Notes biographiques

Né à Senlis, Denis PILORGET devient choriste haute-contre à Bourges dans un premier temps puis continue sa carrière de musicien et choriste à la cathédrale Notre-Dame de Luçon où il se marie et a cinq enfants, dont l'un deviendra enfant de chœur à Luçon. Il disparaît à la veille de la Révolution, âgé de quarante ans seulement.

• 29 janvier 1748, Senlis [Oise] : Denis PILORGET, fils de Claude Pilorget, meunier à Villemétrie, et de Marie Félice, naît dans la paroisse Saint-Aignan de Senlis. Lors de son mariage en 1777, il est dit en effet fils majeur de Claude Pilorget et de Marie Felice, mais "de la paroisse Saint-Rieul de Senlis".

• On peut faire l'hypothèse qu'il a été formé à la musique et a travaillé sa voix de haute contre dans une maîtrise de Picardie, vraisemblablement à la cathédrale de sa ville natale, mais cela reste à établir fermement.

• 5 août 1772, Bourges [Cher] : Le Sr Denis PILORGET est reçu par le chapitre de la cathédrale "pour haulte compte [sic] en notre église pendant un mois, avec 9 lt par semaine, à commencer vendredy prochain".
• 21 août 1772, Bourges : Avant que le mois convenu ne soit terminé, le chapitre décide de conserver PILORGET et de renvoyer FAVEREAU. "Convenu que le Sr PILORGET, sera continué d’être tiré sur la feuille des gagistes à raison de 9 lt par semaine et que le Sr FAVEREAU se retirera".

• 8 janvier 1773, Bourges : Denis PILORGET figure dans la liste des "vicaires accordati" dressée à l'occasion du chapitre général de la cathédrale.
• 23 février 1773, Bourges : Denis PILORGET assiste au mariage de Louis PÉRIGORD, en compagnie de Pierre MALIDOR. Tous les trois sont musiciens à la cathédrale Saint-Étienne.

La date de son départ de Bourges et de son arrivée à Luçon reste à préciser. Il ne figure plus dans la liste des "vicaires accordati" de Bourges dressée le 2 août 1773. Est-il allé directement à Luçon, ou a-t-il fait une étape intermédiaire ? En tout état de cause, son installation à Luçon ne peut être postérieure à la fin de l'année 1776... Précisons que les registres capitulaires luçonnais des années 1770 sont perdus.

• 14 février 1777, Luçon : Le mariage entre Denis PILORGET "de la paroisse Saint-Rieul de Senlis", officier de la musique de la cathédrale, et Françoise Mignard est célébré en présence de Jean François PRÉAU, Pierre DELESTRE, Jean Louis MOREAU, François SALOMON et Claude Michel SYROLLE, "tous officiers de la musique de la cathédrale, amis du mari".
• 23 septembre 1777, Luçon : Sept mois après leurs noces, Denis PILORGET et Françoise Mignard ont leur premier enfant, Pierre-Deny-Claude, dont le parrain est Pierre DELESTRE, lui aussi originaire de Picardie. Y a-t-il un lien entre la présence de ces deux musiciens à la cathédrale de Luçon ?

• 2 février 1779, Luçon : Denis PILORGET et Françoise Mignard ont un deuxième fils, prénommé Sébastien-Augustin.
• 13 mars 1779, Luçon : PILORGET est présent à la sépulture de Charlotte Maçon, épouse du musicien Claude VILNET, de même que les musiciens PRÉAU, CORNEAU et Pierre DELESTRE.

• 28 octobre 1780, Luçon : Toujours "officier de la musique de la cathédrale" Denis PILORGET a un troisième fils, Jean-Baptiste [qui sera par la suite enfant de chœur à la cathédrale de Luçon].

• 29 août 1781, Luçon : Le petit Sébastien-Augustin, "fils du sieur Denis PILORGET, musicien", mort la veille à l'âge de deux ans et demi, est inhumé en présence des "pensionnaires du dit PILORGET qui n'ont signé". Cette notation laisse penser que les époux Pilorget tenaient pension, probablement pour de jeunes enfants puisqu'ils ne savent pas signer.

• 23 juillet 1782, Luçon : Denis PILORGET assiste au mariage de Pierre DELESTRE en présence de Jacques René CORNAU. Ils sont tous trois "officiers de musique de la cathédrale" de Luçon. C'est PILORGET qui a été choisi pour porter la procuration des parents Delestre, ce qui confirme les liens entre les deux musiciens picards.
• 15 octobre 1782 : Le couple PILORGET/Mignard a un quatrième fils, Louis-François, dont le parrain est Louis Simon HILARIOT "aussi musicien de la même église".
• 21 octobre 1782 : Le chapitre augmente les appointements des sieurs SIROL, PILORGET & DELESTRE "musiciens de cette église". Ils auront désormais 600 livres par an chacun "y compris les petits rôles, le tout sujet à la pointe".

• 27 janvier 1784, Luçon : Le couple PILORGET/Mignard donne naissance à une fille, Marie-Henriette-Victoire. Denis PILORGET "officier de la musique de la cathédrale" est présent et signe l'acte de baptême.

• 12 février 1785, Luçon : Le petit Louis Pilorget, "fils du sieur Denis PILORGET, officier de la musique", meurt âgé de deux ans et quelques mois. "Il a été inhumé dans le grand cimetière en présence des sieurs Claude VILNET, Jean Louis Michel MOREAU et de Louis Simon HILARIOT, ordinaires de la musique".
• 28 octobre 1785, Luçon : La liste des membres du bas chœur de la cathédrale Notre-Dame est dressée à l'occasion du premier chapitre général tenu après le début du dernier registre capitulaire conservé. Maître Jean-Baptiste LEBRASSE est "symphoniarca" – c'est-à-dire maître de musique. Tous qualifiés de "magister", les choristes alors en poste sont énumérés dans l'ordre suivant, qui suit vraisemblablement celui de leur ancienneté locale : Claude VILNET, Louis MOREAU, Michel SIROL, François PRÉAU, Jacques-René CORNAU, Denis PILORGET, Pierre DELESTRE, Antoine REY, Louis-Simon HILARIOT et Louis-Guillaume PAQUIN.

• 2 juin 1786, Luçon : À l'occasion d'un autre chapitre général est dressée une nouvelle liste des choristes de la cathédrale Notre-Dame, exactement similaire à la précédente.
• 27 octobre 1786 : La liste du chapitre d'hiver est bouleversée par la disparition, survenue entre temps, de deux choristes (François PRÉAU et Louis MOREAU) et le recrutement de Paul-François-Spire LAFOSSE.

• Mars 1787, Luçon : Au début du mois, le chapitre ayant fait le constat que ses comptes sont en déficit, prend diverses décisions de rétorsion budgétaire, dont celle de réduire les gages versés aux musiciens ("les musiciens de cette église, vu la conduite peu exacte de quelques uns, le défaut de talent des autres, seront tous réduits, les basses contre exceptés, à leur titre").
• Avril 1787 : Moins d'un mois après cette décision, et après un épisode de 'grève du chant' par les musiciens le dimanche des Rameaux, le chapitre rend leurs appointements antérieurs à trois d'entre eux, SIROL, PILORGET et DELESTRE, mais en les chargeant de fonctions supplémentaires. Le sieur PILORGET doit désormais "porter la chappe à tous les offices où il n’y en aura qu’une".

• 26 octobre 1787, Luçon: La liste des musiciens de la cathédrale Notre-Dame établie à l'occasion du chapitre général d'hiver comporte neuf noms. Ils sont énumérés dans l'ordre suivant : Michel SIROL, Claude VILNET, Louis-Simon HILARIOT, Jacques-René CORNAU, Denis PILORGET, Pierre DELESTRE, Antoine REY, Paul-François-Spire LAFOSSE et Jean-Louis Emmanuel HUET, le dernier reçu (fin août 1787).

• 9 mai 1788 : La liste dressée pour le chapitre dit d'été est exactement similaire à celle du mois d'octobre précédent.
• 10 octobre 1788 : La mort de son secrétaire Pierre-Vital Chauchet prend de cours le chapitre, car il avait continué à exercer sa fonction jusqu'à très peu de jours avant son décès. Quelques jours plus tard, il est remplacé par J-Bte LEBRASSE prêtre hebdomadier de cette église et PILORGET reçoit 6 livres "pour plusieurs pièces d’écriture et expéditions de délibérations capitulaires qu’il a faites pour le chapitre". Ce doit donc être son écriture qui a pris le relais pendant trois pages dans le registre capitulaire.
• 20 novembre 1788, Luçon : Denis PILORGET, musicien, signe au baptême de Jean-Baptiste-Denis Véqueau, fils d'un marchand orfèvre, en tant que parrain.
C'est la dernière mention de lui vivant que l'on connaît.
• 8 décembre 1788 : Le chapitre réuni au matin prend connaissance du décès, survenu la veille au soir, du sieur Denis PILORGET "musicien haute contre de cette église" et règle le cérémonial de sa sépulture, prévue pour le lendemain. "Ce matin depuis huit heures et demie jusqu’à neuf on sonnera six cloches, sçavoir Marie, Benoit et le quatre petites pour annoncer son décès". Le lendemain "on chantera un nocturne et laudes de l’office des Morts et on célèbrera une messe solennelle en Musique".
Son acte de sépulture n'a pas été retrouvé dans les BMS de Luçon. On peut faire l'hypothèse que sa sépulture a été enregistrée dans un registre spécifique du chapitre (lequel n'a pas été mis en ligne).

• Janvier 1789, Luçon : Le chapitre cherche des solutions pour venir en aide aux enfants de feu PILORGET. Celui qui a l'âge adéquat, Jean-Baptiste, est reçu à la maîtrise et le commissaire à la psallette demande à la veuve Pilorget "si on ne trouverait pas dans le linge et les habits de feu son mari quelque chose qui put servir à habiller le petit PILORGET". Les autres enfants sont placés à l'hôpital, avec l'accord de l'évêque. 
• Mars 1789 : Faisant le constat que la veuve Pilorget est "aujourd’hui en état d’avoir avec elle son fils, premier surnuméraire à la Psallette", le chapitre "consent qu’elle le prenne et veut bien en outre les gages de son fils lui accorder pour le nourrir 48 livres par an".
• 26 juillet 1789, Luçon : Françoise Mignard, veuve de Denis PILORGET, décède à son tour, dans la rue de l'hôpital. Elle était âgée de 34 ans.
• 15 décembre 1789, Luçon : Est inhumée la petite [Marie-Henriette]-Victoire Pilorget, six ans, morte à l'hôpital de Luçon, fille des  défunts Denis PILORGET, "musicien", et de "la nommée Mignard" sa femme.

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• 28 décembre 1808, Bayonne [Pyrénées Atlantiques] : Lors du mariage de son troisième fils, Jean-Baptiste PILORGET, celui-ci est dit "fils majeur de feu Denis PILORGET, en son vivant maître de musique". Ce titre ne semble pourtant jamais avoir été porté par l'ancien choriste haute contre.

Mise à jour : 25 septembre 2019

Sources
F-Ad/ 1MI/ECA612R10 ; F-Ad18/ 3 E 0067  ; F-Ad18/ 8 G 207 ; F-Ad18/ BMS St-Bonnet de Bourges ; F-Ad85 / BMS Saint Mathurin ; F-Ad85/ 3 E 48/9 ; F-Ad85/ BMS Saint Mathurin ; F-Ad85/ BMS Saint-Mathurin ; F-Ad85/ EDépôt 128 ; F-Ad85/ Edépôt 128 ; F-AdioLuçon/ AAR*/5

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