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GOSSE, Paul Antoine (1749-1791 ap.)
État civil
NOM : GOSSE     Prénom(s) : Paul Antoine     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : GOSSÉ
Date(s) : 1749-1-25   / 1791-9 ap.
Notes biographiques

La grande mobilité de Paul Antoine GOSSE, haute-contre, n'a permis de reconstruire sa carrière qu'en pointillés. Ce musicien originaire de Noyon exerce en 1790 à Béziers, après avoir traversé la France du Nord au Sud et d'Est en Ouest. Si certains de ses postes sont clairement attestés d'autres en revanche reposent sur des hypothèses qui demandent à être confirmées.

• 25 janvier 1749, Morlincourt [Oise]  : Paul Antoine GOSSE naît du légitime mariage d'Antoine Gosse, manœuvrier, avec Marie Cécile Lefèvre qui habitent cette paroisse autrefois rattachée à celle de Saint-Étienne de Noyon.

• 3 octobre 1753, Morlincourt : Sa mère meurt.

• On ignore où il reçoit sa formation musicale. La proximité de son lieu de naissance avec la ville de Noyon permet cependant de supposer qu'il fréquente la psallette de la cathédrale Notre-Dame.

• 27 septembre 1767, Toul [Meurthe-et-Moselle] : Une haute-contre, nommée GOSSE, est engagée jusqu'à la Toussaint par les chanoines de la cathédrale Saint-Étienne, en attendant l'arrivée de François Joseph GALIOT avec lequel il doit concourir. Le prénom de ce musicien n'est pas connu, mais s'il s'agit de Paul Antoine GOSSE ce poste est sans doute l'un des tout premiers de sa carrière.

• 12 février 1768, Beaune [Côte d'Or] : Le chapitre de la collégiale Notre-Dame reçoit à l'essai "un musicien faisant la partie de haute contre jusqu’à après les fêtes de Pâques". Là encore, son nom n'est pas indiqué dans le registre capitulaire. Toutefois la délibération ci-après indique qu'il s'agit d'un certain GOSSE.
• 13 avril 1768, Beaune : GOSSE musicien haute contre "qui avoit été reçu pour être éprouvé jusqu’après Quasimodo", demande au chapitre de lui dire si il agrée ses services. La réponse est "que ledit GOSSE peut rester et continuer ses services aux appointements ordinaires". Le même jour, le chapitre lui avance 24 livres "qui luy sont nécessaires pour acheter des habits". Ces délibérations minimales n'apportent pas d'indications sur son origine ni sur son prénom.
• Dès le 17 décembre 1768 est reçu à l'essai pour un mois un "musicien faisant la partie de haute contre", ce qui laisse penser que Gosse a déjà quitté la collégiale de Beaune.

• 31 janvier 1781, Bordeaux : Le chanoine receveur de la collégiale Saint-Seurin enregistre dans ses registres de comptabilité une dépense de 133 livres 6 sols et 8 deniers versée au "Sieur GOSSE de Morlincourt" pour quatre mois de ses gages en tant que haute-contre. Il a donc été reçu vers octobre 1780.

• janvier - mars 1782, Bordeaux : Paul Antoine GOSSE figure parmi les choristes de la cathédrale Saint-André. Sa signature "Gosse Morlincourt" puis simplement "Gosse" apparait sur plusieurs feuilles de pointes du bas-chœur.

• 30 septembre 1783, Poitiers : Paul Antoine GOSSE, majeur, "musicien", épouse Jeanne Cante, fille mineure, dans l'église paroissiale Saint-Hilaire-de-la-Celle, à Poitiers. Les deux époux habitent dans la paroisse.

• 17 juin 1789, Béziers : Paul Antoine GOSSE, "haute-contre à la cathédrale de cette ville", veuf et résidant sur la paroisse Saint-Félix de Béziers depuis 15 mois, y épouse Marie Madeleine Gaches, une jeune veuve qui a déjà donné naissance à sept enfants.

• 1790 : Il est attaché au chapitre Saint-Nazaire de Béziers comme haute-contre, aux appointements de 600 livres annuelles.

• 10 décembre 1790 : Il fait, avec Pierre Pascal RENÉ, taille du chapitre, une demande au directoire du district de Béziers afin d'obtenir un secours mensuel jusqu'au moment où l'on fixera leur pension, attendu "qu'une plus longue privation de leurs appointements les réduiroit à manquer absolument de leur nécessaire phisique". Il signe également la supplique collective des musiciens du chapitre de Béziers adressée à l'assemblée nationale.

• 6 avril 1791 : Suite à la supplique que GOSSE a adressée au Comité ecclésiastique, le directoire du département de l'Hérault lui accorde un traitement en pension viagère de 400 livres annuelles, qu'un premier avis du directoire du district de Béziers, en février, avait fixé à seulement 144 livres. L’exiguïté de la somme proposée par le district fait penser qu'il jouissait peut-être d'un bénéfice de la cathédrale qui aurait pu lui valoir ensuite une pension plus généreuse.

• Septembre 1791 : Comme la plupart de ses collègues, il remplit ses fonctions musicales à Saint-Nazaire, devenue cathédrale du département, au moins jusqu'à fin septembre 1791. En novembre, vu le mauvais état de la musique de l'institution, un avis du directoire du district propose de renvoyer tous les musiciens, mais on ne connaît pas l'issue de l'affaire.

Mise à jour : 13 septembre 2017

Sources
F-Ad21/ G 2551 ; F-Ad33/ G 1502 ; F-Ad33/ G 3295 ; F-Ad34 / L 2748 ; F-Ad34 / L 4588 ; F-Ad34/ BMS St-Félix de Béziers ; F-Ad34/ G 825] ; F-Ad60/ BMS Morlincourt ; F-Ad86/ BMS St-Hilaire-de-la-Celle à Poitiers ; F-An/ DXIX/056/191/12 ; F-An/ DXIX/090/742/1 ; G. Clanché, La musique, le chœur, le bas-chœur de la cathédrale de Toul, 1935
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1789-6 av.  / 1791-9
Lieux :  Cathédrale Saint-Nazaire et Saint-Celse (BÉZIERS)  
Fonction :  haute-contre (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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