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BOULLAY, Pierre Charles (1746-1791)
État civil
NOM : BOULLAY     Prénom(s) : Pierre Charles     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : BOULAY
BOULLET
BOULLÉ
BOULLAIS

Date(s) : 1746-4-5   / 1791-9-26 
Notes biographiques

Né et formé à Tréguier, fils d'un père qui fut durablement l'homme clé de la musique de la cathédrale, Pierre-Charles BOULLAY fait peu à peu sa place à ses côtés d'abord, puis lui succède après son décès. En 1790, il est tout à la fois maître de musique, organiste, et économe de la psallette de la cathédrale de Tréguier. Il meurt peu de temps après les débuts de la Révolution.

• 5 avril 1746, Tréguier : Sixième des neuf enfants du couple Pierre François BOULLAY et Marie-Yvonne Malet, Pierre-Charles BOULLAY est naît dans la paroisse de Saint-Sébastien. Son père est musicien de la cathédrale de Tréguier.

• 1er juin 1761 : A 15 ans, son père Pierre-François, maître de musique de la cathédrale, a "supplié la compagnie de permettre que son fils Pierre porte l'habit au chœur et reçoive distribution de chapelain". Cette "demande" lui est accordée. Ainsi, le fils du maître de musique avait déjà atteint un bon niveau musical grâce à l'enseignement de son père depuis sa prime enfance que ce soit de manière informelle ou institutionnelle (il a probablement été et est sans doute encore enfant de chœur dans la psallette gérée par son père). 

• 10 juin 1765 : Pierre-Charles BOULLAY est gagé à 10 livres par mois. On peut penser qu'il est, avant cette date, sorti de la maîtrise.

• 1767 : Pour l'année 1767, il est dorénavant gagé à 12 livres par mois.

• Septembre 1768, Tréguier : À 22 ans, il est gagé comme musicien à 15 livres par mois, soit l'équivalent de 180 livres par an pour les années suivantes . Cette somme est cédée par son père : "Mr. Boullay pour ses gages 234 livres pour 1767 et 216 pour 1768. 60 livres donné  au Mr. son fils gagé depuis le mois de septembre 1768 à raison de 15 livres par mois." Aucune raison n'est stipulée mais l'on peut supposer un soutien mutuel : le père réduit sa charge pour assurer une sécurité à son fils encore jeune, afin qu'il puisse commencer à être reconnu officiellement et financièrement. En contrepartie, le père voit donc ses gages diminuer en conséquence.

• 1772 : À 26 ans, Pierre-Charles BOULLAY est mentionné dans les comptes comme « organiste », aux mêmes gages que son père (180 livres par an). Le fait qu'un père soit soutenu et relayé par ses enfants n'est pas une exception sur le sol du Nord Bretagne puisque c'est déjà le cas avec la famille COURTIN où le père Pierre COURTIN est aidé dans ses différents postes par son fils Joseph COURTIN, sa fille Marie-Jacquette COURTIN et son gendre BONVILLE. Sachant que le père et le fils perçoivent la même somme d'argent, il est fort probable qu'ils se répartissent la fonction d'organiste.

• 1778, 1779, 1780 : Le jeune organiste voit ses gages s'accroître considérablement, environ 1,5 fois plus qu'auparavant, passant de 180 livres à 312 livres. Le chapitre doit être satisfait de ses prestations.

• 13 novembre 1780, Tréguier : Pierre Charles BOULLAY, organiste de la cathédrale, assiste au mariage de Guy GUILLOU musicien aussi à la cathédrale. Il signe "Boullay fils".

• 24 juin 1785, Tréguier : Lors de l’inhumation de son père, à St-Vincent, Pierre-Charles BOULLAY signe "maître de musique et organiste". Dans cette charge de Maître aussi, la transition s’était sans doute faite antérieurement sans qu’elle ait été, à notre connaissance, mentionnée dans les registres du chapitre. De même pour la charge d’administrateur de la psallette (voir au 15 janvier 1788).

• 15 janvier 1788, Tréguier : Après avoir fait des sommations respectueuses à sa mère, Pierre BOULLAY épouse Marie-Josèphe Milon à Tréguier-St-Vincent. L'acte de mariage le désigne ainsi : "Pierre Charles Boullay, maître de musique et organiste de la cathédrale de Tréguier, économe de la psallette, fils majeur d’honorable homme feu Pierre François Boullay ancien maître de musique, organiste de la même église, et économe de la même psallette". Les nouveaux époux reconnaissent un garçon antérieurement "né de leur fait". Ils auront ensuite deux filles : l'une en 1789 et l'autre en 1791.

1790, Tréguier : Pierre Charles BOULLAY est toujours maître de musique et organiste à la cathédrale de Tréguier. Le corps de musique de Saint-Tugdual comprend alors deux serpents, François-Ignace LE GORREC et son fils François Isaac LE GORREC, trois "musiciens" (François LE CORRE, Guy LE GUILLOU (celui-ci chantant la haute-contre) et Yves LE QUÉMENT), ainsi que le "premier chantre" Yves LE GOFF et le "second chantre" Guillaume LE CUN.

• 26 septembre 1791, Plouguiel : En déplacement à Plouguiel, Pierre Charles BOULLAY est "mort subitement" en dehors du "lieu de sa résidence" à l’âge de 47 ans. Était-il encore l'"organiste" de la cathédrale constitutionnelle de Tréguier comme à la naissance de sa dernière fille le 26 février de la même année ?

 Mise à jour : 17 octobre 2017

Sources
F-Ad22/ 2 G 447 ; F-Ad22/ BMS St-Sébastien de Tréguier ; F-Ad22/ BMS St-Vincent ; F-Ad22/ BMS Tréguier ; F-Ad22/ état civil en ligne
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1785 ca  / 1791-9
Lieux :  Cathédrale Saint-Tugdual (TRÉGUIER)  
Fonction :  organiste (Église)  ;  maître de chapelle / maître de musique (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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