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GASCHON, Benoît (1763-1795 ap.)
État civil
NOM : GASCHON     Prénom(s) : Benoît     Sexe : M
Date(s) : 1763-6-12   / 1795 ap.
Notes biographiques

Au moment de la suppression des chapitres, Benoît GASCHON est chantre et habitué de la cathédrale de Clermont où il a été formé comme enfant de chœur. Les événements interrompent son cursus au séminaire débuté en 1787, il n'est donc que sous-diacre.

• 12 juin 1763, Saint-Amand-Roche-Savine [Puy-de-Dôme] : Il vient au monde de Jean et Marie Artaud. D'après Marc de Vissac dans "Le tribunal criminel du Puy-de-Dôme", "la famille Gaschon, de Saint-Amant, se composait de trois frères : Blaise, Guillaume et Benoît, s'échelonnant de 36 à 32 ans. Les deux aînés, mariés et pères de nombreux enfants habitaient ensemble la maison paternelle, demeurée indivise depuis la mort de leur père Jean Gaschon et de leur mère Marie Artaud."

• [1770-1778], Clermont-Ferrand : Il est enfant de chœur de la cathédrale comme le confirme un tableau administratif expliquant qu'il "est âgé de 28 ans et a 22 ans de service dans l'église cathédrale". Il a probablement reçu l'enseignement de Jean FILIAS, chanoine semi-prébendé assurant l'intérim au poste de maître de musique vers 1774-1775. Marc de Vissac confirme que le dernier [garçon de la famille Gaschon], Benoît, était parti jeune encore pour Clermont, se destinant à l'état ecclésiastique. Il fut attaché longtemps au chapitre de l'église  cathédrale en qualité d'enfant de choeur puis de chantre".

• [1778-1790], Clermont-Ferrand : Il est chantre et habitué de la cathédrale.

• [1787], Clermont-Ferrand : il reçoit 120 livres de la part du baile "pour payer son séminaire".

1790, Clermont-Ferrand : Il est clerc tonsuré et habitué dans le même chapitre à 400 livres de gages par an depuis sa sortie de la maîtrise autour de 1778.

• 29 mai 1790, Clermont-Ferrand : Il est signataire d'une pétition collective adressée par l'ensemble du personnel de la cathédrale au Comité ecclésiastique.

• [1791-1792], Clermont-Ferrand : Le directoire du district de Clermont délibère qu'il devra percevoir une simple gratification de 200 livres car il n'a pas été reçu à vie.

• [1792-1794], Saint-Amant-Roche-Savine : Se retrouvant sans revenu après la fermeture des chapitres il devient marchand colporteur. Selon Marc de Vissac, c'est "muni d'un passeport qu'il était parvenu à se faire délivrer le 6 avril 1793 par M.Tardif Saint-Parfoux maire de sa commune" qu'il "parcourt les campagnes, vendant des peignes, des liens, des objets de mercerie fabriqués dans les communes dans environs d'Ambert". C'est après la promulgation de la loi des 29 le 30 vendémiaire an II, "qu'il se considère comme déportable. Il cesse son négoce et se met à errer et à sa cacher, "vivant, comme les ministres du culte proscrit, de charités et de privations." Il finit par être arrêté dans la demeure familiale le 23 octobre 1794 ainsi que ses deux frères et ses belles-soeurs.

• 19 juin 1795, Riom : N'ayant pas prêté serment mais n'étant pas tenu de le faire puisqu'il n'avait pas terminé son séminaire et n'était que sous-diacre, le tribunal révolutionnaire n'a pas grand chose à lui reprocher mais le garde en détention un certain temps pour ne pas faire un mauvais exemple. Il finira par être "élargi" le 1er messidor An III. 

Mise à jour : 14 août 2026

Sources
BMS Saint-Amant Roche Savine ; F-Ad63/ L 2606

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