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LABOURÉ, Gabriel Antoine, l'aîné (1728-1795)

LABOURÉ, Gabriel Antoine, l'aîné (1728-1795)

État civil
NOM : LABOURÉ     Prénom(s) : Gabriel Antoine     Sexe : M
Complément de nom : l'aîné
Autre(s) forme(s) du nom : LABOURRÉ
LA BOURÉ
Date(s) : 1728-7-7   / 1795-8-24 
Notes biographiques

Si les débuts de son existence, et en particulier sa formation d'organiste, restent encore dans l'ombre, Gabriel-Antoine LABOURÉ est durablement attesté comme organiste à Alençon, dans le sud de la Normandie, à 220 km à l'ouest de sa ville natale.

• 7 juillet 1728, Ferrières [aujourd'hui Ferrières-en-Brie, en Seine-et-Marne] : Dans ce village de la Brie, à l'est de Paris, naît Gabriel-Antoine LABOURÉ, fils d'Antoine LABOURÉ et Marie Olivier, mariés depuis 1719. L'enfant est présenté sur les fonts baptismaux par un "laboureur fermier" et par la femme du concierge du château. Son père était lui-même né dans le même village en 1695, fils d'un maître d'école. Dès 1706, il avait commencé à signer régulièrement les actes paroissiaux, qualifié d'abord de "clerc de la paroisse", puis cumulant cette fonction de clerc de paroisse avec celle de maître d'école. Toutefois, au moment de la naissance de Gabriel-Antoine, son père est dit "cy devant maître d'écolle" et en effet durant toute l'année 1728 sa signature ne figure plus dans le registre paroissial.

• À partir du printemps 1729, Ferrières : Le père reprend sa double fonction de maître d'école et de clerc de paroisse. La famille Labouré continue à s'agrandir avec plusieurs naissances, dont celle de Charles le 19 avril 1736.

• On peut faire l'hypothèse que c'est de son père que le jeune Gabriel-Antoine a reçu sa première initiation au chant d'église. Jusqu'au début de 1738, son père est très assidu aux cérémonies de son église Saint-Rémy. La place du chant y est affirmée par des mentions régulières dans le registre : les inhumations se font souvent "après les vêpres chantées" ou "après l'office des morts chanté" ou encore "après la grande messe chantée".

Mais ensuite, auprès de qui Gabriel-Antoine a-t-il appris à toucher l'orgue ? Au début de l'année 1738, la famille Labouré quitte Ferrières, sans doute pour Lagny-en-Brie [aujourd'hui Lagny-sur-Marne], à 7 ou 8 km de là. L'enfant a bientôt dix ans: fréquente-t-il une maîtrise ? et si oui, où ?
Ce n'est que vingt ans plus tard que l'on retrouve sa trace.

• [Vers 1759], Alençon [Orne] : Gabriel-Antoine LABOURÉ s'installe à Alençon (son acte de mariage le dit domicilié à Notre-Dame d'Alençon "depuis viron [sic] 15 ans"). Est-ce tout de suite comme organiste de Notre-Dame ? On peut le penser.
Un document comptable du milieu du siècle attestait que l'organiste de Notre-Dame d'Alençon était rémunéré sur la base de 300 livres / an. Il doit en être encore de même ou à peu près au moment où exerce Gabriel-Antoine LABOURÉ.

• 16 mai 1769, Alençon [Orne] : Gabriel-Antoine LABOURÉ, organiste, est témoin au mariage de son jeune frère, Charles LABOURÉ, lui aussi organiste, avec Marguerite Royer, célébré dans la petite église de Saint-Roch de Courteille, succursale de la paroisse Notre-Dame d'Alençon. Les tribunes occupées par les deux frères ne sont pas alors précisées.
Une lettre du curé de Notre-Dame d'Alençon à la fabrique de Notre-Dame de Mayenne écrite le 18 mai 1777 décrit la situation suivante, qui selon lui existe  "depuis longtemps" : Gabriel-Antoine est l'organiste de la paroisse Notre-Dame, son frère Charles enseigne la musique vocale et le violon mais touche fréquemment l'orgue, avec compétence, "pendant les différentes absences du sieur LABOURÉ son frère, tant les dimanches ordinaires que dans les jours de fêtes solennelles". Charles est donc le suppléant de son frère aîné.

• 13 février 1770, Alençon : Gabriel-Antoine LABOURÉ, "organiste de cette église", tient sur les fonts baptismaux de la paroisse Notre-Dame la première fille issue de son frère Charles LABOURÉ, toujours dit "organiste", sans plus de précision, et de Marguerite Royer.

• 6 décembre 1774, Alençon : Dans l'église paroissiale Notre-Dame, Gabriel-Antoine LABOURÉ, "organiste en cette église", épouse Renée-Marguerite Royer, fille majeure, en présence de son frère, dont l'activité n'est pas ici mentionnée (et qui signe "Labouré lejeune"). La mariée est manifestement une sœur aînée de l'épouse de Charles (même parents), mais l'acte n'en souffle mot. Le marié est dit "originaire de la paroisse de Ferrière en Brie, et demeurant en celle cy depuis viron 15 ans". Le mariage est célébré après avoir obtenu dispense de deux bans "ainsy que du temps prohibé".

• 5 décembre 1775, Alençon : Un an presque jour pour jour après le mariage, un premier enfant voit le jour, Élisabeth-Gabrielle-Charlotte. Elle tient son troisième prénom de son parrain, qui est son oncle paternel, Charles LABOURÉ, pour lequel aucun métier n'est indiqué. Le père, en revanche est clairement dit "organiste en cette église" (Notre-Dame d'Alençon).

• [1776-1778] : Son frère Charles part pour Mayenne, à 60 km à l'ouest, afin de tenir l'orgue de l'église paroissiale Notre-Dame de Mayenne. Gabriel-Antoine a perdu son suppléant.

• De 1777 à 1780, trois autres enfants de Gabriel-Antoine LABOURÉ viennent au monde, tous des garçons, et tous baptisés à Notre-Dame d'Alençon, leur père étant invariablement dit "organiste de cette église" : Gabriel-Julien le 5 avril 1777, Clément-Gabriel-François le 16 janvier 1779 et René-Auguste le 31 mai 1780. Les parrains et marraines appartiennent presque tous à la famille Royer. La marraine du 5 avril 1777 est la tante maternelle Marguerite Royer "femme de Mr Charles LA BOURÉ organiste de Mayenne". La famille demeure Grande Rue à Alençon.

1790, Alençon : Gabriel-Antoine LABOURÉ est toujours l'organiste de Notre-Dame d'Alençon. Son identité professionnelle n'a jamais souffert d'exception et lors du décès de sa femme en 1793 puis du sien propre en 1795 il est encore qualifié d'organiste.

On peut penser qu'il a continué à tenir l'orgue de l'église Notre-Dame jusqu'à la suspension du culte.

• 25 frimaire an 2 (14 décembre 1793), Alençon : Sa nièce, la fille aînée de son frère Charles LABOURÉ, et une garde-malade déclarent le décès, la veille, de Renée-Marguerite Royer "femme de Gabriel Antoine LABOURÉ organiste". Elle était âgée de 56 ans, ce qui correspondrait à une naissance vers 1737. Elle avait donc environ 37 ans lors de ses noces et 43 ans lors de la naissance de son dernier enfant. L'adresse des Labouré est alors "rue Cave au Boeuf section du collège". Sa nièce Victoire semble y vivre également. On remarque que la jeune femme est devenue vélineuse c'est-à-dire dentellière, fabriquant la dentelle fine d’Alençon appelée vélin ou point royal.

• 7 fructidor an III (24 août 1795), Alençon : Sur les quatre heures du soir meurt à son tour Gabriel-Antoine LABOURÉ "en son vivant organiste, âgé de 64 ans, originaire de la commune de Lagni" [sic], c'est-à-dire Lagny-en-Brie [aujourd'hui Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne], à 7 ou 8 km de Ferrières, son lieu de naissance réel.

Mise à jour : 17 octobre 2017

Sources
F-Ad61/ BMS ND d'Alençon ; F-Ad61/ BMS Notre-Dame d'Alençon ; F-Ad61/ BMS St-Roch de Courteille d'Alençon ; F-Ad61/ NMD Alençon ; F-Ad77/ BMS Ferrières-en-Brie
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1759 ca  / 1793 ca
Lieux :  Église Notre-Dame (ALENÇON)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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