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DOINEAU, Jean Michel (1768-1841)
État civil
NOM : DOINEAU     Prénom(s) : Jean Michel      Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DOISNEAU
DOUAINEAU
DOUASNEAU
DOUENEAU
Date(s) : 1768-3-6   / 1841-8-26 
Notes biographiques

Né dans le Loiret, Jean-Michel DOINEAU devient enfant de chœur puis haute contre à la cathédrale de Chartres. Après la Révolution, profitant de la renommée de sa formation, il monte à Paris et obtient un poste à Notre-Dame.

• Jean-Michel DOINEAU naît le 6 mars 1768 à Bourg l'Abbaye [aujourd'hui Pithiviers dans le Loiret]. Il est fils de Michel DOINEAU, vigneron, et de Marianne LEROUX.

• 1775-1786, Chartres : Jean-Michel DOINEAU est enfant de chœur à la cathédrale, sous la direction de Michel DELALANDE puis peu avant sa sortie de Pierre Augustin DESVIGNES. Il sort avec 200 livres, plus 10 livres pour avoir fait chanter.

• 1786-1791, Chartres : Il est reçu heurier matinier en qualité de haute-contre. On lui donne, de plus, un canonicat de Saint-Nicolas et 8 livres par semaine. En septembre 1787, DOINEAU, musicien haute contre demande et obtient du chapitre 15 jours de congé. Le 3 octobre 1787, ses gages sont augmentés de 8 à 11 livres par semaine. Nouveau congé de 15 jours le 22 avril 1789, "attendu qu’il n’y [a] ni chapitre ni chambre" ; puis huit jours de congé supplémentaires le 2 octobre 1790.

• [1791], Chartres : Dans un tableau des musiciens de la cathédrale établi par l'administration départementale, Jean-Michel DOINEAU est recensé sous la colonne "4°) Musiciens et chantres qui volontairement se sont retirées" [sic], il y est désigné comme hautte contre et chanoine de St-Nicolas.

• 22 juin 1794 [= 4 messidor an II], Chartres : Jean-Michel DOINEAU, musicien, épouse Sulpice LEJARS. Il réside rue de l'Aurore. Les témoins, outre son père, sont des amis menuisiers. De ce mariage naissent deux enfants à Chartres : une fille, Louise Désirée, en 1798 ; un fils, Florentin Stanislas, en 1800. Il est possible que ce dernier devienne à son tour musicien, à la chapelle de Louis XVIII puis de Charles X, avant son décès en 1836. Dans les deux actes de naissance en tous cas, le père est dit « musicien ». À chaque fois les témoins sont des parents (oncle, tante, cousin) de l'enfant, ce qui permet d'apprendre qu'une belle-sœur de Jean-Michel DOINEAU réside à Paris au début du XIXe siècle.

• 1802, Paris : Un DOINEAU ancien enfant de la "maîtrise de Notre-Dame" pré-révolutionnaire, devient professeur au collège Sainte-Barbe à Paris et y monte une nouvelle maîtrise. La bibliothèque de Rouen conservait de plus à la fin du XIXe siècle des copies de chants de messes a cappella composés également par un DOINEAU. Il est possible que dans les deux cas il s'agisse de Jean-Michel DOINEAU.

• 1807-1829, Paris : Un DOINEAU désigné comme haute-contre puis comme contre-alto participe à une douzaine de Te Deum à Notre-Dame. À cette époque Pierre Augustin DESVIGNES y est maître de musique. En 1825, l'Indicateur de la cour de France, le donne toujours comme haute contre du côté droit à la cathédrale Notre-Dame. En 1829, il serait ténor à la Chapelle royale, et résiderait au 31 place de l'Estrapade.

• 26 août 1841, Paris : Selon l'état civil reconstitué de Paris, Jean Michel DOINEAU décède dans l'ancien 12e arrondissement.

Mise à jour : 28 octobre 2018

Sources
Almanach ecclésiastique de France pour l’an 1807 ; Catalogue des manuscrits des bibliothèques de France, t.II ; F-Ad 28/ Etat civil en ligne ; F-Ad28/ 3 E 085/067 ; F-Ad28/ G 336 ; F-Ad28/ G 337 ; F-Ad28/ L 554 ; F-Ad45/ 3 NUM 252B/4 ; F-AmParis/ état civil reconstitué ; F-Sacristie ND Paris/ registres chapitre ; F-Sacristie ND Paris/ registres chapitre  ; Indicateur de la Cour de France ; Le Ménestrel : journal de musique

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