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DURANT, Antoine Firmin (1741-1808)
État civil
NOM : DURANT     Prénom(s) : Antoine Firmin     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DURAND
Date(s) : 1741-9-24   / 1808-1-16
Notes biographiques

• 24 septembre 1741, Amiens : Fils d'Antoine Durand, ouvrier menuisier, rue des Quinsgenaux (?), et de Marie Jeanne Vion, Antoine Firmin DURANT est baptisé paroisse Saint-Firmin-le-Confesseur. Son père ne sait pas signer.

• Quelle formation ? Il est probablement enfant de chœur dans une maîtrise de Picardie, peut-être dans celle de la cathédrale d'Amiens elle-même ? En 1775, le chapitre le dit "attaché depuis un temps considérable" à la cathédrale. Pourtant son dossier de carrière ne remonte pas au-delà de 1774.

• [1774-1781], Amiens : Antoine Firmin DURANT est serpent et basson à la cathédrale Notre-Dame. Il ne fait guère parler de lui et apparaît peu dans les registres capitulaires : il obtient 3 jours de congé le 23 mai 1776, 15 jours le 22 juin 1778, 4 jours le 23 juin 1779, 15 jours encore le 28 septembre 1780. Son statut est celui d'un vicaire gagiste et sa double fonction musicale n'est jamais indiquée.

• 13 mai 1775, Amiens : Le chapitre plaide auprès de l'Intendant de Picardie pour que trois vicaires, chantres et musiciens de la cathédrale, Jean François Nicolas VASSEUR, Jean François NÈVE et Antoine Firmin DURANT restent exemptés du tirage à la milice, comme il est de tradition. Les trois hommes sont alors (ou le chapitre les prétend alors) dans une démarche de cléricalisation, travaillant "à un cours d’étude" (au collège ? au séminaire ?) et ambitionnant des chapellenies. Seul Vasseur, cependant, est dit clerc tonsuré, ce qui indique que les deux autres ne le sont pas. Antoine Firmin Durant a déjà 34 ans.

• [date ?], Amiens : Il épouse Marie Jeanne Woigner.

• 11 mai 1781, Amiens : Maître DURAND [sic], musicien "dont les talents ne conviennent pas", est congédié par le chapitre de la cathédrale ; pour lui donner le temps de trouver une place ailleurs, on lui permet de continuer son service aux mêmes émoluments jusqu’au lendemain de la fête de saint Firmin le martyr.
• 28 mai 1781, Amiens : Antoine Firmin DURANT, musicien, obtient 15 jours de congé. Il lui est délivré une attestation de vie et mœurs. 

• 8 juillet 1782, Le Mans : Antoine Firmin DURANT est reçu serpent à la cathédrale, pour remplacer le vieux Pierre ÉLIE "qui est hors de service" selon le journal du chanoine Nepveu de La Manouillère. Le chanoine diariste juge que Durant "est un garçon très sage". Il joue d'abord sous la direction de LESUEUR, puis de François MARC.
• 10 décembre 1782, Le Mans : Antoine Firmin DURANT est présent et signe à l’inhumation de l’épouse de Louis PRIMO, chantre musicien de la cathédrale, en compagnie de Jean BARILLET, André Laurent GAILLOURDET et Louis-Jacques MALLET.

• 31 mars 1787, Le Mans : Sa première épouse meurt. Aucun musicien n'est visible sur l'acte de sépulture, paroisse du Crucifix.
• 18 juin 1787, Le Mans : “Firmin DURAND officier de cette église” est présent et signe au mariage de Jean Mathias Caduff [Cadouff], “ancien officier pensionnaire du Roi, actuellement Suisse en cette église cathédrale”.
• 9 juillet 1787, Le Mans : Ayant appris son remariage imminent, son ancien beau-frère, Nicolas Woigner, maître cordonnier à Amiens, paroisse Saint-Rémy, obtient par voie de justice un inventaire des biens du musicien, et la pose de scellés. On aperçoit dans la maison du matériel musical (cahiers de musique, basson, flûtes traversières…), un portrait du sieur Durant, et de nombreux signes d'aisance, voire de confort.
• 10 juillet 1787, Sainte-Croix-lès-Le Mans : Après trois mois de veuvage, Antoine Firmin DURANT se remarie avec une jeune fille de 19 ans, Jacquine Juffet, qui habite comme lui paroisse du Crucifix. Le marié est dit "officier Musicien de la cathédrale du Mans", âgé de 45 ans. Le personnel de la cathédrale voisine ne semble pas s'être déplacé.
• 28 août 1787, Le Mans : François MARC, maître de musique de l'église cathédrale, et Antoine Firmin DURANT "officier de ladite Église", assistent et signent au mariage de Jean BARILLET, la haute-contre de la cathédrale.

• 22 juillet 1788, Le Mans : Antoine Firmin DURANT est parrain de Marie Madeleine Cadouff, fille du Suisse de la cathédrale. Il est dit “officier de la même église”.

1790, Le Mans : Antoine Firmin DURANT est toujours serpent et basson à la cathédrale Saint-Julien. Il reçoit des gages de 705 livres / an et touche en plus 9 livres pour son logement tous les trimestres. Sous la direction de François MARC, il exerce aux côtés des deux autres serpents  Jean-Baptiste CARTIER et René LEMERCIER, soutenant les chanteurs Martin-Antoine ARNOULT, Jean BARILLET, André Louis CLAUSE, Guillaume COURIOTJean-Baptiste FRANÇOIS et Pierre VILLETTE. Les effectifs comprennent aussi François PICHON au violoncelle, et René COINDON à l'orgue.

• [avant mi janvier 1791], Le Mans : Antoine Firmin DURANT présente une première requête, dans laquelle il semble ne mentionner que son service au Mans depuis 1782.

• 3 novembre 1792, Le Mans : Un arrêté départemental lui accorde une gratification de 700 livres, fondée seulement sur ses services au Mans.
• [fin 1792-début 1793], Le Mans : Antoine Firmin DURANT adresse une nouvelle requête au directoire du département pour demander une augmentation de gratification, en fonction de ses années de service à Amiens.

• À partir du 1er janvier 1793, Le Mans : Antoine Firmin DURANT est rétribué 200 l / an comme musicien de la Garde nationale, de même que Guillaume COURIOT, Jean-Baptiste FRANÇOIS, Jean-Baptiste CARTIER et André Louis CLAUSE, tous également anciens musiciens de la cathédrale. Ils sont placés sous la direction de François PICHON.
• 5 mars 1793, Le Mans : Un arrêté du Directoire modifie la gratification accordée à Durant (1 050 livres).
• Juin 1793, Le Mans : DURANT met en vente “deux très-bons serpens, une soutanne & un sureplis". Il demeure rue Saint-Vincent.

• 16 pluviôse an IV [5 février 1796], Le Mans : À l'occasion de la naissance de sa fille Joséphine, on apprend que Antoine Firmin DURANT est devenu "commis au département". Depuis quand ?

• Juillet 1802, Le Mans : Antoine Firmin DURANT joue à nouveau du serpent dans la musique de la cathédrale reformée. Il continue jusqu'en avril 1804.

• 17 janvier 1808, Le Mans : Un tourneur qui se dit ami du défunt, et un fripier cousin germain, viennent déclarer le décès de Antoine Firmin DURANT, 66 ans, survenu la veille à minuit. Ils ne disent rien de son ancien métier de musicien. Un certificat d'indigence est établi à la suite de ce décès.

Mise à jour : 17 février 2017

Sources
F-Ad72/ 4E 28/69 ; F-Ad72/ BMS en ligne ; F-Ad72/ état civil en ligne ; F-Ad72/ B 1085 ; F-Ad72/ BMS Crucifix ; F-Ad72/ G 31 ; F-Ad72/ L 39 ; F-Ad72/ L 76 ; F-Ad80/ 4G 2984 ; F-Ad80/ 4G 2985 ; F-Ad80/ G 1055 ; F-Adio Le Mans/ s.c ; F-Adio/ Le Mans ; F-Am Amiens/ BMS St-Firmin le Confesseur ; F-BM Le Mans/ Affiches et Annonces du Mans  ; Granger, Hubert, Taroni, Journal d'un chanoine du Mans…, 2013.
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1782-7-8  / 1792 ca
Lieux :  Cathédrale Saint-Julien (LE MANS)  
Fonction :  serpent (Église)  ;  basson (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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