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BERTON, Thomas Claude Ferdinand (1737-1803)

BERTON, Thomas Claude Ferdinand (1737-1803)

État civil
NOM : BERTON     Prénom(s) : Thomas Claude Ferdinand     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : BERTHON
Date(s) : 1737-6-14  / 1803-12-5 
Notes biographiques

Thomas-Claude-Ferdinand BERTON naît à Beauvais. Baignant dans le milieu de la musique (par son père et son parrain), il reçoit une formation à Paris et fait carrière à Poitiers. Il est maître de musique de Saint-Hilaire-le-Grand pendant un quart de siècle.

• 14 juin 1737, Beauvais [en Beauvaisis] : Du mariage de Pierre BERTON, musicien de la cathédrale de Beauvais, et de Poncette Macquart, naît Thomas Claude Ferdinand BERTON. De son parrain, Thomas-Claude ROULLEAU, maître de musique de la cathédrale de Beauvais, et de sa marraine, Anne-Claude-Ferdinande de Thun, épouse du receveur de l'Évêché, l'enfant hérite ses trois prénoms.

• [Vers 1744-45]-1752, Beauvais : Bien qu'aucun document ne permette actuellement de l'affirmer, il est très probable que Thomas BERTON ait été enfant de chœur à la cathédrale. La date approximative de son entrée à la psallette de Beauvais est évaluée en fonction de l'âge moyen auquel les enfants intègrent généralement les maîtrises.

• 20 mars 1752, Paris : Âgé de 14 ans, Thomas-Claude-Ferdinand BERTON est reçu enfant de chœur aux Saints-Innocents pour trois ans. Il a donc nécessairement déjà commencé sa formation ailleurs. Il est dit fils d'un “musicien de notre église“, ce qui indique que son père a changé de poste entre temps. Il y a de fortes chances qu'il ait été transféré à la maîtrise des Saints-Innocents de Paris en même temps que son père intégrait le chœur de cette église.

• [Vers 1756], Poitiers : Thomas-Claude BERTON, clerc du diocèse de Beauvais, succède à Pierre Léonard BRIER au poste de maître de musique de la collégiale Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers. Il est titularisé le 28 juin 1763 "à condition qu’il demeurera dans l’état ecclésiastique".

• 19 août 1761, Poitiers : Il est le parrain de Marie-Magdelaine Guérin, fille d'Alexandre GUÉRIN, l'un des musiciens de la collégiale. Marie-Anne Berton, probablement une sœur ou une cousine du maître de musique, est la marraine.

• 25 mai 1762, Poitiers : BERTON est présent et signe au mariage de "Monsieur Joseph Louis Charles LE MERCIER, garçon majeur, Maître de Musique de l'église royalle séculière et collégiale de Ste Radegonde" avec Marie-Louise Laurendeau dans l'église paroissiale Saint-Michel.

• 9 janvier 1764, Poitiers : Il est témoin, avec Louis LEMERCIER, au mariage de Michel-René LEVAYER, musicien de Sainte-Radegonde, avec la fille de Nicolas MARCOUX, mort en 1761, qui était lui aussi chantre musicien de Sainte-Radegonde.

• 22 janvier 1765, Poitiers : Le chapitre de Saint-Hilaire accorde sa "permission au Sr BERTON de se retirer au séminaire pour se préparer à prendre les ordres sacrés". Il se prépare donc à devenir prêtre.

Chaque année, il reçoit une gratification importante liée à la musique des fêtes de Saint-Hilaire, d'une part pour les musiciens supplémentaires qui y sont venus chanter, d'autre part pour "le chant de l’office qu’il a composé". Il forme successivement de nombreux enfants de chœur dont Jacques MERY, René COINDON, Jean Louis DION ou encore les frères Pierre-Louis et François DELAURIÈRE...

• 17  janvier 1783, Poitiers : "Ayant exercé pendant 26 ans", Thomas-Claude BERTON sollicite sa mise à la retraite, que lui accordent les chanoines de Saint-Hilaire. Il touchera 200 livres par an à partir de la saint Jean prochaine. Conjointement avec son beau-frère le chanteur haute-contre François POULAIN, il conserve la jouissance d'une maison canoniale dont le bail lui est renouvelé en mai 1784.
 
• 25 octobre 1790, Poitiers : Thomas-Claude BERTON déclare les bénéfices, pension et émoluments dont il jouit comme ecclésiastique. Il demeure 307 rue de la Tranchée, paroisse Sainte-Triaise. Il est pensionné de 200 livres par le chapitre Saint-Hilaire en tant qu'ancien maître de musique.
Il possède dans la même église "une chapelle vicariale appelée vulgairement la seconde chapelle de Cota alba Tunique blanche à la nomination du sous-chantre [de Saint-Hilaire]". Elle lui rapporte environ 300 livres pour une messe par mois et 37 livres de décimes.
En tant qu'un des neuf chapelains et bacheliers de Saint-Hilaire, son droit aux messes et ses assistances aux fondations lui rapporte 350 livres.
Il possède également une chapelle à patronage laïc sous l'invocation de Notre-Dame de Marsay, dans la paroisse de Poligny en Mirbalay (sénéchaussée de Saumur) qui lui rapporte environ 750 livres. Il touche des loyers de maisons, un fermage d’une métairie à Mirebeau, dîmes … le total monte à 1618 livres par an. De tout cela, il ressort que sa pension de 200 livres n’était qu’une toute petite part d’un train de vie très confortable.

• An 6 et an 7, Poitiers : Thomas-Claude-Ferdinand BERTON demeure toujours à Poitiers (section du Parc) et réitère son serment de fidélité à la République.

• 13 frimaire an XII [5 décembre 1803], Poitiers : Thomas-Claude-Ferdinand BERTON, qui est dit âgé de 60 ans, meurt. Il en a en réalité 66. Il s'agit pourtant bien du même homme.

Mise à jour : 7 mai 2016

Sources
Ad86 / L 235 ; Ad86/ NMD Poitiers ; F-Ad 86/ L 257 ; F-Ad60/ BMS ND de la Basse Œuvre ; F-Ad60/ G 2471 ; F-Ad86 / BMS Saint-Hilaire ; F-Ad86/ 5MI1086 ; F-Ad86/ BMS Poitiers ; F-Ad86/ BMS Poitiers, Saint-Hilaire-entre-les-églises ; F-Ad86/ BMS Saint-Hilaire ; F-Ad86/ G 567 ; F-Ad86/ G 569 ; F-Ad86/ L 235 ; F-Ad89/ BMS St-Michel de Poitiers ; P. Rambaud, Notes et documents sur les artistes en Poitou..., 1920. ; Ph. Lescat, Le recrutement des maîtrises parisiennes…, Maîtrises & Chapelles, 2003, p. 109

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