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MASSOT, Esprit Benjamin (1749-1824)
État civil
NOM : MASSOT     Prénom(s) : Esprit Benjamin     Sexe : M
Date(s) : 1749-7-27   / 1824-1-24 
Notes biographiques

Musicien instrumentiste, originaire d'Évreux, Esprit Benjamin MASSOT, s'installe à l'âge adulte en Guyenne sans doute d'abord à Bordeaux puis ensuite à Saint-Émilion [Gironde] où il reste en poste jusqu'à la Révolution, avant de se reconvertir comme agriculteur.

• 27 juillet 1749, Évreux [Eure] : Fils d'un poêlier, Esprit Benjamin MASSOT est baptisé dans l'église paroissiale Saint-Léger. Seuls son parrain et sa marraine signent l'acte.

• 30 septembre 1770, Bordeaux : Un dénommé MASSOT, attaché à la collégiale Saint-Seurin, reçoit 200 livres pour une année de ses gages comme sous-maître de musique.

• 9 avril 1771, Bordeaux : Ce musicien adresse une lettre de candidature au maître de musique de la cathédrale de Béziers pour devenir le nouveau serpent et basson de cette église. Il se présente comme âgé de 22 ans et précise notamment qu'il est "capable de jouer toute sorte de musique principalement sur le basson [qui est son] instrument favori." Il s'agit sans doute déjà d'Esprit Benjamin MASSOT, mais l'absence de prénom dans cette lettre ne permet pas de l'affirmer avec certitude.
• 1771 - 1772 , Bordeaux : Il reçoit à nouveau chaque année au 30 septembre 200 livres pour son service de sous-maître de musique.

• Vers 1772, Saint-Émilion : Esprit Benjamin MASSOT est recruté comme serpent et basson à la collégiale Notre-Dame, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Bordeaux.

• 11 décembre 1773, Saint-Émilion : Il se marie et le consentement de son père est porté par son procureur spécial Jean Nicolas PIGASSE. Il épouse Jeanne Lescure, fille d'un ancien notaire royal, qui a requis le consentement de sa mère par les actes respectueux à trois reprises.

• 12 décembre 1775, Saint-Émilion : Il devient père d'un petit garçon dont le parrain est l'un des fils de Michel MOREL, maître de musique et organiste à la cathédrale.

• 4 septembre 1778, Saint-Émilion : Son épouse donne naissance à un deuxième enfant

• 26 mai 1781, Saint-Émilion : Il choisit sa servante pour être la marraine de la petite fille qu'il vient d'avoir.

• 20 avril 1783, Saint-Émilion : Un nouvel enfant voit le jour
• 26 juillet 1783, Saint-Émilion : Le chapitre de Notre-Dame lui constitue un état fixe en lui accordant le titre à vie d'un montant de 500 livres.

• 8 mai 1785, Saint-Émilion : Son collègue Joseph DESALONS, musicien et chapier à la collégiale, devient le parrain de son dernier enfant.

1790 Saint-Émilion : Esprit Benjamin MASSOT est toujours serpent et basson à la collégiale de Saint-Emilion. Il continue à toucher 500 livres.
• 29 mars 1790, Saint-Émilion : Il adresse une demande de pension au Comité ecclésiastique dans laquelle il met en évidence qu'il à sa charge une famille nombreuse constituée de cinq enfants. Il est toujours marié à Jeanne Lescure.
• 23 novembre 1790, Saint-Émilion : Il réunit suffisamment de suffrages pour siéger parmi les notables du conseil général de la commune. Michel MOREL et Joseph DESALONS se joignent à lui.

• 26 août 1791, Saint-Émilion : Les musiciens de la collégiale Notre-Dame adressent une pétition à l'Assemblée nationale. Elle est signée par Michel MOREL "Maître de musique et organiste", Joseph DESALONS "musicien choriste" et Esprit Benjamin MASSOT "serpent et basson". Pour une raison non explicitée, Jean SAJAS et Pierre TIRAGOT ne signent pas. Esprit Benjamin MASSOT obtient un pension de 300 livres.
• 6 novembre 1791,  Saint-Émilion : Il démissionne de son poste de notable au conseil général de la commune.

• 27 thermidor an VI (14 août 1798), Libourne : Antoine Massot, fils du citoyen MASSOT musicien, est retrouvé mort noyé dans l'Isle.

• 7 nivôse an VIII (28 décembre 1799): Esprit Benjamin MASSOT utilise avec Michel MOREL les services d'un maître bijoutier de Libourne pour expédier au département une nouvelle pétition.

• 11 fructidor an XI (30 août 1803), Génissac : Son épouse Jeanne Lescure décède. Esprit Benjamin MASSOT est à cette époque "propriétaire agriculteur" au lieu dit Mouchac à 15 kilomètres de Saint-Émilion, sur la rive gauche de la Dordogne.

• 129 pluviôse an XII (9 février 1804), Génissac : Il épouse en secondes noces Marie Masson.

• 24 janvier 1827, Camiac-et-Saint-Denis [Gironde] : Esprit Benjamin MASSOT, "sans profession", s'éteint à l'âge de soixante-dix-huit ans. Son décès est déclaré par son fils agriculteur à Villegouge et un voisin.

Mise à jour : 27 avril 2017

Sources
Bertin-Roulleau Pierre, La Révolution à St-Émilion ; F-Ad27/ BMS Évreux ; F-Ad33/ 1 Q 1385 ; F-Ad33/ 1 Q 1424 ; F-Ad33/ 8 J 554 ; F-Ad33/ BMS Saint-Emilion ; F-Ad33/ BMS Saint-Emilion  ; F-Ad33/ BMS Saint-Émilion ; F-Ad33/ BMS St-Émilion ; F-Ad33/ BMS St-Émilion  ; F-Ad33/ G 1482 ; F-Ad33/ G 1484 ; F-Ad33/ G 1486 ; F-Ad33/ G 1488 ; F-Ad33/ NMD Camiac-et-St-Denis ; F-Ad33/ NMD Génissac ; F-Ad34/ G 814 ; F-Am Libourne/ NMD ; F-An/ DXIX/054/161/12 - F-An/ DXIX/099/161/11 ; F-An/ DXIX/091/777/02
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1772 ca  / 1790-11
Lieux :  Collégiale Notre-Dame (SAINT-ÉMILION)  
Fonction :  basson (Église)  ;  serpent (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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